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Merina et côtiers….

23 juin 2009

Depuis quelques mois, les partisans de Marc Ravalomanana ne sont vraiment visibles qu’à Antananarivo et à Antsirabe. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela : poids des entreprises du groupe Tiko, inquiétude de ses partenaires et fournisseurs (dont les paysans), meilleurs circuits d’information des légalistes etc. Mais il est également possible que les autres régions se désintéressent de cette bataille politique entre le Calife et l’Iznogoud de service. La situation aurait sans doute été différente si Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina n’étaient du même groupe ethnique. En effet, le fait d’être tous deux Merina empêche (pour le moment) le conflit de prendre des proportions encore plus dramatiques.

De temps à autre, on voit cependant des réactions un peu étranges. Ainsi, quand des rumeurs se propagent sur un remplacement de Monja Roindefo au poste de Premier ministre de la transition, les originaires du « Grand Sud » se lèvent comme un seul homme pour avertir qu’il était hors de question que leur « compatriote » soit limogé. Les habitants de la région dont vient Benja Razafimahaleo se prépareraient également à faire le même genre de déclaration face aux rumeurs de limogeage du Ministre des finances. Il est donc courant de voir les politiciens malgaches agiter la solidarité ethnique de leurs régions pour s’accrocher à leur poste. « L’entretien d’un volet de conflits ethnicisés a en fait pour enjeu le pouvoir sur le pays, la distribution des rentes étatiques, la disposition de populations dociles comme force pour la conquête et le maintien du pouvoir » expose l’universitaire Jeanine Ramamonjisoa en 2002 (MADAGASCAR-TRIBUNE, Madagascar : des pseudos ethnies, 12 février 2002).

Une dichotomie artificielle

Refuser de parler du fait ethnique en tant que problème, ou encore nier l’existence de ce paramètre pour analyser et comprendre la politique à Madagascar, ne peut que mener à de graves erreurs d’appréciation. Car, même si la majorité des malgaches le nieront hypocritement, dans la considération ou le respect qu’ils vont accorder à un compatriote, ils vont très certainement utiliser le filtre de l’ethnie ou de la caste. La population malgache est répartie selon les ethnologues en 18 groupes ethniques. Mais pour simplifier, le vocabulaire usuel a réduit la population en deux groupes qui se veulent bien distincts : les Merina et les Côtiers. Cette séparation en deux groupes est déjà en elle-même ridicule, tant la diversité de la population dépasse cette dichotomie artificielle. Le Merina considèrera pourtant comme un côtier le Bara de Sakaraha, qui n’aura peut-être pourtant jamais vu la mer de sa vie.

Jeanine Ramamonjisoa explique : « L’opposition gens des Hautes Terres / populations “côtières”, soigneusement entretenue par la colonisation et adoptée par tous ceux qui ont intériorisé les schémas mentaux coloniaux, recouvre en fait une situation de développement inégal entre les deux ensembles de population opposés pour les besoins de la cause tribaliste (…) La question ethnique, en empêchant que soient abordés les vrais problèmes (santé, développement économique, démocratie, culture) a été véritablement, dans cette mesure, un obstacle au développement du pays ».  (MADAGASCAR-TRIBUNE, Madagascar : des pseudos ethnies, 12 février 2002).

Effectivement, le clivage est réel, mais en considérant le sujet comme tabou, on n’a jamais essayé d’admettre qu’il fallait y trouver une solution. Car pour que les Malgaches apprennent à vivre ensemble, il y a certaines choses qu’il faut dépasser, et cela passe obligatoirement par l’éducation. Or, le problème est que les préjugés tendancieux se perpétuent de génération en génération, à travers des expressions et des schémas qui passent de bouche à oreille, sans passer par le cerveau. Dans ces conditions, comment s’étonner que des problèmes à base ethnique réapparaissent périodiquement ?

Lors des crises politiques, des attaques ciblent souvent les originaires des hauts-plateaux (Merina et Betsileo). On a vu cela en 1972, en 1991 et en 2002 dans des villes comme Toamasina, Antsiranana (ou Nosy Be en 2002). Ce passé et ce passif entretiennent une méfiance mutuelle. Celle-ci s’ajoute au legs déjà lourd des clivages laissés par les conquêtes territoriales et la traite des esclaves à l’époque de la Royauté, mais aussi entretenus savamment par les Français pour asseoir leur colonisation.

De même, à chaque fois qu’un conflit politique majeur apparait dans la Grande Ile, on a vu apparaitre des associations se réclamant « des cinq faritany » (à l’époque ou la subdivision était encore en faritany – province) : entendre par là, toutes les provinces, sauf celle d’Antananarivo. En 1972, on a eu le fameux tract du « Collectif antigrève des six provinces à part Tananarive-ville ». En 1991 et 2002, on a eu vu l’émergence du « Collectif des officiers des cinq faritany » ou de « l’Amicale des cadres des cinq faritany » etc. C’est donc sur ce genre de manipulation que se sont greffées les rancœurs d’antan.

Didier Ratsiraka a sans doute été celui qui a le plus surfé sur les paramètres ethniques pour s’accrocher au pouvoir. Il n’est donc pas étonnant que ce soit au crépuscule de son régime en 1991 que le fédéralisme a fait son apparition pour tenter de circonscrire la fronde qui voulait l’emporter à la seule ville d’Antananarivo. L’isolement d’Antananarivo se fera d’ailleurs aussi bien en 1991 qu’en 2002, à travers des barrages sur les routes nationales érigés par ses partisans.

Au début de son mouvement d’insurrection, Andry Rajoelina a beaucoup insisté sur le respect et l’estime qu’il accordait à l’équilibre ethnique dans la composition de son équipe. Une manière de plus de diaboliser Marc Ravalomanana en animant une perception de merino-centrisme que l’on prêtait au Président de la République, semble-t-il pourtant à tort. 

Asymétrie entre la Capitale et les provinces

Il faut reconnaitre que sous la colonisation, et même durant la première République, certaines régions comme celles d’Antananarivo ou de Fianarantsoa ont été favorisées par le système éducatif. Cela est vrai pour les lycées, et surtout par le biais de l’Université de Madagascar qui était située à Antananarivo. Ce système centralisé hérité de la Colonisation créera une asymétrie entre Antananarivo et les provinces, ce qui privilégiait les habitants de la Capitale, et donc, surtout les personnes qui en étaient originaires.

Ainsi, la proportion de personnes instruites dans certaines zones était supérieure à celle dans d’autres régions. Cette inégalité de chance d’accès à l’instruction allait se ressentir dans la formation de ce qu’on appelle pompeusement « les élites », aussi bien dans le domaine politique, économique, qu’intellectuel. Conscient de cette situation, Philibert Tsiranana et des leaders non-Merina créeront en 1946 le Parti des déshérités de Madagascar (PADESM). D’une part, pour renforcer la présence des « Côtiers » au sein de l’élite instruite (sur 198 étudiants malgaches en France, on ne compte que 17 côtiers à cette époque), mais aussi afin de s’opposer aux revendications indépendantistes du MDRM, non pas parce qu’ils sont contre l’Indépendance, mais dans la crainte qu’un retour de l’Indépendance trop précipité ne favorise un retour du pouvoir aux mains des Merina.

Philibert Tsiranana et Didier Ratsiraka tenteront chacun à leur façon de réduire la disparité dans la formation des élites du pays. Les résultats seront mitigés, car si la démarche partait d’un bon sentiment (rééquilibrage des chances entre la population), ses effets pervers ont continué à alimenter les clivages, les rancœurs et les dérapages. En appliquant un système de quota dans des domaines aussi divers que la composition de l’équipe nationale de football, les examens d’entrée à l’Académie militaire ou le recrutement du personnel navigant d’Air Madagascar, la Seconde République a œuvré pour que le paramètre ethnique soit plus important que le mérite.

Avant 2002, il y a un handicap d’importance pour les politiciens originaires des hauts-plateaux : le mythe créé et savamment diffusé depuis les premières années de l’Indépendance qu’ils ne pourraient jamais être élu Président de Madagascar, car ils se trouveraient immanquablement face à un barrage appelé « le front côtier » ou la « cause côtière », nom donné à une ligne de front que les originaires des régions côtières monteraient pour empêcher son élection en dépit de tous les clivages politiques qui pourraient les diviser. Parlant de Marc Ravalomanana, Pierre Tsiranana, chef politique de la région de Mahajanga, avouera d’ailleurs lors de la crise de 2002 que c’est l’origine ethnique de Marc Ravalomanana qui gène les côtiers : « Je le dis ici, sans ambages : ces gens-là ne veulent pas que Marc Ravalomanana accède au pouvoir parce qu’il est Merina » (MADAGASCAR-TRIBUNE, Pierre Tsiranana : Franc-parler, 6 février 2002). Malgré le caractère détestable du coup d’État qu’il a perpétré en Février 2002, il faut cependant reconnaitre à Marc Ravalomanana le tour de force d’avoir dépassé les habituels clivages ethniques. Malheureusement pour lui, cette union sacrée n’a pas duré.

 Si on pose un regard qui se voudrait constructif sur l’avenir, Madagascar devra donc se reconstruire en tenant compte du processus éducatif qui permettra aux Malgaches de mieux vivre ensemble, et dépasser les erreurs et les rancœurs du passé. Il ne s’agit pas seulement de philosophie ou de morale, mais également et surtout d’économie et d’administration publique. Car la décentralisation bancale, qu’il s’agisse de l’autorité ou du budget, ne peut que perpétuer les animosités et les frustrations qui creusent le sillon des futures crises politiques. Sans doute cette réflexion a-t-elle sa place au moment où Madagascar va fêter le 49ème anniversaire de son retour à l’Indépendance, dans le contexte bien triste d’un coup d’État qui prend racine.

