Réflexions sur la vie politique malgache…

25 octobre 2009

Le bon, la brute et le truand

Classé dans : Analyse, Opinion, Politique — Ndimby A. @ 11:32
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affiche_w434_h_q80On ne peut rire intelligemment des autres que si on sait rire de soi : parlons donc aujourd’hui des éditorialistes de Tribune.com. Ceux-ci ne se sont privés de dénoncer les abus, les dérapages et les insuffisances de la plupart des composantes de la société. Que ce soit la classe politique, la société civile, l’armée, le vahoaka, ou la foule. Toutefois, on ne peut être un critique crédible envers les autres qu’à condition d’être d’abord un commentateur fiable de soi-même.

Les éditorialistes de Tribune.com revendiquent leur rôle de contre-pouvoir, même si Patrick est plus adepte de la « carotte », tandis que Ndimby est plus féru du « bâton ». Nous ne sommes pas là pour plaire aux sujets de nos articles, mais notre rôle est de leur baliser la route pour qu’ils s’aperçoivent des barrières à ne pas franchir, au futur ou au passé. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais nous n’avons pas vocation à le cire-pompes ou le Goebbels de la Transition. Il y a déjà suffisamment de journalistes dans le wagon des conseillers spéciaux officiels ou officieux du pouvoir hâtif, qu’il est inutile d’en rajouter. La logique minimale veut que l’on joue le rôle de contre-pouvoir face aux gens qui sont au pouvoir. C’ est pour cela que la « neutralité » de Ndimby lui fait donner de simples tapettes sur le camp Ravalomanana et des coups de massue sur la mouvance Rajoelina, pour reprendre l’ expression d’ un forumiste. Personnellement mon leitmotiv reste «  Ni foza orana, ni zanak’i Dada », même si je reconnais que les uns me trouvent plus souvent sur leur chemin que les autres,

Etre journaliste dans un journal en ligne qui a choisi de mettre un forum à la disposition des lecteurs après chaque article, est le signe de l’acceptation a priori de se soumettre à la critique des forumistes, quel qu’en soit le ton, la virulence ou le degré de pertinence. Notre posture est donc une posture d’humilité : nous ne prétendons pas avoir raison tout le temps, ni sur tous les points, et à plusieurs reprises les critiques argumentées, même les plus sévères, nous ont invité à considérer d’autres points de vue possibles. A partir de là, le reste est question de nuances et de style rédactionnel.

Le chien aboie, la caravane passe

Le journalisme ou la communication est tout d’abord une confrontation de points de vue différents et de façons variées de les exprimer. Si les opinions étaient uniformes et faciles à concilier, la Terre se nommerait Paradis. Prenons l’exemple d’un simple fait divers : un chien traverse une rue mal éclairée la nuit, et se fait écraser par une voiture qui roulait trop vite pour s’arrêter à temps, malgré quelques coups de klaxon à la dernière minute.

Patrick A. écrirait ceci : «  Le conducteur a subi les contraintes cumulées d’une vitesse de x k/h et de l’insuffisance d’une luminosité de y lumens  ». Et rajouterait certainement quelques statistiques qu’il trouverait à coup sûr de derrière les fagots d’Internet pour établir la corrélation entre taux d’accidents, race des chiens écrasés et marque des véhicules coupables. Car notre ami est un vrai prince du Geekland, et si une information existe sur le vaste web, il est capable de la trouver, aussi bien cachée soit-elle. Et il finirait sans doute par un de ces traits d’humour pince-sans-rire dont il a le secret, et qui nous enchante tous.

Quant à Ndimby, il raconterait également les faits de manière assez objective, mais en guise de « câpres et cornichons » (dixit Patrick en parlant du style de son compère), traiterait le conducteur de chauffard ou d’handicapé visuel, s’interrogerait sur la recrudescence des problèmes de sécurité à Madagascar depuis le 17 mars 2009 (« et qui donc maintenant font des victimes même parmi les chiens »), remettrait en question  la gestion de l’éclairage public par la Commune urbaine etc. Et la chute de l’article déboucherait certainement, soit sur une petite pique à l’endroit de certain ministre (singulier de rigueur) qui passe plus de temps à cirer les pompes de Andry Rajoelina qu’à s’occuper efficacement de sécurité publique, ou par une formule du style : « Le chien a aboyé, et la caravane lui est quand même passée dessus ».

