Le spectre du « failed state »
A défaut de voir nos politiciens aller à Genève, c’est notre économie qui se voit en berne. Le dernier rapport mensuel de la Banque mondiale sur la situation économique du pays donne froid dans le dos. En quelques mots, et malgré les paroles invariablement rassurantes du pouvoir hâtif et de ses griots, on n’est pas très loin de la catastrophe, à moins que l’on n’y soit déjà. Entre août et septembre 2009, l”Etat a commencé à emprunter auprès du marché financier local plus de la moitié de ses dépenses mensuelles, afin de suppléer au manque d’argent. Le même rapport de cette institution de Bretton Woods s’inquiète également de la dépréciation rapide du taux de change et de la balance commerciale : les importations ont baissé de 30%, les exportations de 62%. Les perspectives de sanctions, aussi bien de la part de l’Union européenne (l’évaluation des Accords de Cotonou aura lieu le 6 novembre), que des Etats-Unis (décision sur l’AGOA à prendre en décembre 2009) noircissent le tableau. Demi-lueur d’espoir : une tranche de 100 millions de DTS a été mise à la disposition de Madagascar par le Fonds monétaire international (FMI), et ce dans le cadre de l’appui aux pays membres pour faire face à la crise financière. Mais l’utilisation de cette somme reste encore assujettie à un accord entre le Gouvernement et le FMI. Je me marre en pensant aux commentaires qui accusaient d’affabulations un certain article qui prévoyait les dégâts économiques que le coup d’Etat allait occasionner, et cela dès le début du mois d’avril, il y a sept mois.
Malheureusement, la spirale infernale dans laquelle le pays est plongé depuis les premiers pas du processus du coup d’Etat, n’influe pas vraiment sur le quotidien des coupables, qui continuent à mener grand train. Les impacts se traduisent (entre autres) par l’inflation et le chômage, avec des conséquences directes sur le revenu, le pouvoir d’achat, la sécurité et le bien-être de millions d’hommes et de femmes, otages impuissants d’une classe politique dont l’incompétence et le comportement sont des émétiques de premier ordre. Si encore les seules victimes étaient les écrevisses marbrées qui ont porté la Révolution orange à bout de pinces, on serait tentés de dire en rigolant : « Akorinao izay ! ».
De plus, une hypothétique résolution politique ne signifie en aucune façon que la reprise économique sera immédiate. Un document confidentiel de prévision économique fait déjà état de perspectives peu réjouissantes pour 2010, avec un taux de croissance qui sera négatif, comme ce sera le cas en 2009. Ceux qui aspirent à avoir des responsabilités dans ce pays devraient apprendre par coeur le superbe discours d’Eric Rabary, major de la 5ème promotion de l’antenne malgache du Centre d’études diplomatiques et stratégiques. Je me marre (encore une fois) en pensant à certaines personnes qui devaient être dans leurs petits souliers pendant ce discours, que ce soit les apparatchiks du pouvoir de Transition, ou les responsables du CEDS.
Le spectre du « failed state » ?
Il s’avère de plus en plus évident qu’un pourrissement de la situation politico-économique profitera à terme aux anti-HAT (Haute autorité de transition).
Primo, la popularité des acteurs de la Transition dans sa version actuelle ne peut que décliner en cas de marasme économique. La foule qui a montré sa propension à se faire manipuler sur la base de motifs fallacieux, ne se privera pas d’accueillir un nouveau Messie qui lui fera remarquer qu’elle se porte bien plus mal qu’il y a un an. Sans compter le fait qu’avec le temps, les petits secrets peu reluisants de la Transition finiront bien par sortir. Et la mentalité versatile de la foule et de l’électorat malgache fait qu’il n’y a pas beaucoup de mémoire historique : n’oublions par le retour de l’Amiral en 1997.
Secundo, la proximité des élections va favoriser une implosion de la Dream-team (sic) de la Transition.
Tertio, le manque de stabilité politique va empêcher, ou au moins retarder, l’arrivée des flux de l’aide internationale sans laquelle l’Etat malgache ne peut survivre : rappelons que 70% de son budget est fourni par les bailleurs de fonds. Ce n’est ni un motif de fierté ni une raison de se réjouir, mais un simple constat.
Cependant, avant de laisser la Transition partir à la dérive et imploser lentement mais sûrement, il faut se poser la question suivante : le peuple malgache mérite-t-il d’être sacrifié sur l’autel de la lutte des sièges entre politiciens ? La réponse est clairement trois fois non, sauf dans la tête de certains qui veulent à n’importe quel prix poser leur non-auguste postérieur sur un fauteuil à Ambohitsorohitra, Iavoloha ou Mahazoarivo.