37 Commentaires laisser un →
  1. mariarivelo permalien
    23 juin 2009 3:21

    Réflexions interessantes! Ampiana kely fotsiny: raha mitohy ny fandefasana mpianatra malagasy isaky ny faritra hianatra any ivelan’i Madagasikara, tahaka ny tamin’ny 2004 sy 2008 dia ho levona mora foana io fomba fijery mikasika ny maha ” tanindrana sy merina” io.Samy manana ny manam-pahaizany avokoa ny faritra rehetra fa tsy ny zanaky ny mahitahita sy mpanam-bola ihany no afaka mandranto fianarana any ivelany.

  2. ratiarivelo permalien
    23 juin 2009 9:50

    DOMMAGE!!!

  3. Costa permalien
    23 juin 2009 12:38  

    Cet article m’a beaucoup éclairé sur Madagascar et je vous en remercie. Maie me pose la question : la décentraliation est elle possible et souhaitable à Madagascar et à quelles conditions. Merci d informer un français soucieux de mieux comprendre la situation et qui a honte de l’ingérence à peine déguisée de la France.

    • 15 février 2012 7:04  

      bonsoir
      j’ai vecu plusieurs annees a Dago je suis Francais, et je n’ai pas honte de ce que la france
      a laissee comme infrastructure et comme administration aux malgaches, c’est a eux de pereniser tout cela et faire avancer les choses,ils ont presque tout pour bien faire, savez-vous que lorsque vous ouvrez le who’s who Malgache vous y trouvez les meilleurs diplomes de toute l’afrique, seulement les Malgaches sont atteint par le syndrome Argentins, a savoir que tous ces diplomes refuse d’aller travailler en provience la ou le pays a besoin d’eux, alors bien sur cela est surement culturel les ( fady ) sont certainement
      pour quelque choses dans cette histoire, mais la realite est bien la.
      et puis la petite nomenklatura de tana vis tellement bien comme cela … ..
      meilleures salutations

      Bastradieg

  4. Citoyenne malgache permalien
    23 juin 2009 2:23  

    Pourquoi ne pas oser en parler ? Je voudrais pouvoir dire que je suis merina, sans que ce soit perçu comme un signe de supériorité ou comme une tare.

    A part la langue malgache de base qui nous réunit et nos points communs sur le riz, les zébus et les feux de brousse…la différence existe, dans le faciès, dans les traditions, dans les dialectes, et dans les niveaux de développement. Cette diversité devrait nous enrichir et non pas nous diviser.

    Ayant du aller dans des zones reculées pour des raisons professionnelles, je n’ai jamais eu à essuyer un affront de la part de mes compatriotes tanala, betsileo, sakalava ou tsimihety. Malgré le fait que ma non compréhension du dialecte local posait souvent des problèmes de communication. Mais j’ai toujours respecté les lieux qui sont fady merina, fady tongolo, fady kisoa ou fady tout court.

    Les rivalités commencent quand il s’agit de défendre un intérêt professionnel, économique ou politique. Et il est vraiment déplorable qu’on utilise toujours cet argument ethnique à chaque fois qu’il y a un politichien qui n’est pas content. Et ce sont toujours les merina qui en bavent.

    Quant aux rivalités professionnelles, les gens de Tana ont eu une avance en matière d’éducation. Soit. Mais il n’y avait pas que les merina qui en ont profité. Pourquoi donc tous ces non-merina qui sont sortis des universités ne sont pas revenus chez eux pour booster le développement de leur région, au lieu de contribuer encore plus au développement de la capitale ? Il ne faut pas tout mettre sur le dos des merina…

    Il faudrait aussi qu’on coupe avec cette habitude de parler de côtiers, en opposition aux merina : il n’y a pas 2 ethnies à Mada, il n’y en a pas 18, il y en a beaucoup plus, et il faut d’abord que chaque tribu soit fier de son identité.

    • Iarivo permalien
      28 février 2010 6:12  

      Bien parlé, je partage entièrement votre résonnement.

      Il est nécessaire de l’affirmer encore plus fort, par l’éducation dans les établissements scolaires en particulier, mais aussi dans les différents médias, par la multiplication des échanges socioculturelles multiethniques et, pourquoi pas, économiques…

      Toute l’origine de cette opposition merina-côtiers vient de l’époque coloniale et de la volonté du Général Galliéni de « diviser pour régner » mais il y a la réalité historique, précoloniale, qui nous démontre tout le contraire.
      Et c’est là, pour Madagascar, un atout primordial qu’il nous faut diffuser le plus largement possible.

  5. 23 juin 2009 2:58  

    Ndimby occulte (volontairement?) beaucoup des points qui auraient été utiles pour bien comprendre ce “problème” (puisque c’en est bien un):
    1. Avant Pierre TSIRANANA, Norbert Lala Rtasirahonana a bien dit: “Je retire ma candidature afin de permettre à un Merina de gagner l’élection. Je soutiendrai Ravalomanana (qui est un Merina).
    2. Manandafy (conseiller spécial de Ravalomanana) a dit en 2004: Le régime de Ravalomanana est un pouvoir Merina. Qui s’appuie sur la compétence (?!?).
    3. Ny Hasina Andriamanjato a dit en 2005: En tant que Merina c’est mon devoir de défendre le pouvoir Merina”.

    Bref, c’est une question qui est encore en suspension. Donc, pas encore finie car pas encore traitée. L’avènement du pouvoir de Ra8 et la HAT de Andry ont suffisamment démontré la “foruberie” des Tsalo (Merina raciste) avec leur “élitismes discriminants” ET également le mise en exergue (avec une certaine exagération sadique) “le larbinisme” des côtiers ainsi que “la corruptibilité aigue” des “élites côtières”.

    Pire, l’analyse (du moins le commentaire) de Ndimby (comme pour tous les autres) élague “la période coloniale-ante” mais part, volontairement (mais faux) de la période coloniale pour expliquer “non pas le clivage côtier/Merina” mais le malaise qu’il incarne.

    Nous aurons l’occasion d’en parler dans un futur très proche.

  6. Rama permalien
    23 juin 2009 4:14  

    comme on dit en Malagasy: “rehefa miondritrika iray ihany fa rehefa mitraka dia samy manana ny lohany”. autrement dit, quand Madagascar fait face à un problème, les Malagasy se lèvent du même pied, mais pour la “vie quotidienne”, chaque entité, chaque clan, chaque famille a sa propre option.
    Ces derniers mois, c’est pas vraiment ce qui s’est passé. Or, nous avons besoin d’un homme comme Ravalomanana pour faire un contre-poids face à la mondialisation. Qui de nos fameux opérateurs (à part lui) peut y tenir tête? PERSONNE

    • TYKA permalien
      20 septembre 2010 1:59

      <Rama: je suis d'accord avec ce que tu à écris! étant la nièce de Domenichinni (Ambohimalaza) ,je vient d'ambohimalaza comme lui et il trouve que Domenichinni est mon oncle de très proche, et j'adhère à vos réponse concernant "les Merina et les cotiers",cependant,je ne puis commenter que très peu sur les articles concernant ceux qui se passe en ce moment, cer j'ai déjà reçu des avertissement sur facebook. Je suis mérina, et je ne descend pas que d' Ambohimalaza,mais je descend d'Ambohimanga aussi.

  7. tour des horizons permalien
    23 juin 2009 4:59  

    C’est un thème qui ne mérite pas d’être soulevé et sous aucun prétexte.
    La population n’a rien à y voir.
    Seuls les politiciens ont l’audace de le mettre sur le plateau comme dernière carte au moment où on peut en profiter.