Questions pour un champion

L’anecdote du chien écrasé tente de démontrer que devant exactement la même situation, il peut y avoir autant de façons de voir et d’interpréter, qu’il y a de spectateurs et d’interprètes. Et si cela est vrai pour un chien écrasé, cela ne peut que l’être également pour une crise politique. Vivons-nous un coup d’Etat ou une Révolution salutaire ? Andry Rajoelina est-il le sauveur ou le fossoyeur de ce pays ? Marc Ravalomanana était-il un grand leader avec quelques défauts, ou un parrain avec quelques qualités ? Dans sa réaction face au putsch, la communauté internationale fait-elle de l’ingérence contraire à la souveraineté nationale, ou bien de l’assistance à peuple en danger ? La France est-elle le grand marionnettiste de cette crise destinée à écarter le supposé francophobe Ravalomanana au profit d’un francophile plus servile, ou bien l’activisme châtaignesque est-il juste le reflet de la volonté hexagonale d’apaiser la situation dans un pays où les intérêts français sont nombreux ?

Ce sont quelques exemples de questions qui ne pourront jamais trouver de réponses sur une base rationnelle et tranchée. Tout comme personne ne peut prétendre être d’une neutralité sans faille devant les abus, les dérapages et les impacts que nous avons vus depuis janvier. Chacun a donc peu à peu pris position : soit par rapport à des hommes, soit par rapport à des principes, ou encore par rapport à des valeurs. Même si certains ne sont guère enclins à le croire, Patrick et Ndimby ne sont pas partisans de l’un ou l’autre des principaux protagonistes. Leur combat se fait au nom de valeurs toujours clamées par tous, mais jamais appliqués par personne : démocratie, libertés publiques, bonne gouvernance, de droits de l’homme. Notre vision de ce fameux retour à l’ordre constitutionnel passe par la dénonciation de la vénalité, de la brutalité, voire de la bestialité de certaines méthodes de prise de pouvoir depuis le retour à l’Indépendance en 1960, et dont il serait temps de tourner la page.

Patrick est un scientifique, Ndimby est un littéraire. Sur le plan de la personnalité journalistique, ils sont également assez différents, et les forumistes l’ont d’ailleurs compris. Le premier est plus modéré, plus pondéré et plus rationnel dans ses démonstrations. Pour lui, seule une information avérée, vérifiée et vérifiable mérite d’être publiée. C’est le penseur qui tourne sept fois sa plume (ou plutôt sa souris, geekerie oblige) dans sa main avant d’écrire. Le second marche plus au feeling et au flair, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de temps en temps raison sur ses anticipations. Un mail reçu récemment d’un forumiste pro-HAT lui a dit sur un ton de reproche : « Ndimby, on reconnaît que vous avez souvent raison dans vos critiques, mais ce que nous n’acceptons pas, c’est que vous les écriviez avec un ton ironique et méchant. Soyez plus gentil et essayez d’être plus sympathique ». Eh bien, essayons un instant d’être sérieux un instant : quand on a raison, c’est qu’ on n’a pas tort. Point barre.

Quand il s’agit de faire des remontrances sévères à un enfant ou un adolescent turbulent (et qui aurait mérité en d’autres temps quelques coups de martinet), on ne va pas le faire en donnant des sucreries, en usant de paroles bibliques et en adoptant la Gandhi-attitude. Une des failles de notre culture est qu’au nom du Fihavanana, on se refuse à appeler un chat un chat. Même quand il s’agit d’un sale matou sauvage ou d’un chat de gouttière, le Malgache va préférer dire que c’est un gentil lapinou ou un inoffensif nounours en peluche. Fan d’Eric Naulleau et d’Eric Zemmour (les polémistes de la bande à Laurent Ruquier), mais également de Sacha Guitry et de Jules Renard, j’apprécie ce bon mot du dernier cité : « Toute cette bonté me tue. Si je m’interdis d’être un peu méchant, à quoi suis-je bon ? ».