Il y a une autre question qui se pose, à l’intention de la communauté internationale. La méthode qui consistait à utiliser l’argument de la suspension de l’aide a brillamment fait ses preuves. La pression internationale sur le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le respect des Droits de l’homme a obligé Andry Rajoelina à courber l’échine pour pouvoir passer sous les fourches caudines du Groupe international de contact (GIC). Cependant, il faut voir si le maintien de cette forme de pression ne va pas entraîner des dégâts irrémédiables, avec dans le pire des cas une déliquescence de l’Etat dans ses fonctions essentielles. On risque alors de se retrouver dans le cas de ce que les universitaires anglo-saxons appellent un failed state (Etat défaillant), caractérisé par un certain nombre de points : la perte de contrôle territorial, l’érosion de l’autorité légitime dans les décisions collectives, l’incapacité à fournir des services publics raisonnables, tout comme l’incapacité à interagir avec la communauté internationale.
Le cas le plus flagrant est celui de l’Afghanistan, avec un Etat central qui ne contrôle que 30% du territoire national, laissant le reste à la merci de chefs de bandes armées. Pour comprendre comment un tel pays est peu à peu parti en décomposition, lire ici une étude faite pour le compte de l’École des hautes études en sciences sociales. Il ne faut pas croire que cela ne peut arriver à Madagascar, déjà regardé de près par les concepteurs du Fragile states index. A l’heure actuelle, la Grande Ile est considérée « en danger » (voir tableau FSI Wire ci-contre), avec un classement au 68ème rang (sur 177) des pays qui présentent un risque et un score de 81,6. A titre de comparaison, dans cette classification où la Somalie (score 114,7), le Zimbabwe (114) et le Soudan (112,4) occupent le podium, la France a un score de 35,3 ; l’Angola 85 ; le Libéria 91,8 ; la RDC 108,7. Et des pays actuellement d’apparence assez stables présentent des risques de basculement.
Problème cherche génie
Comment donc maintenir la pression sur la HAT à travers le seul langage qu’elle comprenne (gel des financements) ; tout en appuyant l’administration pour qu’elle garantisse un minimum de fonctionnement et sans que cela ne s’apparente à un appui à un régime putschiste, ce qui serait difficilement justifiable devant les contribuables et les Parlements ; et par la même occasion punir les auteurs d’un coup d’Etat sans sanctionner la population ? Autant de questions qui équivalent à résoudre la quadrature du cercle. Hélas, au niveau des génies, les deux Albert (Einstein et Ratsimamanga) sont morts, mais heureusement que Andry Rajoelina a encore pour le guider Monsieur Rajaonah, l’inénarrable leader des attardés chronologiques d’Otrikafo. Sauf si après les Saoudiens, il ne sorte de ses manches le génie de la lampe d’Aladin, comme un magicien tire un petit lapin de son chapeau.
La tendance actuelle est de vouloir résoudre la crise à travers l’application des Accords de Maputo, dans leur esprit et dans leur lettre, malgré leurs imperfections et imprécisions. Sans doute n’est-ce pas la solution idéale, mais au moins c’est la moins pire. Et même si elle peut sembler irréaliste au vu de la situation sur le terrain, la requête de Marc Ravalomanana, qui considère la présence d’Andry Rajoelina à la tête de la Transition comme inacceptable du point de vue de la neutralité, est finalement tout à fait légitime. Car il apparait de plus en plus évident que la meilleure solution pour décrisper la situation et provoquer la sortie de crise est le retrait d’Andry Rajoelina de la gestion de cette transition (tout comme Marc Ravalomanana), afin qu’une personnalité réellement neutre puisse la diriger. Mais le doute est plus que permis sur le sens de l’Etat de Monsieur Rajoelina, contrairement au Président Ravalomanana lors de Maputo 1. Il est donc quasi certain qu’il va donc persister, même si les chiffres économiques attestent de l’équation Rajoelina = catastrophe économique.
Au début de la crise, j’avais reconnu sans fausse honte le courage de Andry Rajoelina, qui avait été le seul à se dresser contre les abus avérés de Marc Ravalomanana. Cette admiration avait volé en éclats quand la protestation légitime a pris le chemin d’un putsch illégal dès la fin du mois de janvier. Je mets donc dans mon combat pour les valeurs défendues par Tribune.com une énergie proportionnelle à cette désillusion. Avoir été le DJ attitré des minettes du Tout-Tana, et réussir à faire venir le groupe « Boney M » plus de 25 ans après sa période de gloire, ne donne pas les armes pour diriger un pays en difficulté. Que ceux qui en doutent se souviennent de New-York. Contrairement aux discours des propagandistes du pouvoir de transition, les chiffres ne trompent pas, et ne se font pas les complices du bling-bling pokaty qui caractérise le style Rajoelina, et ce, depuis son accession à la Mairie d’Antananarivo. Que chacun en tire les leçons.
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Post-scriptum : les colonnes d’un éditorial (ou d’un blog) ne sont ni une agence matrimoniale ni un ring de boxe : l’éditorialiste n’est pas là pour aimer ou haïr le(s) sujet(s) de ses observations et commentaires. Que cela soit donc précisé auprès de ceux qui sont toujours prompts à dégainer l’accusation de haine devant un article un peu musclé : nous ne sommes pas la radio des 1000 collines, et encore moins celle des 12 collines. La sévérité de la situation autorise à une certaine virulence des propos envers les responsables, qui ne semblent comprendre que la manière forte, aussi bien contre eux (sanctions internationales) que quand c’est à leur bénéFis.
