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Comment interpréter les Accords de Maputo ?

12 août 2009

Fidèle à sa vocation de favoriser le débat d’idées, j’ai choisi de mettre à l’honneur aujourd’hui cette contribution du forumiste Jolami, qui nous donne sa vision sur la méthode à adopter pour lire et interpréter les Accords de Maputo.

Ndimby A.

_______________________________

Les accords de Maputo forment les bases constitutionnelles de la transition en vue de l’instauration d’une nouvelle République. La réussite de la transition dépend naturellement de l’exacte et de la bonne application des dispositions de ces accords. Or, les spéculations vont bon train à propos d’apparentes incohérences de ces derniers. Pour prévenir les effets pervers de ces spéculations, quelques rappels des méthodes d’interprétation des textes juridiques et des organes d’interprétation s’imposent.

Dans la mesure où les accords comportent plusieurs documents séparés, la première méthode à retenir est la méthode systématique qui permet d’interpréter les différentes dispositions les unes à la lumière des autres car les accords forment un tout. Ensuite, la méthode d’interprétation en fonction de l’objet car les accords conclus ont un objet précis. Enfin, la méthode d’interprétation téléologique car les accords ont été arrêtés dans un but non moins précis.

Comme les conflits entre stipulations peuvent survenir dans des textes de compromis, pour les résoudre, on fait primer les règles spéciales sur les règles générales avec des conciliations possibles de ces différentes règles. Afin d’éviter toute spéculation, c’est l’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar (ECMM) qui peut donner l’interprétation authentique qui s’impose aux différents acteurs. Ne nous substituons donc pas à elle. Retenons simplement que, en vertu du préambule de chacun des accords, ceux-ci ont pour objet et pour but d’instaurer une transition susceptible d’apporter des réponses durables à la crise à Madagascar dans un esprit de réconciliation et dans l’intérêt supérieur de la nation et non des intérêts particuliers. C’est donc sous cet angle que l’interprétation doit se faire.

En partant du plus spécifique au plus général, l’accord n°2 sur le cas de Marc Ravalomanana est le plus spécifique en ce qu’il ne concerne qu’une seule personne ; vient en suivant l’accord n°1 concernant l’annulation des charges relatives aux événements de 2002 en ce qu’il vise une période très étroite ; ensuite l’accord n°3 concernant l’annulation des poursuites et des condamnations contre des personnalités politiques, civiles ou militaires pendant la période 2002 – août 2009 ; enfin vient l’accord politique lui-même.

Sur le plan pratique, l’accord n°2 pris isolément perturbe les observateurs. Il demande en effet des annulations de condamnation (du président Ravalomanana) et de poursuites et des remises en liberté (de partisans de M. Ravalomanana). En tant que tel, cet accord est ainsi rédigé pour permettre à la justice (indépendante) de se prononcer dans les règles pour satisfaire les demandes concernées dans le respect de l’accord n°3 et de l’accord politique. A partir de ces quelques règles de base, il n’est pas difficile de donner une cohérence globale aux accords de Maputo.

25 Commentaires laisser un →
  1. Zoravo permalien
    12 août 2009 11:22

    C’est presque réussie Jo!

    Fais-nous une petite faveur Ndimby! Pour l’avenir, épargne-nous ce genre de Non-sens. Quel gâchis pour ce site intéressant !