Des chiffres et des lettres

Qui se cache derrière les signatures ? Bien entendu, cela anime les fantasmes : un homme à l’imagination débordante s’est amusé il y a deux mois à répandre sur Internet la rumeur suivante : Ndimby serait en fait un regroupement de plusieurs français vivant dans l’Hexagone, et payés par Marc Ravalomanana pour être le rédacteur des trois sites anti-HAT. Aucune raison pourtant de lever le voile et faire un démenti, car nous continuons à penser que nos écrits sont plus importants que nos personnes. Le fait pour le lecteur de savoir qui est Patrick et qui est Ndimby ne rendrait pas nos éditoriaux meilleurs. Rappelons à ce propos, qu’ Hubert Beuve-Mery officia pendant plus de 20 ans comme éditorialiste du journal le Monde sous le pseudonyme de Sirius. Notons aussi que l’utilisation de pseudos est aussi une caractéristique de la presse malgache, dont certains journalistes ne resteront connus que sous leurs noms de micro ou de plume, depuis l’époque héroïque de la Radio Nationale avec ses Regor et Jean-Louis Rafidy, jusqu’au temps de la presse écrite avec Stéphane Jacob. Autre point porté à l’ attention de ceux qui aiment à donner des leçons de journalisme à Patrick et Ndimby en les accusant de quelquefois dépasser le seul cadre du factuel pour oser émettre leurs opinions : faut-il rappeler que par définition, un éditorial est d’abord un article d’opinion ?

Patrick est plus un homme de chiffres, Ndimby est un homme de lettres. Dans la rédaction, le premier est donc plutôt l’équerre et le second le compas, même si seul ce dernier aime associer les deux outils. Pour ma part, il m’arrive souvent de discuter avec des personnes qui me parlent des éditorialistes de Tribune.com (en bien ou en mal), tout en ne soupçonnant pas que je suis une des composantes  du binôme infernal. Cela donne souvent lieu à des situations cocasses. Ainsi, un homme passionné de divination physionomiste, surtout quand il est passablement abreuvé de THB, m’a révélé le fruit de ses recherches poussées, sinon poussives à partir des style d’écriture. Patrick serait un sage à lunettes, d’une silhouette corpulente, chauve, à la voix douce et reposante, qui roule dans une grosse 4×4 et serait végétarien. Ndimby serait un malingre teigneux aux cheveux longs, style rat de bibliothèque soixante-huitard, à la voix criarde et nasillarde, qui assourdirait tout le monde au son de sa moto en échappement libre, et se nourrirait de steak tartare. A part les lunettes de l’un et la bibliothèque fournie de l’autre, ces portraits dessinés au houblon ne sont bien sûr que des fadaises.

Ce qui rapproche les deux éditorialistes de Tribune.com est bien plus fort que ce qui les différencie, car ils partagent trois points communs de poids. Primo, un statut de bénévole, et donc de libre penseur, au sein de la rédaction. Secundo, un véritable attrait pour le débat d’idées, sur n’ importe quel sujet. Et tertio, une parfaite harmonie avec les principes d’esprit critique et de liberté qui prévalent chez Tribune.com. Certains aigris aiment de temps à autre engager des tentatives ridicules et vouées d’avance à l’échec pour créer la zizanie entre le « bon Patrick » et la « brute Ndimby ». Soulignons que tous deux aiment à parler du politicien malgache. Car comme on le sait depuis le film, après le bon et la brute, c’est le truand qui complète le tableau.

23 commentaires »

  1. @Ndimby,

    Ne vous justifiez pas!

    Vous faites votre boulot!

    On est d’accord ou on n’est pas d’accord avec vous, cela n’a pas d’importance.

    L’important est que le débat ait lieu pour la recherche d’une solution.

    Comment par andriantsimbazovina — 26 octobre 2009 @ 2:39 | Répondre

  2. Permettez-moi de vous dire que je vous trouve souvent sur mon chemin. Est-ce un bien ou un mal, je n’en sais rien. D’ailleurs, je ne comprends pas ce que je fais ici alors que j’ai 36000 chats fouetter :)
    Toujours est-il que dans la metaphore du chien ecrase, je trouve que votre ami Patrick pousse le bouchon un peu loin a mon gout. Le chien est ecrase et mort, et il trouve toujours des circonstances attenuantes pour excuser le chauffard. Non seulement, il excuse le chauffard, mais il se refere souvent, a titre d’argument, a des evenements passes, notamment en 2002, du genre, oui mais en 2002, il y avait aussi un accident de chien mort, mais personne n’avait rien a redire du chauffard, alors maintenant pourquoi on en fait tout un plat?
    Sincerement, est-ce que c’est avec un argument “passeiste” qu’on va faire avancer le schmilblick?