  8. 23 juin 2009 7:57  

    Merina et Côtiers…
    ….mais aussi les descendants des créoles et autres descendants de personnes déplacées(bagnards libérés, main-d’oeuvre en tout genre) par la France colonialiste pour accentuer encore plus “le diviser pour régner”. Avez-vous déjà vu un chinois ou un indien ou vietnamien ou encore un quelconque réunionnais l’”angady” à la main? De nos jours certains Malagasy les appellent encore vazaha(misaotra vazaha,…) et témoignent même un certain respect révérencieux envers eux comme s’ils les intimidaient.
    Ceci dit l’article de Mr Ndimby est remarquable de profondeur comme à chaque fois qu’il nous a l’honneur de pouvoir le lire. Mon espoir est donc d’apporter un peu de valeur ajoutée à ce qu’il écrit. En effet comme une véritable 19 ème tribu cette frange d’habitants de Mada a joué et joue encore d’instruments d’union ou division suivant le sens du vent. Ce qui est sûr c’est que pendant la période coloniale cette frange avait plus de considération aux yeux de la France donc obtenait son aide pour mieux réussir dans la vie. La France lui accordait les crédits contre divers services essentiellement de renseignements et économiques (collectes de produits agricoles et autres,…) Forte de ces aides et de l’estime de la France pour cela, cette frange ne cessait de se prévaloir aux yeux des Malagasy, pour finalement les asservir économiqument politiquement et socialement…Sonnent encore à mes oreilles diverses histoires de ces Malagasy habitant certaines régions où les karanas ou chinois ou encore réunionnais detenant le commerce d’épiceries marquaient dans leurs carnets les marchandises que les Malagasy achetaient à crédit; mais faute d’argent et pire endettés pour des années entières et des fois meme jusqu’à leurs enfants…pour rembourser. Que pensez-vous alors qu’il arrivât?…quand on ne sait ni lire ni écrire comment additionner ces chiffres notés dans le carnet des vazahas ???
    Les enfants de cette frange privilégiée par le système économique de la France coloniale vont jusqu’en France pour étudier,… et si l’histoire n’avait pas ou rien changé!!!
    Lavenir pourrait-il aussi changer cela…je pense que l’instrumentalisation de “Merina contre Côtiers”, arme de division fatale cachait cette réalité de la vie des paysans toutes les régions de l’île subissant le joug et dicta de cette 19 ème tribu importé et béni par la france coloniale.
    Je n’ai toujours pas d’autre qualité que l’amour voué à Madagasikara, ainsi est ennemi de Madagasikara tous ceux qui ont cassé, détruit, opprimé les Malagasy, les biens, les entreprises, les commerces non seulement à Antananarivo mais dans d’autres endroits…Après tant de luttes: Menalamba, VVS, JINA, MDRM, rurant la colonisation et… ces luttes 1971, 1972, 1991,…et autres quels malheur d’en arriver là!!!
    Même si l’article de Mr Ndimby ne donne comme à son habitude qu’un aspect de notre histoire dans une neutralité bienveillante, il n’est pas ,par mes propos un peu directs, déformé mais j’espère complété.

  9. 4AMS permalien
    23 juin 2009 11:18  

    Meme entre les merina il y a aussi des differences, les ngita et les tso-bola. Stupide stupide, cancer laisse par les colons, et surtout par les malgaches eux memes. C’est une maladie des pays du tiers-monde, on en verra tjrs, et le pire est que le tribalisme tue plus que le racisme (voir Rwanda). Il m’est arrive de cotoyer des gens de differents pays, et partout c’est la meme chose. Chez les guyaneses, le pouvoir a ete pris par ceux qu’ils appelent les negro, et vous pouvez tous imaginer la haine qui regne entre ces negro et les guyanes de descendance karana. C’est presque la meme chose chez nous. et encore une fois je dis que c’est une honte pour moi d’etre malgache quand dans mon pays on fait la chasse aux karana ou aux vazaha ou cotiers ou merina. Il est temps pour nous d’apprendre. Nous sommes aux 21 eme siecle ou le miracle OBama s’est produit,

    • Iarivo permalien
      28 février 2010 7:02  

      La Guyane n’est qu’une pure création de la colonisation française (ou britannique en Guyana, néerlandaise en Surinam) qui a permis le transfert et l’installation de population africaine, indienne, européenne, et même indochinoise, … (c’est le principe de base même de la colonisation) totalement étrangère à cette portion de terre de l’Amérique du sud.
      Les véritables populations légitimes, les autochtones amérindiens, ont été totalement mises à l’écart de la vie politique, sociale, culturelle et économique de ce pays, à défaut d’avoir été totalement assimilé à la culture dominante (donc déculturation !)
      Alors, les conflits entre “négro et guyanais de descendance karana” me paraissent totalement marginal et sans intérêt dans le contexte actuel, ce serait comme si nous nous préoccupions des conflits entre “karana” et “sinoa” à Madagascar comme étant un problème de premier ordre !

      De quel miracle Obama parlez-vous ?

      Peut-être son élection à la Présidence des États-Unis d’Amérique, mais cela n’a été possible que :
      - parce que Barack Obama n’est pas un descendant d’esclave noir américain comme l’avait été le Dr Martin Luther King ou le pasteur Jesse Jackson (plusieurs fois candidat malheureux aux présidentielles à cause de ses origines de fils d’esclaves)
      - parce qu’il n’est pas noir du fait de sa mère, ni américain d’origine du fait de son père.

      Son élection ne doit pas être comprise comme une victoire de ses idées politiques, de ses origines, ou de ses éventuelles compétences, mais comme celui d’un rejet de ce que représentait Georges Bush.

      Ce qui est regrettable, c’est que la majorité des américains ont préféré choisir un homme « étranger » de confession musulmane comme Président plutôt qu’une « femme » qui avait pourtant plus de compétence et d’expérience mais faisait partie du sexe « faible »

      Le machisme a encore une nouvelle fois triomphé !

  10. mpitazana permalien
    24 juin 2009 12:23

    Cette histoire de tribale et d’ethnie est typique politico-coloniale française pour diviser et régner.C’est une bombe atomique dans tous les pays colonisés voir en Afriques et Madagascar:les guerres tribales sporadiques et sans fins

  11. Alidera A.R permalien
    24 juin 2009 1:49

    Le problème soulevé par Ndimby est à la fois simple et complèxe. Il est simple quand on a essayé de voir et d’analyser le problème en remontant l’histoire le plus loin possible. Il devient plus que complèxe quand on ne fait que surfer d’une époque à une autre et de période en période pour donner au final un patch-work d’histoires. Un patch-work qui ne reflète pas toujours la vérité car chacun est libre de concevoir son propre motif de l’histoire.

    Parmi ces motifs, il y en a un qui sert de base et de point de départ, à tort ou à raison, c’est le caractère sanguinaire, conquérant, bélliqueux, fourbe des Merina. C’est dans ce motif simpliste que Madagasikara trouve son origine selon la conception de nos intellectuels… Toujours est-il que dans le caractère psycho-généalogique des Merina, et en observant bien son évolution anthropologique jusqu’ici, il est plus que difficile d’établir la réalité de certains de ces qualificatifs comme quoi ils sont sanguinaires, bélliqueux et encore moins conquérant (qu’ont-ils réellement conquis?)…

    Ainsi, la question qui pourrait résoudre en totalité ou en partie cette guerre éthnique qui ne porte pas son nom, est de se demander d’où vient Madagasikara? comment s’est-il construit?… faire le lien du Madagasikara du passé et celui du présent est nécéssaire pour construire celui de demain. Bien sûr, si Madagasikara a existé et s’il existe toujours. et ça veut dire quoi un Madagasikara qui existe?

    Je tiens à faire quelques précisions, si j’ose dire, sur quelques points de l’histoire :

    1- Que le Padesm n’a jamais été indépendantiste, et qu’il a été créé sous le conseil de la représentation française dans le seul but contrer le MDRM. Mais, quand la France a fait comprendre sa volonté de libérer Madagasikara, la condition posée par le Padesm était de ne pas revenir à la monarchie et que les Merina ne soient nullement à la tête d’un quelconque pouvoir.

    2- La colonisation a bien essayé de se passer des Merina mais qu’elle a du se résoudre à reconsidérer la situation, va savoir pourquoi? Marcel je ne sais plus qui, qui était un gouverneur je crois, l’a mentionné dans son livre.

    3- L’echec de la décentralisation ne peut trouver sa raison que dans des raisons purement culturelles, dans sa traduction de traditions, us et coutume… la conception traditionnelle de l’etat de richesse est, par exemple, totalement différente de la richesse de l’économie de marché. Sans parler du droit coutumier et du droit républicain…

    4- Le problème de l’intégration des karana, sinoa, kiringa… des efforts ont été faits depuis Ranavalona I pour les intégrer. Mais ce sont ces gens même qui ont refusé de s’intégrer en créant leurs propres communautés qui ne se mélangent pas avec les autres. N’est-ce pas Ranavalona I qui avait donné la nationalité malagasy aux yéménites/arabes sous le nom d’Antalaotra? N’est-ca pas Tsiranana qui avait invité et incité les karana de Besalampy/maintirano de se mélanger avec les malagasy pour ne pas être en marge et persécuter par la société? La société malagasy n’est pas aussi fermée, en tout cas “n’était pas”, que l’on croit, comment expliquer alors l’arrivée d’un Domenichinni (Ambohimalaza), de Djiva Kamal ( Ambohitromby et Anosibe Trimoloharano), etc. dans l’aristocratie malagasy?

    La solution et la réponse de tous nos maux se trouvent dans notre propre histoire. Le problème qu’on a toujours eu et qu’on risque de troujours avoir ce sont les lunettes avec lesquelles on la lit et l’interprète.

  12. tour des horizons permalien
    24 juin 2009 5:28

    J’ai passé 45 ans de ma vie dans le sud qu’on croyait être désherité ou cimétière de projet mais j’ai toujours dit que je ne quitte cette région que lorsque j’aurais l’occasion de quitter Mcar et c’est ce qui est arrivé. La population n’a jamais connu cette différence, elle ne demande que le respect, le savoir vivre et l’harmonie;
    Allez rendre visite dans la région d’Androy et dites-moi si vous saviez faire la distinction entre un Merina et Antandroy sur certains individus qui n’ont pas eu l’occasion de ce qu’est Tana, ou bien demandez au Mahafaly ce qu’est un Merina Atsimo. Et dire qu’une XIXè éthnie verrait son jour naître…
    Quand un magnat “Karana” (qui a su intégrer entièrement et ce, loin de sa terre natale)me disait un jour “TANY MISY TANINDRAZANA”, je me demande pourquoi nous avons l’audace de poser ce thème comme origine du mal.