  2. chris.nasolo permalien
    12 août 2009 11:44

    Comme je l’ai dit ailleurs…les seuls à pouvoir faire des interprêtation effectives des textes de la charte sont les quatre Présidents et le GIC…c’est tout…Tout autre interprêtation est d’emblée nulle et non avenue…et ramenerait à fausser la véritable teneur de ces décisions…Donc il faut s’abstenir d’interprêter ces grandes lignes …Attendons seulement d’avoir tous les détails d’ici dix jours.
    Toutefois il est raisonable de se poser quelques questions…Pourquoi cette réunion a-t-elle été faite à Maputo/Mozambique..Tout près du “fief” de RAVALOMANANA (Afrique du Sud)…Et qu’est ce qu’il a fait le Président RAVALOMANANA durant cette période où il est resté en Afrique du sud…Pourquoi a-t-il toujours insisté auprès de la SADC pour permettre cette résolution…
    N’a-t-il pas parcouru toutes les grandes villes d’Afrique là où tous les décideurs potentiels pouvaient l’aider à résoudre cette crise….Donc à sortir sa carte maitresse..Personnellment j’ai vu que le Président RAVALOMANANA a eu le temps de convaincre ses pairs en vue de cette charte …et qui dit que RAVALOMANANA est un looser…Moi j’ai vu de part ses déplacements fréquents en afrique en période d’éxil comme l’usage d’une intelligence aussi efficace que réelle….

    Voyez les résultats s’il vousplaît.

  3. Rado permalien
    12 août 2009 11:56

    Comme on est champion à vouloir interpreter les textes à notre façon (suivant le centre de nos intérêts), il faut reitérer que, quiconque voudra émettre une idée à concrétiser, doit faire l’objet d’un débat et d’un commun accord entre les quatre parties et les médiateurs.Sinon ce serait le début d’autres troubles et ne fait que semer confusion.

    C’est une règle simple d’application de certaines dispositions réglementaires

  4. Mihevitra permalien
    12 août 2009 11:58

    Je sais pas dans quel Esprit les membres de la mouvance rajoelina se sont envolés pour Maputu. Ils se sont revenus,encore avec leur cerveau imbibé de merdes en souillant la charte acquise à l’aide des intox pour leur client. Ce qu’on a due dire autre que ce qui a été ecrit c’est que: RAVALOMANANA EST ENTIEREMENT LIBERE et IL PEUT REVENIR A MADAGASCAR selon les circonstances FAVORABLES; Mais que veulent encore RATSIRAHONANA ET CONSORTS ? Toujours perturbés selon “SA RACE” l’indique.Tous les “ANDRIANA” de Madagascar le connait très très bien. Maintenant on pense que ce traité ne va plus être respecté.
    Aujourd’hui, il est bon de dire que vaut mieux donner à ZAFY ALBERT le chef(Président) de la transition, il ne faut jamais donner la trône et son vice à un haut plateau. Voyons leur comportement!

  5. Koolzoky permalien
    12 août 2009 12:32  

    Je n’ai qu’une seule requête à formuler sur ces fameuses interprétations : Ne laissons pas Norbert Lala RATSIRAHONANA le faire. C’est un véritable manipulateur de conscience !!!

  6. betsabetsa permalien
    12 août 2009 12:35  

    Vous perdez votre temps et celui des lecteurs
    Vous n avez pas a interpreter ces accords qui sont ce qu ils sont un point c est tout
    Merci

  7. Alidera A.R permalien
    12 août 2009 12:42  

    Qui vous dit que cette transition pourra se mettre en place? qui vous dit que la IIIème République est bien morte? ou encore la HAT?

  8. balita permalien
    12 août 2009 1:01  

    Norbert Ratsirahonana dehors: je suis d’accord avec vous…dire qu’il ne faut pas donner le trône à un haut plateau…euh me suis je trompé de forum??

  9. Alidera A.R permalien
    12 août 2009 1:56  

    @ mihevitra,

    Tsy misy idiran’ny Andriana na tsy Andriana ity resaka ity… aleo izy ireo hipetraka mangina any amin’ny toerana misy azy any.

  10. LA CROISEE DES CHEMINS permalien
    12 août 2009 2:00  

    Les accords sot signés … librement par les 4 mouvances (il n’y a pas eu de manace armée par les Capsat ou autres) : c’est déja un bon exemple pour TGV et les mutins, ie on peut trouver un accord entre gens de bonne volonté.

    Il y a un charte des valeurs : TGV doit apprendre à les respecter et changer de méthode. Maputo n’est pas la place du 13 mai, deuxième leçon à retenir.