Rétroliens
- Madagascar : le GIC se ridiculise « Reflexiums
- Parce que vous l’avalez bien… « Fijery, le blog de Ndimby A.
- Amateurisme professionnel et permanent « Fijery, le blog de Ndimby A.
- Au fait, qu’est-ce qu’on fête ? « Fijery, le blog de Ndimby A.
- Police pas lisse « Fijery, le blog de Ndimby A.
- Coup de rétroviseur « Fijery, le blog de Ndimby A.
Comme d’habitude une analyse très pertinente. On se souvient que même après la résolution de la crise 2002, il y a eu plusieurs années de flottement avec l’idée “géniale” l’ariary. Les anti-HAT peuvent espérer une victoire, car ils sont du même accabit par leur incompétence dans certains domaines.
Mais allons plus loin dans l’esprit tordu, et pensons que c’est peut-être ce que souhaite certains, que le pays soit complètement ruiné afin de faire main basse sur tout ce qui se trouve et qu’il n’y ait personne pour le défendre.
@Ndimby,
Malgré le post-scriptum, autant je peux partager certains passages de l’article, autant je trouve dommage l’emploi d’un certain ton, de certains mots. Grand lecteur du Mahatma Ghandi, je retiens toujours que dans certaine situation il n’est point productif d’utiliser la violence et la manière forte (même si c’est dans les mots) au prétexte que l’adversaire ne comprendrait que cela. Utiliser l’arme que l’on reproche à l’adversaire c’est déjà perdre et lui donner raison.
Si on peut comprendre encore les critiques à l’égard de Andry Rajoelina, il y aurait aussi beaucoup à dire sur l’acharnement avec lequel certaines mouvances et leurs leaders font tout pour que la Transition dure et qu’elle soit un échec.
Mais échec pour qui????
Si chacun a le droit d’avoir son opinion sur les événements de décembre 2008 au 17 mars 2009, persister à y voir un “putsch illégal” me semble de plus en plus simpliste. Dans cette tautologie, on occulte le fait que la classe politique Malgache exploite la contestation par la rue pour renverser le pouvoir en place. Certains anthropologues y voient même une spécificité Malagasy (notamment F. Raison-Jourde, Le pouvoir en double, Politique africaine, n°86, juin 2002, pp. 46-67; F. Roubaud, identités et transition démocratique: l’exception malgache?, Paris, Montréal, Antananarivo, L’Harmattan, Tsipika, 2000, 254p).
J’ai écrit ailleurs (Légalité et légitimité à travers la crise des élections présidentielles malgaches du 16 décembre 2001. Existe-t-il une exception malgache?, Civilisations and Public Law – Civilisations et droit public, in Evangelos Venizelos, Antoine Pantelis (dir.), London, Esperia Publications Ltd, 2005, pp. 237-348) qu’il n’y avait là aucune spécificité par rapport aux grandes théories constitutionnelles et internationales. Et si spécificité il y a, c’est la culture de la place du 13 mai (juste pour le lieu)!
On peut surtout regretter que les chefs de mouvances sans exception et la classe politique dans son ensemble aient une pratique et des comportements contraires à l’intérêt du pays et du peuple Malagasy.
Sur le plan des principes, l’idée d’un gouvernement d’union nationale (dans les accords de Maputo) me paraissait inadéquate car un tel appel à l’union nationale est classiquement utilisé en cas de menaces extérieures ou en cas de catastrophes naturelles extraordinaires.
Au vu de l’évolution des choses, elle semble finalement opportune.
Mais, il y a un grand mais, plusieurs toutefois et des milliers de cependant, au vu de l’incapacité (?) ou alors au vu du cynisme (?) de l’ensemble (je redis bien l’ensemble) de la classe politique dans la situation actuelle, l’égoïsme et l’intérêt particulier l’emportent sur l’intérêt général et le patriotisme.
Tous ceux qui s’évertuent à transformer la Transition actuelle en chaos pour le pays sont responsables de la situation. Certains espèrent faire un grand et mauvais coup en 2010… Comme si le pays n’en pas suffisamment encaissé (des mauvais coups) depuis 1975.
Mon cher Andriantsimbazovina,
Vous n’allez tout de même pas me dire que la situation n’est pas grave, et que du point de vue économique, sécuritaire et des perspectives dans tous les domaines, le pays et ses habitants ne se trouvent pas plus mal qu’avant ce fameux jour de l’inauguration de la Place de la Démocratie ? Faut-il donc passer tout cela par pertes et profits, et mettre cela sur le compte d’une certaine habitude détestable de passer par la rue plutôt que par les urnes ? J’ai lu les textes de F. Roubaud ou de F. Raison-Jourde que vous citez (je n’ai pas eu l’opportunité de lire vos écrits), mais je ne puis que m’étonner quand des intellectuels, quels qu’ils soient, cherchent à valider des façons de faire et des processus rétrogrades au lieu de pousser à mettre les choses dans le droit chemin pour l’avenir. Mais je suis d’accord avec vous, ce n’est pas avec notre classe politique dans son ensemble que nous allons voir apparaître une lueur d’espoir sur les modes d’accès au pouvoir.