    Le « bon Patrick », la « brute Ndimby » et le truand “Miary”? :)

    Comment par Lili — 26 octobre 2009 @ 5:03 | Répondre

  3. Le bon Patrick et la brute Ndimby… c’est peut-être cette complémentarité qui fait le charme de Tribune.com.

    Moi, je vous imagine plutôt en Laurel et Hardy :D … pas dans le sens comique, mais au vu de votre complicité et votre capacité à retenir notre attention.

    Et ultime comparaison, en consultant les références de ces deux compères sur Wikipedia : « Leur salaire respectif n’a jamais atteint la hauteur de leur talent »… en tant qu’éditorialiste sur Tribune.com entendons-nous bien.

    Comment par Citoyenne malgache — 26 octobre 2009 @ 9:47 | Répondre

  4. “Un malingre teigneux aux cheveux longs, style rat de bibliothèque soixante-huitard, à la voix criarde et nasillarde, qui assourdirait tout le monde au son de sa moto en échappement libre, et se nourrirait de steak tartare”

    Hahaga, génial la pseudo-description, on s’en fout du physique du moment que le contenu est pertinent. Personnellement, je commente rarement sur madagascar-tribune pour juger le contenu de l’éditorialiste Patrick. Mais en général, tous les articles sont d’un très bon niveau. Quand au forumiste anti-HAT qui veut qu’on les aime, il suffit de se rappeler la définition du journaliste par Albert Londres :

    “Le travail d’un journaliste n’est pas de faire plaisir ou de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie.”

    Comment par achille52 — 26 octobre 2009 @ 11:59 | Répondre

  5. Ndimby et Patrick
    Vous etes deux compères inséparables pour nous les forumistes car vos articles sont à lire l’un après l’autre pour nous éclairer, surtout ces temps-ci où nos politiciens sont tous en voie de mutation, sur les faits et gestes de nos politicards (il faut dire les choses telles qu’elles sont!!!!)pour résoudre cette situation de crise.
    Vous etes nos projecteurs (à niveau différentiel) qui font un balayage des 4 coins et meme les recoins où se cachent souvent les bribes de leurs arguments.
    Heureusement qu’il existe deux points de vue complémentaires pour nous donner une raison de croire que notre terre patrie possède encore des issus pour éviter les pires situation.
    Malgré nos attentes sans fin, le fait de vous lire nous donne la patience.
    Merci et courage

    Comment par RAKOTOARISON Yves Etienne — 26 octobre 2009 @ 12:20 | Répondre

  6. Meme si les temps sont durs c’est toujours un regal de vous lire .

    Comment par Zaverty — 26 octobre 2009 @ 12:21 | Répondre

  7. « Le chien a aboyé, et la caravane lui est quand même passée dessus ». Trop fort !

    On pense aussitôt à ces bulldozers hâtifs qui entendent forcer tout sur leur passage, en dépit de toute raison. Qui balaient d’un revers de main les remises en cause que devrait pourtant leur inspirer la tournure des événements.

    Ndimby-Patrick, les contraires (vraiment ? Ca ne nous a pas sauté aux yeux) qui se complètent, mais surtout une équipe qui gagne. Vos éditos sont le bol d’air frais matinal qui redonne foi en l’espèce humaine. En tout cas, ils inspirent des forumistes qui entendent placer haut le débat. Les grands esprits s’invitent dans vos colonnes : Einstein, Heidegger, Descartes… Tribune.com initierait-il un débat d’un nouveau genre ? On a l’auditoire qu’on mérite …

    Comment par maminah — 26 octobre 2009 @ 12:48 | Répondre

  8. Vous n’avez pas à vous justifier ! Et quoi encore ? Sans cette dualité, vous ne serez pas bons. Mais vu la situation du pays aujourd’hui, permettez-moi d’applaudir le Père fouettard au lieu du Schtroumpf à lunettes.