    Le GIC se porte garan de l’application des accords. A nous tous de les soutenir dans ce sens, vu la qualité des média malgaches!!!! c’est un devoir citoyens. A nos politiciens de les mettre en oeuvre, sans condition, pour montrer leur bonne foi vis à vis du peuple malgache. Cherchez messieurs dames un consensus intelligent.
    Faisons taire les haines et discordes, qui ne nous mèneront à rien. Dialoguons en bonne intelligence et avançons, c’est la troisième leçon à retenir.

    Merci à Chissano et la GiC de nous accompagner sur ce chemin difficile, car le mal est en chacun de nous. Polissons chacun notre pierre pour contribuer efficacement à la construction de la maison madagascar.

    Dernier point, séparons la vie politique de la vie religieuse ie séparons l’Eglise de l’Etat, l”amalgame est édifiant et dérangeant. Soyons des citoyens dans la sphère publique, et que chacun pratique sa religion dans sa vie privée.

  11. jolami permalien
    12 août 2009 2:54  

    Merci à Ndimby pour son esprit d’ouverture et pour les échanges d’idée toujours dans un souci de recherche d’une solution stable pour notre patrie.
    Juste pour les uns et les autres, à la différence de certains pays d’Afrique que je ne citerai pas, Madagascar a la chance d’avoir une chance de véritablement changer les choses grâce à la sagesse des 4 chefs d’Etat qui ont bien voulu signer les accords de Maputo.

    La confiance ne se décrète pas.

    Mais pour une fois s’il vous plaît faisons confiance à ces quatre personnes et à leurs mouvances.

    Pour une fois sortons de la spirale de la méfiance et de la défiance réciproque.

    Nous avons quinze mois pour ce faire.

    Si au lieu de déverser notre fiel, nous essayons tous de faire des propositions constructives et durables.

  12. jolami permalien
    12 août 2009 3:23  

    Suite, pour un éclairage complémentaire. Le texte que Ndimby a bien voulu mettre en avant ne prend pas position pour telle ou telle interprétation. Il s’efforce simplement de mettre à disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent approfondir la question notamment de l’amnistie les clés techniques qui permettent d’interpréter objectivement les accords de Maputo en dehors de tout esprit partisan.

    J’ajouterai pour être complet que la mise en oeuvre de ces techniques et de ces méthodes d’interprétation peut (et devrait) tenir compte de la Charte des valeurs et de la Charte de la Transition.

    J’ai essayé de livrer ici des éléments pour l’interprétation des seuls documents qui portent la dénomination d’ “Accord” stricto sensu.

  13. guevara permalien
    12 août 2009 3:50  

    Remarquez-bien que dans ces accords il n’y a aucune mention de HAT (pour la simple raison qu’il n’y a que la HAT qui reconnait la HAT). Dans l’accord No 3, on parle de regime Ravalomanana de 2008-aout 2009. Ce qui signifie que l’administration fonctionne sous le regime Ra8. La justice independante a condamne le chef du Regime Ra8. Donc l’accord No 3 renforce ce qui est demande dans l’accord No 2, i.e Ra8 est libre, pas condamne. Je crois que la mouvance Rajoelina a ete trompe dans l’accord No 3. Elle a occulte la date de AOUT 2009 de l’accord No 3. En signant l’accord No2, elle croyait avoir Ra8, mais c’est Ra8 qui les a eu dans l’accord No 3.

  14. betsabetsa permalien
    12 août 2009 4:01  

    Pour Alidera A.R.

    Arretez donc SVP de vous rendre malade avec de telles questions
    Comme disent les Anglo Saxons ” WAIT and SEE “

  15. betsabetsa permalien
    12 août 2009 4:03  

    Pour Zoravo SVP

    Vous n aurez JAMAIS de reponse a vos questions
    Et pourquoi ceci et pourquoi cela ?

  16. Ndimby A. permalien
    12 août 2009 7:35  

    Bonjour à tous et merci de votre participation.