Au fait, M.andriantsimbazovina, malgré sa considérable érudition, écrit, avec des guillemets, heureusement, mais tout de même : “PUTSCH ILLEGAL” …
Moi qui suis “simpliste”, je me demande immédiatement si les “PUTSCH LEGAUX” existent ??
Après moult recherches, je crois que, même avec des guillemets, ça n’existe pas …
Là n’est pas la question chez Stéph.
Un putsch est un mode d’accession au pouvoir en dehors de la procédure constitutionnelle.
Une fois cela dit, le nouveau régime doit être juridiquement et politiquement encadré.
On ne connaît d’autres solutions que la rédaction d’une nouvelle constitution et l’organisation de nouvelles élections.
Toute autre solution est utopique.
Eh bien! ce jeu de mots Genève/Berne m’avait complètement échappé.
Le spectre de l’Etat défaillant! Un bilan de fin du monde.
Quelle belle démonstration d’une imbécilité criminelle que cet article: les chiffres sont édifiants, les rapports accablants, un bien triste bilan à mettre à la gloire de ces fanatiques écervelés mais que les familles malgaches vivent malheureusement douloureusement dans leur chair.
Faut-il vraiment mettre chaque fois le pays au bord du gouffre, pour espérer enfin revenir à un peu de raison? Oui, la notion de “crime économique” est le plus adaptée: ça tue, mais ça a la vie dure. Dans l’esprit de certains forcenès, il faut tout casser et tout brûler pour soi disant “mieux reconstruire”. Lourd héritage du trotskisme, véhiculé par les MFM et consorts depuis 1972, et jusqu’ici on n’arrive pas encore à en guérir! Le mythe de la table rase, comme dans la méthode de culture sur brûlis, en quelque sorte. Quoique nous soyons bien placés pour savoir désormais que le sol ne s’en remet pas de ces feux à répétition…
L’autre crime, institutionnel cette fois. qui touche à l’autorité légitime. Perte de contrôle territorial, érosion de l’autorité légitime dans les décisions collectives… Mais il faut arrêter de s’auto-détruire de cette façon! Assez de tuer l’avenir de Madagascar! Assez de confisquer le devenir de nos enfants! Le bling-bling pokaty n’en vaut pas la peine…
J’apprécie le GLISSEMENT sémantique de M.andriantsimbazovina depuis le début de la crise. Mais ce n’est pas suffisant…
Il est loin le temps ou le putsch était sans gravité et où seule importait la participation à une transition boîteuse, n’est ce pas ??
Vous prônez, M.andriantsimbazovina, la non-violence à la Gandhi ?? Mais adressez vous donc aux Cdt Charles et compagnie, au Capsat, à la foule manipulée qui a déferlé sur Ambohitsorohitra, à la foule endoctrinée qui a anéanti l’entreprise malagasy la plus florissante (et qlqs autres).
Voyez la réalité en face. Après la catastrophe politique et institutionnelle, nous plongeons vers la catastrophe économique, sans échappatoire car les miracles n’existent pas.
Et il n’y a pas d’autre responsable que le responsable politique qui veut à la fois être challenger et arbitre !!!
Relisez Gandhi!
Pour la responsabilité, elle est collective!
La lecture de ce forum est édifiant!
La lecture de ce forum est édifiantE pour ceux qui, du haut de leurs diplômes et distinctions, refusent la remise en question.
Désolé, mais votre serviteur à quelques difficultés visuelles qui l’empêchent de se relire sur écran! Et comme par souci d’économie de papier et de cartouche d’encre, il n’imprime pas systématiquement ses réponses, il peut rester des coquilles!
Vous savez, je n’ai pas honte de mes hauts diplômes et de mes distinctions.
La remise en question? C’est la base même de mon travail d’universitaire.
On doit le faire après observation de toutes les données et de tous les éléments.
En l’état actuel des choses, l’important est de sortir le pays d’une impasse.
Tous ceux qui se contentent de réclamer des solutions irréalistes ne font que renforcer la crise.
Il n’y a pas de glissement.
Je n’ai pas changé de position: essayer de trouver une porte de sortie raisonnable dans l’intérêt du pays et du peuple Malagasy.
A part cela, je vous recommande de relire Gandhi.
La catastrophe que vous évoquez, elle a débuté en 1975. 1991, 2001, 2009, rien de nouveau sous le soleil!
La responsabilité? Elle est collective!
La porte de sortie? Elle doit être trouvée collectivement.
Pour tout vous dire, M. andriantsimbazovina, je n’ai et je n’aurai jamais le temps de lire Gandhi… C’est vous qui le citez; je me contente humblement de me référer à son image de pacifiste dont devrait s’inspirer les tenants de la “transition”.
Je n’ai pas le temps de lire Gandhi comme 99,9% des personnes directement concernées par ce “putsch illégal” ou plutôt, “putsch ex-illégal et futur-légal” …
Je n’ai pas le temps de lire, car je suis “bassement” préoccupé par le lendemain, comme 99,9% de mes concitoyens : Et je ne peux m’empêcher de penser que Ravalo, c’était pas le Pérou, mais c’était mieux que la Bérézina actuelle !! Et je persiste à penser que la Bérézina n’est pas ce long fleuve tranquille que vous voulez nous faire traverser avec des oeillères.