  13. 24 juin 2009 12:13  

    Je réitère que Ndimby n’a fait ici qu’une simple masturbation intellectuelle. Ce qui est dommage.
    Porter “tout le malheur” des malgaches sur la colonisation est un raccourci dangereux car c’est archi-faux. Toute analyse sérieuse sur le problème malgache doit tirer son origine au “canibalisme”(culturel, social, économique et politique envers les populations côtières) du royaume Merina, depuis Radama 1. La colonisation n’est que la suite logique de cette “destruction sociétale”. Occulter ces faits historiques c’est refuser de débattre sérieusement du sujet et, donc, de refuser de voir la ralité en face.

    Merina/côtier est une invention coloniale. Bien sur! Mais cette invention tira sa source dans la vicissitude du Royaume Merina.
    Il faut analyser sérieusement “ce royaume” pour comprendre dans une clarté étonnante les causes du problème de Madagascar contemporain. Cette responsabilité des Hova n’écarte pas celle des élites côtières (avec leur reflexe avilissant) ni celle de la colonie. Toutefois, chercher à comprendre le problème de Madagascar sans tenir compte de la responsabilité de ces 3 entité(royaume – colonisation – élite côtière) est une perte de temps et d’énergie. On ne produira que des résultats deféctueux puisque la “moule intellectuelle” avec laquelle on a façonné le produit est par essence et déjà “défectueuse”. La preuve, cet article de Ndimby.

  14. 24 juin 2009 1:04  

    Je répond à sieur Alidera.

    Pour vous donner quelques pistes sur la corruption de votre analyse:

    1.Radama 1 a été “sacré Roi de Madagascar” par les britaniques alors même qu’il n’a ni conquis ni unifié Madagascar. Nous sommes en 1817. POURQUOI?

    2. Avant les soutiens massifs des Britaniques, Radama n’était que le 3ème des royaumes “considérables” qu’existaient à l’époque à Madagascar. Il y en avait dans les côtes orientales et occidentales.

    3. Radama 1, sans les Britaniques n’avaient aucune chance (militairement parlant, intellectuellement, politiquement..) d’unifier le pays tout entier. A son époque il n’avait pas les moyens de ses ambitions.

    4. Grâce aux Britaniques (appui militaire notamment) Le royaume Hova a pu “cannibaliser” les autres sociétés existantes à Madagascar et ce jusqu’en 1896.

    5.La facilité avec laquelle les Français ont pu mettre en branle la royauté Merina signifie déjà que celle-ci n’a pas eu le soutien entier de la population malgache. POURQUOI?

    6. En 80ans de pouvoir Hova, 1817 -1897, il y avait déjà 200.000 lettrés à Antananarivo, alors que dans les régions côtières (berceau de la culture malgache – par exemple le sorabe…) n’avaits à peine une centaine. EST-CE DONC ADMISSIBLE???

    7. La colonie est venue non pas pour réduire LES MERINAS en esclave comme Radama et ses descendants ont fait des autres mais de casser le Royaume Merina, en tant qu’institution politique, qu’elle a remplacé par la colonie. 90% des malgaches ayant acquis la nationalité française sont des Merina. en 1912, sur les 800 élèves aux lycées des Myrhes à Tanà, 85% sont des Merina. 99% des malgaches ayant émigrés en France (pour les études notamment) sont des Merina. Les côtiers y ont été dans l’armée….

    8. La colonisation s’appuyait sur les Merinas: sur les 20.000 administrateurs malgaches, 80% sont des Merina.

    9. Le Padesm a un objectif clair: Refuser le retour à la monarchie merina. Ce choix n’est pas condamnable en soi. Le Padesm n’accepte comme membre que les Mainty et les côtiers. C’est plus condamnable. MAIS LA QUESTION EST POURQUOI CETTE POSITION RADICALE? Lorsqu’on constate encore actuellement le mépris que certains Merina ont envers les “bas-quartiers”, les “mainty”..LE FAIT même qu’il existe (SEULEMENT EN IMERINA) la hiérarchisation sociale par LA COULEUR DE LA PEAU…..On peut se poser la question sur la responsabilité des Merina pour expliquer, du moins comprendre “l’extremisme” du Padesm.

    10. Le MDRM a beaucoup obtenu de faveur de la part de la colonie. Les membres du MDRM qui ont subit le plus de barbarie se trouve DANS LES COTES ORIENTALES (L’Est de Madagascar). Pourtant, on assimile rarament le MDRM aux côtiers. POURQUOI???? On a beau dire que le MDRM a une base dans toute l’île, POURTANT les intellos Merina surtout, occulte “l’influence jouée” par les côtiers du MDRM.

    11. le parti PDM constitué des bourgeois et commerçant Merina a été contre le MDRM, et a eu comme objectif de RESTER AVEC LA FRANCE….alors qu’on n’en parle presque jamais comme étant un adversaire du MDRM et surtout comme étant des pro-français. POURQUOI?

    12.Tsiranana a libéré les leaders du MDRM emprisonné en France. Pourtant Ra8 a préféré laissé ses adversaires mourir en exil. Si Tsiranana épousait vraiment l’objectif du Padesm du quel il est issu, ou si le Padesm avait un rancoeur tenance (plus que les Hova ont des côtier – Ra8 l’a démontré), Pourquoi est-ce que Tsiranana est allé libérer ces “prétendus adversaires”?

    13. Le drapeau malgache est composé de trois couleurs dont les rouge se trouve en position SUPERIEURE à la verte. Etant conscient de la hiérarchie “supérieur/inférieur”, “Merina/Côtier” des Merinas, gageons que le vert du bas n’a pas été mis là par hasard. Même si l’interprétation a été biaisée très récemment, en donnant à la couleur verte le symbole de “l’éspoir”, c’est douteux de voir qu’on met ainsi “l’espoir” en position inférieur. Alors que le blanc et le rouge est un drapeau du royaume Merina.

    14. Même avec Tsiranana, Andriamnajato et consorts jouaient un rôle clé dans la vie politique malgache. Pareil avec Ratsiraka. Celui-ci s’appuyait sur l’intelligentsia Merina pour gouverner le pays avant que ceux-ci le lâche en 2001 pour un des leurs. Zafy, trop émotif, s’est laissé berné par la cause côtière qui n’a aucun fondement. Ratsirahonana a profité de l’occasion pour s’autoproclammer chef d’Etat.

    15. Même si Tsiranana Pierre évoque la méfiance que le peuple côtier a envers les Merina, laquestion aurait dû être: POURQUOI????? avant d’accuser les côtier de tribaliste.
    Il n’empêche que les VJE, Marson evariste, Pety, Jao Jean, Jaosoa Pascal, etc…des côtiers ont contribué à l’élection de Ra8. Pourtant, certains esprits cherchent à occulter cette évidence. En disant que l’élection de ra8 n’a été l’oeuvre que des seuls “princes” de l’Imerina.

    16. La politique d’exclusion de Ra8 a été exhibée comme étant l’oeuvre du génie des Merina. D’où l’effacement des intellos malgaches durant 7 années durant. On n’a jamais entendu l’analyse éditoriale de Ndimby à cette époque. POURQUOI? Or, ce “génie” a fini par un coup d’Etat, une fuite d’un président de la République en Afrique du Sud, et une demande pressante des forces de mercenaires….Le génie Hova s’est réduit là à sa plus simple expression: l’illusion!

    17. la HAT de Andry TGV ne fait pas mieux. Il fait même pire. Triomphe de la roublardise, triomphe du n’importe quoi, corruption de la constitution….Et cela dans un seul but: Maintenir un Merina au pouvoir. Les Ratsirahonana, Ny Hasina et consorts tirent les ficelles derrirères. Les monja Roindefo ne sont là que pour décorer les chrysanthème.

    18. Les élites côtières sont depuis longtemps le dindon de la farce de l’histoire de Madagascar. Jusqu’à la colonisation, elles ont encore des excuses. Mais depuis l’indépendance, ils étaient responsbales politiques à Madagascar. Mais leurs “larbinismes” ont fait qu’ils ont échoué. Au lieu de chercher la cause de leur “faillite intellectuelle” chez elles, ces pseudo-élites accusent automatiquement les Merinas.
    La cause côtière est la plus grosse connerie de ces élites côtières. Depuis l’indépendance la majorité des députés, sénateurs, maires, SONT DES COTIERS…..Pourquoi dire encore aujourd’hui qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de gouverner le pays et qu’elles cherchent à se partager le gateau.
    Voilà les élites côtières regroupés par la TGV dans la HAT, nommés chef de ceci, chefd e cela, SANS POUVOIR REELS.

    19. Les Merinas croient que les Britaniques vont les aider à contrer la France. Les élites côtières croient que la France les adoubent. Or, aussi bien les merinas que les élites c^^otières NE SONT QUE DES COCUS MAGNIFIQUES que les anglais et français manipulent.

    conclusion: Faison chacun un réexamen de conscience. Les Merina doivent descendre de leur illusion d’être les “meilleurs”, “les supérieurs (Si cela était vrai, cela se saurait, Madagascar n’aurait pas été dans la situation dans laquelle elle se trouve actuellement), qu’ils cessent de produire des “elites discriminantes”; les côtiers doivent sortir de ce statut “victimaire” dans lequel ils s’accomodent et DEVENIR ENFIN responsable.

    Madagascar n’est ni aux merinas, ni aux côtiers seuls. C’est à tous les malgaches. Son développement dépend du génie de tous les malgaches.