    Donc Ndimby, vas-y, ne te gène pas pour tourner le couteau dans la plaie. Que ça fasse mal pour que l’Enfant s’en souvienne. Pete Seeger disait “Connaissez-vous la différence entre l’éducation et l’expérience ? L’éducation, c’est quand vous lisez tous les alinéas d’un contrat. L’expérience, c’est ce qui vous arrive quand vous ne le faites pas.” J’écouterais Patrick si les dirigeants actuels étaient éduqués pour faire face à leur responsabilité. Toutefois, en l’état actuel des choses, que les hâtifs apprennent sur le tas et ne pleurent pas quand Ndimby dit “Akorinao zay !”.

    Et gratuitement en plus.

    Comment par Tsiroanoman-didy — 26 octobre 2009 @ 1:23 | Répondre

  9. Ravalo était élu..et largement…ce pays est soi-disant un pays souverrain? alors un journal digne national ne devrait pas relayé la propagande d’un régime dont le sbire de la francafrik est d’abord un parisien au passeport francais..
    bref,un journal libre à Mada? ya pas…..
    seul un petit journal édité dans un ”fonckane’’sera peut-etre à la gènèse d’une revolution indispensable pour le peuple malgache pas les kolabos franco-gasy…

    Comment par canal baobab 13 — 26 octobre 2009 @ 3:09 | Répondre

  10. C’est vrai que ça serait bien de vous rencontrer et discuter, car on ne peut pas tout écrire..

    Comment par Nirina — 27 octobre 2009 @ 8:38 | Répondre

  11. je trouve les gens qui commentent cet édito de très bon niveau.Loin des débats stériles, méchants et haineux d’autres forumistes.

    Ce qui suppose que quelque part, les participants à ces édito trouvent vos idées et analyses intéréssantes et pertinentes donc dignes d’être discutées.

    Je ne peux que vous souhaiter bon courage et bonne continuation dans votre entreprise.

    Comment par mijajika — 27 octobre 2009 @ 9:33 | Répondre

  12. Efa ela ihany ny tena no te hifampitafa amin’ireo “tena mpanao gazety” mba hilazalaza sy hampahatsiahy ny zo sy adidy aman’andraikitra sahanin’izy ireo eto anivon’ny firenena sy amin’ny fandraisana anjara amin’ny famahanany olana mianjady amin’ny firenena sy ny vahoaka.

    Ianareo mantsy no “mpitarika ny hevitra”, “renirano ifaharana”, “maso mitily ho mpitari-dàlana” ka anisan’ny avay amin’ny lahatsoratra avoakanareo no iparitahan’ny hevitra maro isankarazany na marina io na diso. Tsy fanambarana vaovao izany fa fampahatsiahivana.

    Maro ny zavatra mila arenine eto amin’ny renivohitra indrindra indrindra ary manerana ny firenena amin’ny ankapobeny.
    - Anisan’izany ny fitaizana ny vahoaka hahay hitondra ireo mpitondrany sy ireo mpanao politika, hanambara sy hitory izay tsy mety ary hanandratra izay soa hita fa vitan’izy ireny.
    - Anisan’izany ihany koa ny fanampiana ho an’ny fivelaran-tsaina tsy ho tia kely sy hanara-dalana mba hampivoatra ny fiaraha-monina.
    - Anisan’izany ny fampahatsiahivana ireo mpamaky ny toe-tsaina tompon’andraikitra ka tsy hoe hiandry ny hafa foana vao handray ny andraikitra afaka sy tokony raisin’ny tena. (anisan’izany ny fanadiovana ny manodidin ny tena, ny tsy fandotoana ny fiaraha-monina, ny fanajana ny fiaraha-monina, sns)

    Maro ireo lahasa sy andraikitra mavesatra miandry ny mpanao gazety. Mora mantsy ny manatsafa sy mitsikera fa sarotra ny manabe ary eo no hita izay tena misongadina.

    Comment par Mitiyu — 27 octobre 2009 @ 10:43 | Répondre

  13. Mankatelina mandrakariva amin’ny lahatsoratra ataonareo

    Ianareo no fanilon’ny fiarahamonina, satria isika malagasy mantsy tsindraindray sady votom-pinoana no maty eritreritra, mampatsiahy ahy an’ilay zalahy notantaraina teto izay matin’ny hetaheta ka nihinana voasary anakitelo miaraka @ ilay labozia mitsilopilopy :-)

    Dia ho an’ireo manakiana, indramiko kely ny teny frantay manao hoe
    “quoi qu’on fasse, on a toujours contre soi:
    - ceux qui font la même chose parce que ce sont des concurrents
    - ceux qui font le contraire car ce sont des adversaires
    - ceux qui ne font rien, car ils trouvent toujours quelque chose de louche dans tout ce qu’on entreprend.”