De quel côté est l’utopie ?
Dont acte.
Ne reprochez pas à ceux qui peuvent le faire de le faire. Et ne croyez pas que ceux qui ont des hauts diplômes ne sont pas préoccupés par le lendemain!
Vous le voyez bien! Vous êtes “bloqué” au “putsch illégal”! Il y a eu un renversement d’un régime à la suite d’une insurrection.
Maintenant, c’est à nouveau la Transition! Au lieu de se focaliser ce passé récent, nous devons travailler pour réussir à instaurer une vraie démocratie.
Il faut bien sûr tirer les leçons “insurrectionnelles” du pays, mais nous devons nous en servir pour un lendemain meilleur!
Bien sûr, notre tâche est difficile car nous devons le faire avec une classe politique élevée dans ce système!
@ M. Andriantsimbazovina
J’apprécie particulièrement votre hauteur de vue et votre pondération, on le voit, nourrie de savoir et d’expérience, et que vous voulez insuffler à tous dans la cacophonie actuelle, en particulier à votre ami Ndimby pour lequel vous avez visiblement beaucoup d’estime.
Une réserve toutefois. Certes, Mahatmah Gandhi est une icône respectable, mais une icône quand même. Qui plus est, qui date.
Croyez-vous sérieusement que la langue de bois soit d’une grande efficacité dans ce combat pour la reconstruction nationale, quand en plus, on s’adresse à des interlocuteurs qui ont pris le parti de faire les sourds et aveugles au monde qui s’écroule à leurs pieds? Dans ce cas précis, ce n’est pas de la tautologie, mais bien un sursaut salutaire de celui qui veut sincèrement apporter sa pierre à l’édifice. Il a donc le défaut de sa jeunesse (j’y vois pour ma part une qualité): celui de ne pas biaiser et d’attaquer de front les problèmes à mesure qu’ils se présentent (et il les voit plutôt venir de très loin). Sans jamais se départir de son choix de subtilité et de respect d’autrui.
Nous ne pouvons nous permettre le luxe de l’attentisme quand les dommages du séisme que le pays a essuyé sont à ce point gravissimes et galopants. Votre famille a sans doute le privilège d’être épargnée par les affres du quotidien, mais Ndimby entend les souffrances de ces familles à la dérive de la paupérisation. Son entêtement relève à cet égard du service public: oui, nous avons besoin de la clairvoyance et de la pugnacité de tous ces Malgaches un brin héroîques, qui n’hésitent pas à se mettre en danger pour une cause qui dépasse leurs seuls intérêts.
@Maminah,
Ma famille n’est pas à l’abri de quoi que ce soit.
Je ressens tout aussi bien les souffrances sinon je ne dépenserai pas mon énergie à essayer de trouver des solutions ici sur Fijery que ailleurs…
Tenter de trouver une solution raisonnable n’est pas de l’attentisme!
Ndimby
Et si l’Etat malgache n’aura jamais été rien d’autre qu’un mirage…
Quand on voit la vitesse à laquelle il se délite on se demande vraiment s’il n’y a jamais eu véritablement d’Etat.
On ne refera pas le nième inventaire de tous les méfaits de la hat dont à mon sens le pire c’est d’avoir balayé toutes les valeurs et les fragiles normes établis. C’est cela qui fera le plus de dégâts à long terme. Perdre le sens commun et le respect des règles.
Car finalement ces règles n’en étaient donc pas, malléables à l’infini au gré des intérêts. Ce que je trouve hallucinant c’est de constater qu’on essaye malgré tout d’y recourir, vas y que je te saisisse le Conseil d’Etat qui lui même a fermé les yeux sur tout ce qu’il ne voulait pas voir et j’arrête là la chaîne des conneries ! On se base sur des règles et des institutions que l’on a soi même bannies.
Madagascar est devenu le centre mondial de l’irrationalité, si on veut savoir ce que c’est il suffit d’observer ce qui s’y passe, on y perdrait son latin et le chinois c’est rien à côté. C’est la raison qui s’affole, a-t-on jamais vu ça?
J’admire et j’encourage les gens comme toi Ndimby de vouloir sans cesse donner un sens aux choses, de rester sur le même fil et d’instaurer vaille que vaille de véritable bases de réflexion car franchement c’est écœurant.
Je veux parler du vahoaka, je ne dis plus “peuple” car c’est devenu un terme labellisé hat, le passeport de toutes les conneries, heu je voulais dire de tous les abus.
Le Vahoaka EST la composante essentielle d’un Etat, toi, moi, nous… Nous laissons faire finalement. On peut se trouver toutes les excuses mais au final si ça continue comme ça, nous serons les dernières victimes en en ayant été les premiers bien sûr. Il ne faut pas sortir de la CEDS pour se rendre compte que le bon sens fout le camp à vitesse grand V!