    Les français et les anglais ne vont pas penser à notre place. Arrêtons d’être le cocu magnifique. et pensons au pays. D’abord changer notre regard (les Merina méprisent les côtiers; les côtiers se méfient des Merina) les uns envers les autres. Pour cela, il faut reconnaitre chacun nos torts. Réhabiliter notre histoire commune. Il faut que les malgaches arrivent à s’approprier le concept du “donner et du recevoir” chèr à nos illustres intellectuels.

    Et tout cela passe par plusieurs actions dont la principale est “l’éducation”. Une politique d’éducation non “discriminante” mais sincère et nationale.

    • Iarivo permalien
      28 février 2010 7:36  

      Vos remarques sont très objectives même si nous ne les partageons pas toutes.

      Prenons le temps de mieux nous connaître, nous-mêmes et les autres, de réapprendre à vivre ensemble dans le respect des uns et des autres, c’est possible du moment que nous le souhaitons.

      En maintenant ainsi l’ignorance et la non connaissance de notre histoire commune, nous ne faisons que maintenir cette situation conflictuelle merina/côtier.

      Pourtant nous ne formons qu’une seule et même entité socio-culturelle, malayo-polynésienne, décomposée en une vingtaine de sous-entités parce que ayant connu autant d’évolution historique propre à chacune d’entre elle.

  15. Alidera A.R permalien
    24 juin 2009 10:16  

    Rado,

    T’es sûr qu’entre 1897, il y avait déjà 200 000 Merinas? lettrés en plus? je ne demande qu’à te croire…
    Par ailleurs, je t’invite avant tout à considérer juste une question : d’où Madagasikara tire-t-il son origine une fois arrivée sur cette grande île?

    Royaume Merina? je veux bien, surtout quand ses conseillers et ministres sont Sakalava, Sihanaka, Betsileo, Bezanozano ou Anakara Antemoro, etc. Quand on sait que feu Rabarison Aimé est d’origine antemoro par son aïeul Andriamahazonoro, ou les Rahaniraka et Raombana (parmi les prétendants au Trône) sont d’origine Sakalava par Ralala, etc. Et pourtant, ceux là ne sont ni esclaves ni forçats de ton supposé Royaume Merina…

    Merina esclavagistes? pourquoi faire? avaient-ils les frontières maritimes pour en faire des marchandises commerciales? ne me dis pas pour travailler car eux même étaient des travailleurs… touves nous d’autres explications plus convaicantes…

    Pour ce qui est de la colonisation, il n’y a pas de mérite pour Tsiranana d’avoir participé (????) à la libération des prisonniers MDRM sachant que lui même et son mouvement ont participé à maintes reprises à la chasse aux membres du MDRM… Les mêmes qui se sont félicités de leur victoire le 19 Mars 1947 en vantant la grandeur de la mère patrie… Quant au PDM, contrairement au PADESM, ne s’est jamais vanté de rien et n’ont pas essayé de montrer une gloire quelconque d’avoir vendu les siens. N’empêche que depuis l’indépendance, les fils du PDM n’ont jamais cessé de travailler main dans la main avec les fils du Padesm… S’agissant du MDRM, que restait-il du MDRM après 1947? rien!!! certains ont intégré l’akfm, un terrain secret du PDM (et PDS???), sinon le reste a intégré divers partis politiques. Le MDRM n’a jamais oublié ses militants, mais que peut-on dire que c’est le Padesm qui raconte le mérite du MDRM? n’est-ce pas le renard qui adoube la poule ou la chat qui plaide la souris?

    Va au bout de l’histoire, et mets un peu d’objectivité dans ton jugement

  16. 25 juin 2009 1:33  

    Justement ! C’est cela le Royaume Merina : Désigner les côtiers lorsqu’il s’agit de justifier le « cannibalisme » du royaume, mais s’approprier de leur apports si c’est pour de leur propre gloire.

    Cela fait plus d’un siècle que vous nous avez entonné ce discours: Les faits sont pourtant têtus. Les lunettes racistes n’ont toujours pas vu (ou plutôt n’ont toujours pas voulu voir) la barbarie, l’esclavagisme notoire et aigu avec lesquels s’adonnait le royaume Merina. La colonisation n’est qu’un effet de miroir de la même barbarie. En 2009, oser encore défendre voire justifier les forfaits du Royaume, relève non plus d’ordre intellectuel mais clairement d’une dangereuse pathologie.

    Tout raciste ne reconnaît jamais son erreur, surtout lorsqu’il s’agit d’une erreur de jugement raciste. Les contradictions de leurs propos sont pourtant là pour les désavouer : Peut-être que Tsiranana n’avait pas le mérite de libérer le chef du MDRM. C’est votre opinion. La même opinion qui a soutenu le génie de Ravalomanana. La fin, on la connaît tous.

    En matière d’allégeance envers la France, le PDM s’est révélé beaucoup plus « zélétique » que le Padesm. Quant à la haine contre « l’Hégémonie Hova », le padesm n’a pas fait dans les dentelles. Leurs crimes sont condamnables certes, mais que valent ces crimes à côté de ceux qui continuent en commettre encore par le biais de la corruption de l’histoire fondée sur la prétendue « virginité morale et politique » du Royaume qui a fait de « l’idéologie colorielle » sa matrice ?

    Vous pouvez continuer à vociférer contre les « noirs » que vous considérez toujours comme les descendants du PADESM. Cela ne me pose aucun problème. Je ne suis pas l’otage de l’histoire. Je ne suis pas atteint par la maladie du complexe de la race. Je m’efforce de libérer ceux, les sans voix, que vous continuez d’emprisonner dans l’illusion d’une gloire déchue, à travers votre génie de falsifier et de corrompre la vérité. C’est tout ! D’autant plus que vos contradictions confirment mes dires. Je suis heureux de constater que les idéologies que vous avez véhiculées depuis des siècles ont finalement failli. Mais votre « entêtement » ne m’est pas étranger. Freud et Adler l’ont bien analysé et ont proposé quelques remèdes. Ce que nous comptons appliquer très bientôt. Car nous ne pouvons pas vous laisser submerger, éternellement, par une telle souffrance.

    Je n’établis aucun jugement. Je me contente de dire les faits sans me livrer, comme vos congénères ont fait et vous continuez de faire, à une interprétation corrompue de l’histoire et encore moins à sa falsification pour en tirer la gloire d’un ethnocentrisme rétrograde et complexé.

    Je vous demande surtout non pas d’être objectif (car ce sera trop vous demander et je sais que vous n’auriez pas le courage de consentir un tel effort) mais surtout d’être conscient de la stupidité de la thèse que vous continuez à défendre. Observez bien ce qui se passe juste en face de vous, les Etats-Unis ont sauté le pas. Ne soyez pas en retard. Car le monde évolue.

  17. vadiny permalien
    28 juin 2009 7:01  

    Merci d’avoir abordé clairement ce sujet que beaucoup veulent tabou. Surtout, il faut avoir le courage d’en parler, car si on n’en parle pas, nous faisons le lit de la division de cette puissance étrangère qui s’est tant ingéré dans notre problème gasy. Cette pseudo puissance est connue de tous. Si nous ne nous unissons pas, si nous excluons comme l’équipe actuelle exclu, comme ravalo a exclu ses compatriotes des affaires au lieu de les encourager et soutenir, alors, nous serons TOUJOURS perméables aux etrangers qui se fichent pas mal du bien être du peuple gasy. Les paroles de Mandela et d’Obama sont d’Or. Ce n’est pas avec un dj que le pays pourra se construire. ce n’est pas avec un dj otage d’une poignée de militaires qu’on calme en leur octroyant des primes qu’on peut dire que nous avons un dIRIGEANT digne de nôtre grande île. ce n’est pas avec des groupes de personnes fermées au dialogue et prêtent à mettre en prison un président élu par le peuple que notre démocratie avancera. Ce n’est pas avec des ex-présidents de plus de 70 ans et qui regardent toujours de manière nostalgique le “trône” qu’ils ont occupé que nous avancerons. Ce n’est pas avec une attitude trop revancharde qu’il faut traiter les français sous prétexte que leurs présidents successifs soutenaient l’ex-”dictateur”. Il aurait fallu parler, expliquer au peuple les vrais motivations de cette ingérence, sans langue de bois sous prétexte de diplomatie. cela aurait contribué à informer le peuple, car le peuple comprend ou peut comprendre et reconnaitre ses vrais ennemis. L’union fait la force. Aujourd’hui, il n’y a aucun capitaine dans le bateau, et tout peut arriver. Est ce ce que nous voulions ? Est ce bon pour nous ? Quand est ce que nous serons capables de comprendre OU sont NOS VRAIS INTERETS, NOUS, MALAGASY? En réalité, les équipes changent au gré des intérêts de groupes qui ont les moyens de destabiliser . QUI sont ils ? Certainement pas des gasy. nous, nous sommes pauvres, et nous ferons toujours le jeu de ces riches etrangers qui sont malheureusement sur notre sol.
    Nous devons nous unir et dialoguer avec nos soi disant frères ennemis, si nous aimons Madagascar. Vive Madagascar, vive la paix!