    Nous essayons de créer tous ensemble ici un espace de dialogue courtois et constructif, au-delà de toutes nos différences d’opinion et de position.

    Depuis quelques jours il semble que “la sauce commence à prendre”, et les échanges prennent de plus en plus de hauteur. Pour garder cet état d’esprit, je supprimerai directement et sans état d’âme tout commentaire qui ne contribue pas au débat d’idées, mais se contente de critiquer à tout va et de rendre “cracher” négativement sur les contributions des autres (textes ou commentaires).

  17. Alidera A.R permalien
    13 août 2009 2:10

    @ betsabetsa,

    Je ne suis pas un adepte du “WAIT AND SEE”… là où j’interpelle les uns et les autres c’est que si on ne regarde que ce qui se passe maintenant, ces accords règlent momentanément certains problèmes. Ils ne règlent en aucuns cas les vrais problèmes de Madagascar, ils vont même en ajouter d’autres dans un futur pas trop longtemps.

  18. maminah permalien
    13 août 2009 2:14

    Veuillez m’excuser de paraître à ce point obtuse, mais ce tour de passe-passe juridistique à la Jolami ne me convainc qu’à moitié. J’y vois un formalisme qui aboutit à nier la réalité de certains termes tout simplement indigestes, qui me restent en tout cas en travers de la gorge.
    Outre donc le fait que cet Accord officialise un état de fait scandaleux, un coup d’Etat, rien que ça, il déforme de façon inacceptable les faits de l’histoire.
    Les “forfaits”, pour peser mes mots, d’un capitaine Kotity, pour ne citer que lui, relèvent-ils vraiment de faits politiques “maquillés en infractions de droit commun ou pour atteinte à la sûreté de l’Etat”? Ce retournement d’interprétation est tout simplement obscène. Et Jacques L’Eventreur, c’était peut-être Mao Tse Toung?
    Je ne suis pas d’avis à me contenter d’acquiescer le fait établi, même si le peuple a besoin de passer désormais à la reconstruction. Mais si on laisse passer trop d’approximations, c’est ce même peuple qui aura à le payer dans sa chair, comme aujourd’hui où la situation économique et sociale l’étrangle.

  19. Ny Andevonareo permalien
    13 août 2009 5:27

    « Il ne faut point faire des amalgames entre demande, annulation et amnistie », dixit Edem Kodjo. No comment !

    • Ndimby A. permalien
      13 août 2009 9:48

      @ Ny Andevonareo

      OK. Mais dans ce cas pourquoi avoir cautionné trois textes différents sur le même sujet ?

  20. balita permalien
    13 août 2009 11:02

    Bonjour,

    Loin d’être un érudit des textes de lois de hommes, je dirai tout simplement pourquoi pas? pourquoi ne pas accepter telle quelle la charte signée à Maputo? Effectivement nous pouvons toujours faire mieux mais arrêtons svp de remettre en cause (pour le moment) à chaque fois ce qui a été bâti par la main des hommes. Il faut savoir tout simplement que toute fraternité dont les humains sont capables est issue du fratricide, toute organisation politique que les hommes soient parvenus à bâtir tire son origine d’un crime. En tout cas nous pouvons dire à l’état actuel des choses que cette fraternité politique malagasy n’est qu’illusoire et mensongère.
    Balita

  21. 15 août 2009 7:24  

    Pour un éclairage, voir

    Transition inclusive à la IV° République
    http://www.la-constitution-en-afrique.org/article-34798136.html

  22. Nirina permalien
    16 août 2009 8:50  

    Bonsoir,

    Au delà de tout ce débat, Ndimby, il serait très intéressant d’avoir un panoramique de ce qu’est le tissu économique et industriel malgache. Quelles sont nos perspectives pour la mondialisation, quelle société pour les 50 années à venir, quelles industries appartiendront aux malgaches: comment transformer de vieux constats en un défi pour la nation. Pourquoi en sommes-nous réduits à sacrifier le peu d’industriels/business leaders dans la politique?