Si la majorité de la population se décidait à se mettre dans la rue en rang compact avant que les sentiments de haine ne dégénèrent, la démonstration de force balayera ce pouvoir, moi j’en suis intimement persuadée. Je crois en la force qui transcende, comme au basket où aucun mot, aucune consigne n’aura été donnée mais les sentitments qui convergent vers une même chose.
Les Eric RABARY, c’est ça la jeunesse. Peut-être que cette génération a autre chose à proposer que du Boney M fatigué? Beurk.
Et nous revoilà dans l’insurrection!
D’accord, n’appelons pas “putsch anti-constitutionnel” un instant ce qui s’est passé en mars. Comment va-t-on l’appeler ? Exercice de démonstration de force avec chars blindés, lance-roquettes, kalach en plein Tana juste contre 1 homme élu par les autres ?
Un des problèmes que nous vivons dans notre société, c’est cette sorte de mesure pour se donner bonne conscience, que les intellectuels appelleront tolérance ou ouverture d’esprit appliquée à tout-va. Une telle attitude conduit fatalement au compromis et à la compromission. Je fais partie de la génération qui va balayer les immondices éparpillés par la HAT; à défaut de bons exemples à suivre, j’analyse au moins les contre-exemples à ne pas suivre. Ma conclusion : je ne VEUX PAS tolérer les crimes ni FAIRE SEMBLANT. Ou alors, changeons nos lois et arrêtons l’hypocrisie (la tolérance guidée par la couardise), supprimons les prisons et les tribunaux. En anglais, la mission des forces de l’ordre est “law enforcement” que l’on pourrait traduire par “mise en vigueur de la loi”; une manière de reconnaître qu’il y aura toujours des récalcitrants dans l’application des lois. Que faire dans de tels cas ? Tolérer ? Baaah, laissons-les faire, laissons-les vivre?
Pour résoudre le problème, séparons la dimension qui tient des idées politiques de celle qui tient de la manière, des actes qui ont été perpétrées.
“Tolérance:
Un américain se présente à un bureau de l’immigration de son pays et fait savoir qu’il veut le quitter. “Ah ? pourquoi ?” lui demande l’agent. Eh bien, j’ai vécu les années 60 quand notre société s’affichait encore chrétienne et interdisait les relations homosexuelles. Puis notre société s’est libéré dans les années 70 et tolérant les relations homosexuelles. Dans les années 90, nous acceptons les relations homosexuelles. Je veux partir avant qu’elles ne deviennent obligatoires.” J’ai des copains/copines homo je crois ; s’ils essayent de me tenter, ils savent que mon attitude sera sans équivoque. S’ils forcent, je me défendrais non pacifiquement. Je prie qu’ils ne me forcent jamais avec un kalach. Cela s’appellerait un viol; et ça marche même entre hétéro. Et c’est ce qui s’est passé dans notre pays. Je vois mal Gandhi dire pacifiquement “je vous montre ma voie …”. A vous de remplir les “…”.
Un peu de cynisme: des diplomates auraient dit “il n’y a pas assez de morts encore à Madagascar pour qu’on s’y intéresse”. Peut-être qu’en Inde, la démographie aidant, finalement on peut en sacrifier quelques uns ? Il ne faut pas se leurrer, Gandhi était pacifique, comme Jésus; mais ses suiveurs ont trinqué. Pourquoi pas nous ? Parce que les quelques 1000 à 2000 à qui profitent les crimes ne sont que 2000 maximum et eux ont commis des crimes: vols, meutres, etc… à moins que je me trompe, et je le reconnaitrais si on me le démontre.
Ah mais, on me prend pour un canard sauvage !
Que proposez-vous de réaliste? de faisable sans mettre le pays à feu et à sang?
Pour moi, ce qui me chagrine ce sera les années futures que nous passerons à reparer les betises de cet enfant !
Car detruire est facile, mais pour construire et revenir à notre niveau en Septembre 2008, ca nous prendrait combien de temps 3,4,…7,10,20 ans ???.
Pour vous dire que toutes les entreprises (au moins les demi-douzaines que je connait, avait tout leur voyant en vert quand ils ont fait le budget 2009, et à cause de ce petit C.., tout est tombé dans l’eau)
Pour vous dire qu’une institution étatique prevoyait 1100 milliars d’ariary de recette, et qu’ils même pas atteint les 60% qu’en même periode en 2008.
Pour M. Andriantsimbazovina, je suis vraiment impréssionné par votre connaissance depuis que vous avez participé à ce blog, néanmoins, je reprend ici la citation de Michel Audiard dans Un Taxi pour Tobrouk (1960) que :
“Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche.” ;-)
Une brute qui marche s’épuise toujours, et tombe un jour!
@ Andriantsimbazovina
Heiddeger fut un brillant universitaire allemand, qui avait raflé toutes les honorifications académiques, ce qui ne l’a pas empéché de défendre l’indéfendable…..
A méditer.
Cher Kudeta,
Voilà le gendre de comparaison qui n’est pas raison. C’est une insulte gratuite mais qui ne me touche pas. Pour n’importe quel être sensé, mettre en parallèle l’Allemagne Nazi et Madagascar 2009 est une absurdité.