  18. lily permalien
    2 juillet 2009 4:25  

    Merci bcp pour les explications, j’éspère qu’il est plus que temps pour tout malgache de se respecter entre tribus, il est plus que temps que les merinas deviennent fiers d’être malgaches et non d’être merinas, de même que les autres qu’on appellait “côtiers” refusent d’être appellés ainsi et soient fiers d’être malgaches tout simplement. Il est grand temps qu’on accepte les mélanges dans les mariages, le métissage ne donne que de beaux enfants et en bonne santé, vous avez voulu l’indépendance alors pourquoi vous restez racistes et divisés entre vous alors que c’est la colonisation qui a profité de vos divisions? et aujourd’hui, c’est honteux d’entendre des merinas se moquer des autres tribus, c’est barbare vous ne trouvez pas de garder de telles mentalités ? si vous voulez que Madagascar avance alors aimez-vous les uns les autres, apprenez déjà à vous connaître, l’exemple de la HAT devrait être retenu quant à la composition ethnique de ce gouvernement, tout en sachant que je ne suis pas du tout pour des putchistes. Je repète : APPRENEZ A VOUS CONNAITRE, AIMEZ VOUS ENTRE VOUS MALGACHES DE TOUTES TRIBUS, sinon vous serez toujours au même statu quo, ACCEPTEZ LES MARIAGES INTERTRIBALES, un peuple unifié vaut plus que plusieurs tribus divisés !

  19. HAJARISOA permalien
    10 juillet 2009 9:36  

    Miarahaba antsika rehetra ary misaotra aminy fanehoankevitra.Ny ahy dia tsotra ihany amin’ity resaka foko sy hoe Merina sy Tanindrana.Isika raha te handroso dia esorina ao anatiny saintsika izany satria izaho tena mahatsapa fa isika malagasy efa tsy manana zavatra hoe valeur commune harovana izany fa samy milaza fa ny tanindrazako dia Tananarive na Mahajanga na Fianarantsoa.Ny tena mapalahelo dia hatraminy filoha hitantana ny firenena avy dia ahitana hoe Merina io na Tanindrana io.Misy fahamarinany ny zavatra voalaza eo amin’io réflexion etsy ambony io fa aoka hipetraka ao antsaintsika fa raha misy foko 18 isika ao Mada dia mety hisy foko tsy fantatra ny hisany any Inde. Fa ny zavatra lazaiko amitsika dia hoe: Tsy homeny Inde anao ary tsy hatakalony ny anao velively ny foko iray ao aminy ka ny angatahiko dia mba aoka ho sarotiny isika aminy tsirairay amintsika. Raha fantatrareo ny tantaran’ilay hoe :OPERATION MOISE izay nataondry zareo Israelianne mba hapodiana ireo zanak’I DAVID mpanjaka avy eny ETHIOPIE dia ho tsampatsika ny valeurn’izany mpiray tanindrazana izany na inona lokony na inona volony na inona fiteniny.Ny zavatra mba hitako hoe anisany zavatra positif amin’ireo Cité universitaire rehetra misy ao Madagascar dia ny fahitana ny olona rehetra ao mada ary afaka ny sakana fa rehefa mifankafatatra ny mpianatra ka mifankatia dia maro ny roso aminy fanambadiana tsy mijery hoe ity avy aiza na avy aiza izany.Ny olana mantsy dia ireo ray amandreny no tena mbola mitana izany @ ilay fanotaniana hoa taranak’iza? avy aiza? andriana ve sa? Ny mahagaga anefa dia lefitry ny sasany ihany na tsy hoe andriana aza rehefa manakatao ilay ilany indrindra fa ilay lehilahy.Ny tena hivoahan’ity resaka foko ity koa dia eo aminy fomba amampanao satria vao tsy mitovy kely na hoe misy tsy mety kely dia tonga dia velona ny hoe: Ireny anie ka merina tsy mahagaga na hoe : ireny anie tanindrana tsy mahagaga.Manentana antsika rehetra indrindra ianareo ray amandreny mba avelao amin’izay ity resaka tsy mampandroso ity.Ny zavatra hitako mantsy dia ireny zavatra ireny no tena tsy mampandroso antsika izany hoe tsy misy ny cohésion sociale ao aminy firenentsika nefa rehefa mijery ny mpianatra malagasy na tanora malagasy dia tena mampiaiky izao tontolo izao ny fahaizantsika.Ny asa vadindrano hono tsy vita raha tsy hifanakonana ary izay mitambatra vato ka izany indrindra no hitenenako eto araka ny lazain’ny razantsika taloha hoe sarotra ny asa fanarenana sy fampandrosona sy ny fialana amin’izany rehetra izany koa aoka samy hiezaka fa marina ilay teny hoe :”Tsy adidiko izaho samy irery fa adidiko, izaho sy ianao” Misaotra antsika rehetra ho samy tahian’i Tompo daholo.

  20. Rama permalien
    20 juillet 2009 5:52  

    UNE DES RARES CHOSES QUE LES FRANçAIS ONT BIEN FAITES A MADA C’EST LA DIVISION ETHNIQUE EN PROVINCES: DIVISER POUR MIEUX Y REGNER. BEAUCOUP D’ENTRE NOUS SONT TOMBES DANS LE PANNEAU.

  21. Rama permalien
    20 juillet 2009 5:53  

    CELA EXISTE PARTOUT MEME ENTRE BRETONS ET PARISIENS!

  22. jess permalien
    7 août 2009 2:29  

    salut! j’aimerai critiquer l’idée de rado en disant que les côtiers étaient sources des crises! je suis côtière moi et moi je trouve plutôt que si les merina étaient conscients de tous ce qui arrive auparavant, ils auraient déja dus être au pouvoir depuis longtemps! et les côtiers sont plus nombreux que vous et sans te mentir les côtiers n’admire pas beaucoup les merina alors c’est pour ça que les côtiers sont toujours au pouvoir

  23. RATSIMANDRESY TIANA permalien
    18 août 2009 12:30  

    Encore ces questions d’ethnicité!! A en croire les commentaires, ceux qui ont soumis leurs opinions ont un certain niveau intellectuel non négligeable pourtant faire de telles déclarations relève de la “primitivité intellectuelle et morale”. Mériter d’être des élites impliquent des changements de comportement et de façon de penser. Pendant que vous vous chamailler sur des détails (“merina”-”côtiers”), les autres pays (occidentaux), sont déjà loin en matière de développement. On remue toujours le passé et on ne regarde que notre petit nombril sans jamais prendre la peine de passer à l’essentiel: le développement du pays. On vit sur un même territoire et on n’est même pas capable de s’entendre! Le passé c’est le passé, tous les ancêtres sont MORTS et ne reviendront pas pour nous “corriger” si on ne “hait” pas les autres ethnies! Il est temps d’apprendre à regarder vers l’avenir et non le passé.

  24. dada far permalien
    26 octobre 2009 12:25

    bon!parlons vrai…Voyons les faits.
    la situation ?
    D’abord ,75% de cotiers et 25% de merinas.
    Ensuite ,un pouvoir politique, economique et culturel entre les mains des merinas.
    Enfin ,une région l’Imerina un peu developpé et le reste du pays délaissé.

    Maintenant précisons.
    qu’est ce qu’un cotier?Qu’est ce qu’un merina?
    un cotier est un malagasy noir , un nègre .
    un merina est un malagasy asiatique.
    (Comble de l’ironie, certains cotiers refusent leur origine africaine…la lecture de F.FANON peut aider a comprendre cette aliénation)
    Quant aux merinas,ils presentent une constante,celle de relier l’histoire humaine et culturelle de l’ile à l’Asie…
    Cette attitude raciste vis a vis de l’Africain noir n’est pas un cas isolé.
    La culture ambiante generale a encore du mal a accepté que l’Afrique soit le berceau de l’Humanité ; et le berceau de la Civilisation ,l’Egypte ,une culture nègre.

    Les merinas,boat people,venus d’Asie pour coloniser l’ile se sont fait bien sur le relais de cette idée aryenne de l’infériorité du noir,pour justifier leur conquete..( n’ayez pas honte ,chers merinas , juifs,arabes,hindous,chinois,europèens vous ont précedés dans le procédé depuis 3500 ans ; relisez bien vos livres religieux…)
    Ainsi, l’histoire de l’ile n’est qu’un des èpisodes de la longue et cruelle histoire de l’homme durant laquelle des peuples se sont vus spolier de leur terre par des envahisseurs…
    Bref,ce litige entre les “cotiers” et les “haut plateaux” est encore vivace .
    Ceux qui veulent l’ignorer sont des irresponsables.
    Un pays ne pourra jamais se developper si subsiste en son sein une discrimination qui concerne la MAJORITE de la population.
    Faisons dans notre conscience le ménage.

    Renouons avec les racines continentales Africaines ,c’est la seule issue de secours et notre histoire naturelle. L’Europe est à 12000km et l’Asie à 6000 km …

    Par ailleurs ,chers merinas,cessons de succomber aux flatteries des hypocrites qui nous disent “plus intelligents que les cotiers “.
    Un de leurs auteurs l’a bien dit : le flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute…(et oui , en attendant,La France nous vampirise..avec notre consentement..)

    Nous, Merinas, nous avons dans ce moment dramatique de l’histoire de l’Ile ,la responsabilité de travailler main dans la main ,de bonne foi,sans complexe de supériorité ,avec les descendants des habitants de bonne volonté du pays qui nous ont accueillis ,il y a un millénaire.
    Afin de sortir du sous developpement mental et enfin meriter le titre de MALAGASY.
    A bon entendeur, salut!

    • Iarivo permalien
      28 février 2010 9:26  

      C’est là toute la conception coloniale de Madagascar et de son histoire avec toute sa série d’imaginaire !

      Arrêtons de servir la cause colonialiste !