    A Maputo, est-ce qu’il sera question de mettre les bases d’une nouvelle manière de faire de la politique ou juste d’interpréter des textes, car on a bien compris, aujourd’hui l’économie est à terre et pourtant personne n’a l’air d’y penser vraiment. Le temps passe et on ne sait pas où en est l’Ariary vraiment, l’Agoa, les entreprises qui ont survécu, les salariés…car on ne parle plus de ça maintenant mais la vie est chère à Madagascar et on ne sait toujours pas où l’on va

    (c’est en fait une demande d’article Ndimby, si possible et bravo très bon blog, belle plume malgache, c’est assez rare finalement)

  23. 18 août 2009 4:12  

    Bonjour,

    Je ne peux que louer l’ouverture d’esprit de Ndimby et les efforts pour d’explications simples de Jolami pour offrir une grille de lecture, à ceux qui le veulent bien, de textes pas toujours limpides comme ceux des accords de Maputo.

    Que l’on veuille ou non, un texte juridique n’est jamais appliqué à la lettre. Ceux qui élèvent leur voix devant les tentatives de doter les uns et les autres des techniques d’intérprétation se plantent donc complètement. Pour un éclairage voir ici http://www.shadow-madagascar.net/?p=1068

    Ceux qui estiment qu’il suffit juste de se référer aux paroles des membres du GIC pour comprendre ce que signifie une disposition de ces textes, me paraissent être des adeptes de l’obsurantisme. Réflechir sur le sens d’un texte et même critiquer un texte juridique, un texte de loi et même une décision de justice ne signifie pas renier ce texte. Déjà, rien ne l’interdit. Et par ailleurs, ce n’est pas pour rien que les juristes, depuis un certain Hans KELSEN, ont distingué ce que sont les interprètes scientifiques et les interprètes authentiques.

    Les controverses juridiques ont toujours été au centre des activités des juristes. C’est en grande partie grâce à ces controverses que l’on progresse dans la compréhension des faits, dans le raisonnement, dans le mûrissement des idées pour rémédier aux situations de blocages et aux erreurs du passé. C’est valable rien que par rapport à la rédaction de texte comme la constitution que l’on sera amené à faire prochainement ou encore par rapport à la rédaction de texte de résolution de conflit comme les accords de Maputo.

    Une petite remarque par rapport au commentaire de Nirina. Je ne me permets pas de répondre à la place de Nirina mais je doute fort que l’on puisse produire dans un blog toutes les réflexions sur les problèmes sociétaux malgaches. Cela dit, j’ai l’impression que les accords de Maputo sont loin de toucher les coeurs des problèmes. Y-a-t on réflechi ou va-t-on y réflechir des causes de ces crises politiques que certains considèrent de cycliques ? Pourquoi à certains moments les institutions étatiques sont-elles si vulnérables ? Comment faire en sorte que les assises et architectures institutionnelles soient solides pour traverser les crises à venir ou mieux pour réguler les éventuelles crises à venir ?

  24. jolami permalien
    18 août 2009 6:20  

    @Nirina et Shadow

    Entièrement d’accord avec Shadow sur le travail des juristes et la nécessité de l’interprétation.

    Les questions de Nirina sont légitimes. Toutefois, et les Accords de Maputo le reconnaissent en Préambule, sans institutions fortes, solides et stables (il y a même eu des dictatures du fait de leur solidité qui ont permis le développement économique comme c’est fut les cas de la Corée du Sud et du Chili, mais ce développement ne saurait être durable que si les institutions deviennent démocratique), il n’y a pas de développement économique et de progrès social.

    Plus nous saurons donner des fondations solides et stables à la IVe République, plus nous aurons de chances de cheminer vers le développement économique et le progrès social.

    Cela ne veut pas dire que la future Transition doit se désintéresser des questions économiques et sociales. Cela doit être une de ses priorités.

    Je crois qu’un consensus entre nous citoyens existe sur les maux de nos institutions. Travaillons ensemble pour trouver les remèdes.

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