On est nombreux à déplorer la situation politique de notre pays. Personnellement, je l’ai déploré dès 1975 jusqu’à aujourd’hui.
Au lieu de tenter de trouver des solutions, beaucoup de compatriotes ne font que s’invectiver et s’insulter.
Avec cela on ira loin!
Monsieur le professeur andriantsimbazovina,
La situation de l’Allemagne des années 30 est différente de Madagascar 2009, tout à fait d’accord, je ne l’apprends pas…quoique des faits comme la délation, les arrestations arbiraires, les actes d’intimidations et d’humiliations du régime actuel ça rappelle tout régime dictatorial (nazi ou stalinien inclus).
En revanche, comme Heiddeger, vous mettez en avant vos “hauts” diplômes pour tenter de donner une légitimation à un coup d’Etat. Un coup d’Etat a pour corrolaire l’arbitraire et la violence, ce n’est que comme cela qu’un régime putshiste peut continuer à durer. Tout cela doit passer par pertes et profits ?…; ce que vous ne faites pas, par méconnaissance ou intention délibérée. Faire la politique de l’autruche, en tentant de minimiser comme vous le faites ces faits gravissimes, c’est s’attendre encore et toujours à d’autres secousses violentes.
Et condamner un coup d’Etat , comme cela a été répété maintes fois, c’est pas être pro Dada ou pro machin, c’est défendre l’intégrité d’un pays, et des valeurs de démocratie.
Je suis choqué de lire dans vos écrits que le fait que le rapport de force (en terme militaire) penchant actuellement du côté de Rajoelina, il faut par conséquent l’accepter et composer avec.
Je suis favorable à un esprit de réconciliation (en cela le professeur Zafy a de bonnes intuitions, et je pense sincères), mais il faut aussi savoir appeler un Chat un Chat, et c’est chose que vous ne faites pas, en vous cachant derrière quelques sophismes juridiques.
Cher Kudeta,
Sur le premier paragraphe, il y a une grande différence entre un régime totalitaire (régime nazi, régime stalinien, régime maoïste, régime kim il sungiste ou kimiljongiste, régime castriste, etc…) et un régime dictatorial (beaucoup en Asie (Birmanie, Indonésie, …), en Afrique (la liste serait longue et il faut y ajouter les régimes Malagasy depuis 1975…), en Amérique Centrale et du Sud).
Je crois avoir écrit plusieurs fois ici même les condamnations de tous les actes et toutes les actions de tous les régimes à Madagascar y compris ceux de la HAT.
En revanche, si je condamne les coups d’Etat, je refuse catégoriquement de le faire dans les termes qui sont souvent véhiculés sur beaucoup de forums! Il s’agit de condamnations partisanes: si on les condamne, il faut avoir le courage de le faire pour tous les régimes depuis 1975.
Quand à la légitimation, je ne cesse de rappeler à toutes et à tous que l’histoire des relations internationales, le droit international public et le droit constitutionnel ne proposent rien de ce que nombre de partisans de Ravalomanana souhaitent et réclament.
Pragmatiques, les règles internationales et constitutionnelles exigent de tout nouveau régime d’organiser des élections. Il n’y a pas d’autres solutions.
Pragmatiques, ces mêmes règles tiennent compte aussi des rapports de force (il en était déjà ainsi en 2002-2003).
Et je répète que notre devoir est d’aider à l’instauration d’un régime stable et véritablement démocratique.
Le réalisme et le pragmatisme impliquent de le faire avec Andry Rajoelina pendant la Transition. Après les urnes choisiront.
Ceux qui refusent cette solution ne font qu’enfoncer le pays dans la crise car il n’y a pas d’autre solution réaliste – c’est-à-dire faisable pacifiquement – en magasin.
Enfin, cher Kudeta, le juriste et politiste que je suis a l’habitude de remarques du type “sophimes juridiques”.
Ce n’est pas bien grave: le juriste et politiste est là pour proposer des solutions en fonctions de règles et normes connues.
Après les acteurs politiques doivent aussi faire leur choix.
“Je crois avoir écrit plusieurs fois ici même les condamnations de tous les actes et toutes les actions de tous les régimes à Madagascar y compris ceux de la HAT.”
Monsieur Professeur,
Pouvez-vous nous indiquer (ou rappeler pour ceux qui prennent la discussion en route) vos 2 ou 3 principaux reproches à l’encontre de l’actuel régime HAT ?
Merci d’avance.
Et toc ! Bien entendu, les esprits chagrins et partisans ne voient que méchanceté et haine dans vos analyses. Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre, et reconnaissons qu’il faut un minimum de bon sens et d’intelligence pour apprécier votre propos à chaque degré. Hélas, trois fois hélas ! c’est ce qui manque le plus à la majorité de nos concitoyens. Sans vouloir offenser qui que ce soit. Cela dit, je trouve la citation de Michel Audiard parfaitement appropriée. Etle film est un classique. Bien à vous.
Je suis un fan de Michel Audiard, mais il ne faut pas non plus le lire et l’entendre au premier degré! Il serait le premier à en rire!
Si Audiard était Aristote ou Platon, cela se saurait!