      Dada Far, merci de bien vouloir revoir (ou voir) tes livres d’histoire avant d’avancer tous ces non-sens, à moins que tes livres d’histoire soient ceux écrites par ces historiens révisionnistes au service de la colonisation ?

      La langue “malgache”, avec ses différentes variations dialectiques (sakalava, betsileo, tsimihety, antaimorona, etc.), fait partie de la famille des langues malayo-polynésiennes (ou austronésiennes) et non pas africaines !

      A vous suivre et à vous croire, cela signifierait-il que les 80 années d’unification de l’ile par les “merina” étaient largement suffisant à ces derniers pour imposer aux “côtiers” leur langue, mais aussi leur coutume, leur mœurs, leur mode de vie, leur croyance, etc., ????

      Ce serait là un exploit planétaire car même la colonisation française n’a pas réussi à imposer sa propre langue à toute l’ile, n’en parlons pas de ses coutumes, mœurs, modes de vie ou autres croyances !

      De surcroît, des linguistes ont même démontré que le dialecte “sakalava” était plus pur que le dialecte “merina”, par rapport à certaines langues malayo-polynésiennes (ou austronésiennes) d’Indonésie. Incroyable mais vrai !

      N’en parlons pas des différentes analyses génétiques effectuées auprès des populations “sakalava” et qui ont démontré qu’il n’existait aucun lien génétique entre celles-ci et ceux des bantous et autres soudanais.

      Oui, il y a bien eu des influences humaines (les “makoa”), culturelles (“omby” est un mot d’origine bantou) et sociales (l’élevage du zébu) africaines à Madagascar car l’ile ne vivait pas en autarcie, Dieu merci !

      Pour conclure, rappelons-nous que les “kanak” et autres mélanésiens sont de race noire, ont les cheveux frisés MAIS qu’ils ne sont pas des africains et que leur langage font aussi parti, comme le “malgache”, de la famille des langues malayo-polynésiennes (ou austronésiennes).

      La famille des langues malayo-polynésiennes (ou austronésiennes) est multi-raciale, blanche, noire et jaune, ainsi que largement métissée depuis des millénaires…

      Mais où se trouve donc l’erreur ? …

  25. ratefy permalien
    16 février 2010 11:57

    Je crois que pour se faire une idée sur cette question, aussi délicate que récurrente , il faut lire
    les considéraions “Nation malgache? sortir de l’amdbiguïté” publié , si j’ai bonne mémoire, sur le site “mydago”

  26. ratefy permalien
    16 février 2010 6:32  

    UN article publie dans Tribune et qui a sans doute sa place dans ce debat,GRAVE ETN RECURRENT.
    ======================================================================

    La Nation malgache ? Sortir de l’ambigüité !
    Les Accords d’Addis Abeba auront au moins quelques « mérites » :
    - Avoir exhumé de leur exil ou de leur isolement plus ou moins doré les dinosaures qui, depuis plus d’un quart de siècle, ont fait la pluie et le beau temps dans le Pays,
    - Rendu une virginité à ceux qui furent, à une époque, renvoyés par le peuple à leurs « chères études » prouvant ainsi aux yeux du monde que la sagesse et le « fihavanana » malgaches ignorent la rancune historique et ne sont donc pas de vains mots.
    Avec le même « lâche soulagement » qu’éprouvèrent, sans doute, les Français après l’accord de Munich, nous allons nous lancer tête baissée dans une Transition qui élaborera un nouvelle Constitution, finalement la douzième en moins d’un demi -siècle d’indépendance soit, en moyenne, une constitution quadriennale en comptant les réformes partielles et la Charte transitoire du Panorama …
    Prouesse notable qui ne nous vaut certes pas une médaille d’or aux Jeux Olympiques mais qui nous permet d’espérer une inscription au « Livre des Records ».
    Par ces multiples textes « fondamentaux » le pays, comme nous l’avons souligné dans un de nos articles (1), a pu expérimenter tous les régimes constitutionnels connus sans pour autant empêcher :
    - le renversement des pouvoirs, qui se sont succédé, par la rue
    - la mise au pilori de celui qui, quelques années plus tôt, a été l’idole, portée au pinacle par la ferveur populaire, ferveur reconnue « démocratique » par la « Communauté internationale ».
    S’applique ainsi littéralement à Madagascar cette profonde remarque de Karl Marx : « …dans l’Histoire Universelle, les grands faits se produisent, pour ainsi dire deux fois… : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce » (2).
    Pour ne pas avoir soulevé les « problèmes permanents qui fâchent », et pour s’être cantonnés à un consensus strictement juridique, les Accords d’Addis- Abeba n’ont fait que repousser la mise sur le tapis des vrais problèmes et nous réservent, hélas et dans un délai assez bref, une plus que sanglante tragédie.
    Les problèmes qui fâchent de façon permanente
    1- La conscience ethnique prévaut sur le sentiment national :
    Nous laisserons aux historiens le soin de débattre des avatars de la Nation malgache (3) d’autant que, comme le remarquait Benedict Anderson, « Nation, nationalité, nationalisme sont autant de notions notoirement difficiles à définir, a fortiori, à analyser » (4).
    Nous nous bornerons donc à formuler la remarque suivante fondée sur les évènements qui ont bouleversé le pays depuis 1960 :
    -« chaque fois qu’un titulaire du Pouvoir a essayé de mettre en œuvre une mesure susceptible d’instituer « un plus petit commun multiple unificateur » pour les habitants du pays, il s’est heurté à la réaction violente d’un lobby, peu enclin au dialogue.
    Les crises provoquées par la « malgachisation » de l’enseignement sont, à cet égard, plus qu’éloquentes.
    - En 1972, le projet du gouvernement Ratsiraka de malgachiser l’enseignement a provoqué un pogrom anti-merina à Toamasina,
    - En 2006 la hiérarchie catholique a refusé d’appliquer, dans ses établissements scolaires, le projet de malgachisation de l’enseignement projeté (5) par le pouvoir du Président Marc Ravalomanana.
    Ainsi tout projet d’instituer le malgache, langue dont l’unicité, malgré quelques variations dialectales, est reconnue unanimement par tous les linguistes, est considéré comme une tentative de domination intellectuelle menée par ces « esclavagistes favorisés des Hautes terres » pour maintenir leur domination sur les populations périphériques.
    Et ce n’est pas un Malgache, en principe soucieux de défendre sa langue et le progrès de son pays, mais un Français qui nous rappelle les évidences aveuglantes ci-après:
    « il y a un lien entre le sous développement de Madagascar et la valorisation du français dans l’enseignement… »
    Refuser une langue commune, équivaut donc, en réalité, à refuser l’existence de la Nation car :
    « La langue est l’expression fidèle :
    Du génie des peuples,
    L’expression de leur caractère,
    La révélation de leur existence intime,
    Leur Verbe pour ainsi dire…
    L’Histoire de France commence avec la langue française.
    La langue est le signe principal d’une nationalité. »
    (Jules MICHELET- Histoire de France I et III) (6)
    Et Benedict Anderson conforte cette vérité première en soulignant que « sous le déclin des communautés de langues et des lignes sacrées s’est opéré un changement en profondeur des modes d’appréhension du monde qui, plus que tout autre chose, a permis de « penser » la nation. » (7)
    2- Un Pouvoir et un Service Public méprisés
    L’attitude de ceux qui refusent violemment l’enseignement en langue malgache traduit ainsi, indépendamment des troubles récurrents qu’elle a provoqués dans la vie de la Nation :
    a- Une ignorance de l’histoire et de l’évolution des Nations :
    Dans tous les pays du monde, une langue est devenue langue nationale et a généralement triomphé des langues maternelles. C’est ainsi qu’en France, par exemple, la langue d’oc a fini par s’imposer au détriment de la langue d’oïl.
    Le même phénomène s’amorçait à Madagascar où le « dialecte », qui avait l’avantage d’être fixé par écrit, est compris de tous, a eu tendance à s’imposer comme langue officielle et, partant, comme langue d’enseignement…
    Mais héritiers du jacobinisme et du centralisme français, les pouvoirs malgaches ont commis la grave erreur d’ignorer et, à la limite, de péjorer les parlers régionaux. (Dans les « bonnes » familles, « manala baraka ny miroky »)
    Peut-être le moment est-il venu, si l’on veut pour l’avenir éviter de graves incidents et si l’on veut essayer de jeter les bases d’une nation malgache, de souscrire à ces remarques de Dominique Dumont :
    « On peut espérer que Madagascar prendra le chemin qui fut celui de pays comme l’Allemagne ou l’Italie et construira sa langue nationale dans le respect des parlers locaux… il n’y a pas forcément opposition entre l’usage d’une langue nationale et le respect des particularités régionales» (6)
    b- Une conception qui fait de l’Etat, non le constat de l’effectivité et de la formulation juridique de la nation, mais une source de prébendes grâce à la position dominante des titulaires du pouvoir, « position qui favorise et multiplie les opportunités de médiation marchande…avec l’étranger dans les domaines de l’échange économique et de la légitimation idéologique.
    A partir du moment où la Nation n’est ni intériorisée, ni acceptée, l‘Etat ne représente plus ni l’intérêt commun, ni la chose publique (res publica) » mais des « positions de pouvoir » (8) qui se transforment aisément en « positions de prédation »(8) : être au Pouvoir multiplie « les opportunités et les potentialités de fonction de médiation marchande… à partir de l’alliance avec l’étranger dans le domaine de l’échange économique et de la légitimation idéologique. » (8).
    Dans ce contexte, servir l’Etat n’est plus ni dévouement au service du public, ni désintéressement mais, plutôt, illustration de la propension aux « retournements de veste », accès aux prébendes et « à la mangeoire », et mise en pratique de la « politique du ventre ».
    Quelques anecdotes, tirées des évènements locaux, nous servirons pour illustrer ces assertions.
    Les heurs et malheurs qui ont marqué la carrière de ce général de division qui fut successivement ministre de Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana sont plus que significatifs.
    Parce qu’il a servi trois présidents de la République, il a été porté au pinacle tant que ce Président a été « l’idole des foules » et a été traité, du jour au lendemain, de « chaussette » et d’autres épithètes aussi flamboyants, pour ne pas avoir démissionné, au moment opportun, de son poste.
    Plus tard il a été ainsi considéré, après sa démission, réclamée à cor et à cri par la populace, comme le symbole des « retourneurs de veste ».
    Dans notre mesquinerie et notre mépris du service public personne n’a pensé au fait qu’il avait certainement une valeur pour que trois présidents, au caractère et à la doctrine aussi différents, aient fait appel à son concours.
    Au demeurant, comprendrons-nous, un jour , qu’un Grand Commis de l’Etat, tout en servant le Pouvoir, est, d’abord et surtout, au service de Madagascar et non à celui d’un homme.
    Les Présidents de la République, incarnations du Pays, furent plus que malmenés:
    - Philibert Tsiranana, premier président de la République de Madagascar, considéré, à l’époque de son règne, comme le « Père de l’Indépendance et de la République » est renversé par la rue et traduit, pour concussion, comme un vulgaire criminel devant un tribunal de droit commun,
    - Ratsimandrava, son successeur, est purement et simplement assassiné,
    - Didier Ratsiraka, le parangon du socialisme, a quitté le pays sous les huées pour deux exils de plusieurs années à Paris ?
    - Zafy, a connu l’opprobre de l’empêchement,
    - Ravalomanana, obligé de fuir tandis que ses biens, acquis non comme Président mais comme industriel industrieux, ont été livrés à des hordes qui, non contents de piller, ont transformé magasins et usines en feux de joie.
    Et l’on voudrait avoir des dirigeants honnêtes, désintéressés, sans peur et sans reproches?
    Ces mésaventures tragiques ne découragent pourtant pas les postulants tant sont vastes les possibilités offertes par la détention des pouvoirs.
    Elle ouvre entre autres, et sans que la liste soit limitative, à « la maîtrise du cadastre, du crédit, du fisc, des offices de commercialisation des cultures de rente, de l’investissement public, de la négociation avec le capital privé, des importations. » (8)
    Et c’est ainsi que, périodiquement, surgissent des revendications pour que soit :
    • tenu compte l’équilibre régional dans la répartition des postes de responsabilité (Marson Evariste dans la Gazette de la Grande Ile du 23/II/2005)
    • érigé le fédéralisme (rengaine de Lecacheur, Sikonina er consorts….)
    • tenue compte la revendication des « Ampanjaka » Antaimoro.
    A notre regret, force nous est de reconnaître sans ambiguïté que la Nation comme l’Etat malgache sont encore à construire et notre prochaine Constitution doit transcender les catégories purement juridiques pour s’attacher aux problèmes réels qui sont sources de division dans ce pays.
    La prochaine Constitution doit, à notre sens, intégrer dans ses clauses quelques questions préjudicielles avant de traiter de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l’Etat.
    De quelques questions préjudicielles à traiter avant les problèmes juridiques
    Nous n’avions pas, en écrivant ce texte, la prétention d’apporter la panacée aux crises récurrentes qui ont largement compromis le développement de notre Île.
    Notre but est plus modeste à savoir : faciliter les débats en ouvrant des pistes de réflexions.
    Aussi, nos propos seront, dans cette dernière partie, quelque peu cursifs voire se limiteront à une énumération non exhaustive des blocages qu’il y a lieu de faire sauter parmi lesquels :
    - Le dévoiement du pouvoir, qui n’a jamais bénéficié ni du respect, ni de la confiance populaire. Le pouvoir porte, dans l’origine de cette méfiance, sa part de responsabilité.
    - Tous nos dirigeants, qualifiés à tort de « ray aman-dreny » n’ont eu de cesse d’infantiliser la population, de la considérer, non, comme des citoyens mais comme sujets.
    - Au surplus, trompés par la dénomination « fanjakana » ils se sont comportés comme des « propriétaires de la Nation » et non comme « gestionnaires du Bien Commun ».
    Il faudra donc rendre nos dirigeants plus modestes et faire des sujets de véritables citoyens avec qui il faudra dialoguer et à qui il faut rendre des comptes.
    Dans cette perspective, la « constitutionnalisation » de la Médiature, défenseur du peuple constituerait une mesure salutaire.(+++)
    Pour renforcer la confiance entre dirigeants et dirigés, il y aurait lieu de renforcer le contrôle de la gestion de l’Etat et, dans ce but, rendre moins opaque l’utilisation des fonds spéciaux et les soumettre non à un contrôle d’opportunité mais à un contrôle de légalité. Un comité composé de membres de la Cour des Comptes, de l’Inspection d’Etat, et de la Trésorerie générale pourrait être mis sur pied. Leurs rapports seraient couverts par le secret absolu et classé immédiatement dans un coffre fort aux Archives Nationales.
    - Les classiques nous enseignent qu’un « Etat-nation est la juxtaposition d’un Etat, en tant qu’organisation politique, à une nation, c’est-à-dire des individus qui se considèrent comme liés et appartenant à un même groupe. C’est donc la coïncidence entre une notion d’ordre identitaire, l’appartenance à un groupe, la nation, à une notion d’ordre juridique, l’existence d’une forme de souveraineté et d’institutions politiques et administratives qui l’exercent. Sans cette coïncidence, on parlera plutôt d’un Etat multinational ».
    Ces termes sont sans ambiguïté et nombre d’Etats, même multinationaux sont unis et puissants. Pourquoi à Madagascar considère t- on l’organisation fédérale ou confédérale comme une véritable trahison ?
    Les périodes de crise étant aussi celles de l’inventivité, il faut faire preuve d’audace et, de courage et ne pas rester prisonnier de préjugés.
    D’autres problèmes méritent d’être mis sur le tapis et entre autres ceux de l’Armée :
    -Pouvons-nous nous offrir des amiraux dans la Marine alors que nous n’avons pratiquement pas de navires de guerre ? Un général de Corps d’armée aérienne a-t-il sa raison d’être dans un pays qui, pour toute aviation, ne dispose que de quelques ULM ? Et quel avenir pour une armée de terre où le nombre de gradés est presque égal à celui des hommes de troupes ?…
    Autant de problèmes qu’il faudra aborder, tôt ou tard, avec courage et sans préjugés si nous voulons sortir les Malgaches et Madagascar du cercle vicieux de la misère et de la domination. (+++)
    Pierre Ranjeva
    PUBLIE dans Tribune de Madagascar : 23 ,24 ,25 ,26 , novembre 2009

    +++ NE PAS OUBLIER LE PROBLEME FONCIER ET LE TAUX PROHIBITIF DU « AMPAHATELO TANANA »
    -INTERDICTION pour TOUS les responsables POLITIQUES, ADMINISTRATIFS ETC … D’ACCEPTER DECORATIONS , PENSIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES OFFERTS PAR UNE PUISSANCE OU UN ORGANISME ETRANGER…
    -Droit pour les citoyens d’exiger un referendum à l’exemple des votations helvétiques.

    ==================================================================================

    (1)« Les causes intellectuelles de notre stagnation »
    (2)« Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte
    (3)« La nation malgache au défi de l’ethnicité »(sous la direction de F Raison-Jourde et Solofo Randrianja
    (4)« L’imaginaire national » Ed La découverte
    (5)« La malgachisation de l’enseignement »Tribune de Madagascar 18/07/2006
    (6) – « Madagascar- 1995. Le Marais – Cahier N°2 .Ed L’HARMATTAN
    (7)- « L’Imaginaire national » Benedict Anderson.
    (8)- « L’Etat en Afrique» J.F Bayart

  27. ratefy permalien
    17 février 2010 7:40

    “25.bon!parlons vrai…Voyons les faits.
    la situation ?
    D’abord ,75% de cotiers et 25% de merinas”

    FAUX!!! lE rédacteur est victmime de la rangaine “cinq contre un” propagée par les colons;
    en fait la province de TANA peuplée à plus de 97% DE MERINA représent plus de 35% de la ôlpulation malgache
    et il faut tenir compte:
    - des Merina dispersés dans les provinces,
    -De leurs desczendants “métissés et qui se reconnaissent comme Merina et ils sont nombreux
    les Merina constituent au moins 40% DE LA POPULATION DE MADAGASCAR!!!

  28. ratefy permalien
    17 février 2010 9:45

    vOIR AUSI:

    Les Merina et L’Etat de Madagascar
    SUR LE SITE CWNET ET PLUS GENERALEMNT VOIR:

    merina et ETAT MALGCHE

    le PROBLEME etant délicat, il faut se documenter sérieusement pour se débarasser
    des idées reçues et des préjugés.

Rétroliens

  1. Inégalité des chances ou victimisation ? « Nj’s Notepad
  2. Amende honorable auprès de notre Citoyenne Malgache Nationale et de mes concitoyens «
  3. Le pire est-il devant nous ? « Fijery, le blog de Ndimby A.

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