Chers compatriotes,
Bien sûr que la situation est grave. Mais elle est grave depuis les années quatre-vingt.
Le communisme du boky mena et les Transitions multiples ont rendu le pays en faillite! Ils ont fait plus de mal au pays que le colonialisme.
Il y a un fait: le pays est en “transition” depuis 1975. Son mode d’alternance est celui de l’insurrection.
C’est pourquoi, sans approuver cette façon de faire, on peut trouver curieuse la soudaine aversion de certains pour l’insurrection de 2009 alors que tous les régimes précédents sont issus d’une situation insurrectionnelle, y compris celui de Ravalomanana en 2001. Le crime institutionnel est celui de tous les anciens présidents y compris M. Zafy. Que celui qui n’a jamais fauté, jette donc la première pierre. J’ai toujours écrit ici et je le répète: tous putschistes, chacun à sa façon, directement ou indirectement.
Certains parlent ici de crimes, de banditisme de la HAT. Chiche, faisons la liste des crimes et délits, mouvance par mouvance! Les partisans devraient se taire avant de distribuer des mauvais points.
Cela n’excuse pas la HAT, nous devons faire preuve de lucidité pour tenter de trouver une solution durable.
Les fameux accords de Maputo proposent une porte de sortie. Tout le monde peut constater que personne, je dis bien personne, ne peut prétendre avoir facilité le consensus pour l’application de ces accords. On ne peut que déplorer que des sites internet partisans prétendent que X ou Y serait source de blocage alors qu’ils font feu de tout bois pour que la Transition dure…
Cette position est à la source du blocage.
Cher Ndimby, dire qu’il ne faut pas légitimer par principe un nouveau régime sous prétexte qu’il serait issu d’un “putsch illégal” ne nous fera pas avancer d’un iota.
La réalité est que, cette fois-ci, Andry Rajoelina a conduit l’insurrection, qu’il est aujourd’hui à la tête de la Transition.
En science politique et en droit, tout régime de Transition doit faire avec celui qui est au pouvoir.
En revanche, il est du devoir de tous de faire en sorte que la Transition conduise à une véritable démocratie et à une une stabilité.
Pour cela, il n’y a pas trente six mille solutions: faire une constitution différente des précédentes et adaptée au but que l’on veut atteindre, regarder le passé en face en prônant un processus vérité et réconciliation.
Il semblerait que ni les politiques ni les forumistes ne sont prêts à aller dans cette direction.
ON EST PRêT à TOUT !!
Vous pensez bien !! Après avoir entrevu pour la première fois entre 2003 et 2008 que l’épanouissement était possible en dehors des vieilles recettes marxistes ou françafricaines, vous pensez bien qu’on y croit et qu’on lâchera pas !!!
Concernant la probabilité d’avoir des éléctions équitables avec un président de transition à la fois juge et partie, jetez un oeil sur le site de NJ’notepad …
Mais sans vous donner cette peine, reconnaissez que la réponse est NIET !!
Quel épanouissement sauf pour une minorité?
Pour ne citer qu’Antsirabe, ma ville natale, dès sa prise de pouvoir le président Ravalomanana a décidé de fermer le marché de Sabotsy pour modernisation.
Depuis, les rues environnantes sont devenues le marché. Cela a mis en faillite nombre d’artisans des quartiers environnants. Les clients ne peuvent plus passer par ces rues car il faut faire 2 à 3 kilomètres de détours (à pieds et à vélo c’est une perte de temps).
La mairie (installée par le régime) a décidé d’interdire aux tireurs de sarety de venir en ville dans la journée alors que c’est leur gagne pain…
Les terres environnantes ont été achetées pour une bouchée de pain par la société Tiko.
Cela étant, je n’ai rien personnellement contre Ravalomanana.
Je dis simplement que une page est tournée. Il nous faut bâtir un nouveau régime débarrassé des pratiques passées et présentes.
@Steph:
Une précision pour les élections. Le président (quel qu’il soit) ne sera pas juge et partie. Si toutes les mouvances acceptent de participer aux élections (c’est souhaitable) et si comme il est prévu, ces élections sont organisées par un organe indépendant sous supervision internationale, je ne vois pas où est le problème.
La méfiance (compréhensible) des uns et des autres en matière d’élection vient du fait que par le passé depuis 1975, tous les présidents ont triché, Ra8 y compris.
Connaissant le système, ils craignent de perdre dès qu’ils n’ont pas la maîtrise des élections.
Il y a du travail….
@Kudeta,
Bien volontiers tout en précisant qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il existe au sein de la HAT des véritables patriotes, des gens décidés à changer les choses et à développer notre pays.
- Corruption de certains.
- Violences condamnables de certains.
En clair des pratiques courantes de la classe politique depuis 1975. Ce n’est pas étonnant: il suffit de voir comment est composé le régime de Transition.
Les malagasy dans leur art!!! l’art de tout faire de travers, à croire que le génie à outrance est dans leur gène.
A long ou à moyen terme, ça va nous repéter en pleine gueule. En ce moment là, ça nous fera moins mal puisque l’on sera déjà immunisé. Le seul hic c’est que ce sera encore plus violent.