    Dia farany dia farany, tokony hanambady maromaro ianareo mirahalahy, sitrany ahay mba mitombo ny isanareo :-)

    Mazotoa zalahy a!

    Comment par itoss — 27 octobre 2009 @ 11:46 | Répondre

  14. C’est bien beau tout ça, mais le Malgache perd toujours son temps à raconter des choses abracadabrantes pour expliquer des situations. Et l’on se perd dans les méandres du verbe et l’on ne comprend plus rien. Et justement, c’est le défaut du Malgache de ne jamais aller droit au but mais de louvoyer et à force de louvoyer, il ne sait plus où il va, toujours “tsy an’ny atsy tsy an’ny aroa” et pendant ce temps, la France décide pour tout le monde. Arrêtez les kabary sans fin et donnez vos opinions de façon claire au lieu de louvoyer sans fin

    Comment par RAKOTONIRINA Aubertine — 27 octobre 2009 @ 5:37 | Répondre

    • Madame Rakotonirina

      Quel genre d’opinion voulez-vous que j’exprime de façon claire ? Pourquoi voulez-vous que je vous suive dans un système bipolaire : na zanak’i dada na foza orana ?

      Comment par Ndimby A. — 27 octobre 2009 @ 10:07 | Répondre

    • Mme Rakotonirina,
      Très franchement, je ne comprends pas votre remarque. Tout est clair pourtant.
      Permettez-moi donc de vous donner un conseil : prenez le temps de lire tous les articles de Ndimby et vous comprendrez sa position. Vous verrez que ce n’est pas que du kabary, même si, je suis certaine, qu’il est aussi un très bon orateur.

      Comment par sevane — 28 octobre 2009 @ 12:34 | Répondre

      • Je les ai lu… et je peux dire que, de nos jours, le journalisme à Madagascar est un terrain d’hommes et de femmes d’un certain niveau d’instructions mais qui est à l’image de notre société et de notre évolution sociale/culturelle de ces dernières années.

        On paie aujourd’hui l’incohérence de notre système éducatif. Et, on continuera à le payer demain et sûrement demain, vu a manière dont on procède.

        Comment par Alidera A.R. — 28 octobre 2009 @ 12:32 | Répondre

  15. Oh!!! qu’ils sont laids et détestables nos panneaux de signalisation! tout autant que nos dirigeants quoi!

    On peut être content et heureux de nos journalistes parce qu’ils étaient, sont et seront toujours là au bon moment et au bon endroit pour nous guider. Ils nous ont évité pas mal d’embuches dans nos quêtes de développement.

    Comment par Alidera A.R. — 27 octobre 2009 @ 7:15 | Répondre

  16. Je n’ai pas d’avis tranché pour dire si c’est bien ou pas bien que tu fasses cette mise au point, d’ailleurs est-ce que tu me l’as demandé mon avis???

    Tu ne t’en rends peut-être pas compte mais les gens savent vous -Patrick et toi- situer d’instinct “journalistiquement”. Ils savent que vous allez là où nous voulons tous aller: vers la raison!
    Les scientifiques et les littéraires finissent toujours par se rejoindre sur les thèmes de liberté, de raison, d’éthique…Non?

    Donc que les gens soient d’accord avec vous ou pas, peu leur importe, ils acceptent la discussion parce qu’elle porte les éléments essentiels: les oreilles pour écouter, la pensée pour évaluer, les mots pour dire…et j’oubliais l’essentiel, les yeux pour pleurer(!!!)
    Il y a autant de monologues que de mouvances ou de premiers ministres dans ce pays mais aucun dialogue. Autant se parler tout seul.

    L’existence de ce genre de forum est en ces temps troubles, essentiel. On rejoindra l’état animal quand il n’y aura plus que le ventre pour crier famine et grand Dieu que cela n’arrive jamais.
    Personnellement, j’aime bien lire Jentilisa aussi, il a beaucoup de recul et une langue malgache impeccable.

    Au fait, le bon, la brute et le truand, ce ne sont quand-même que 3 belles canailles avec toutes ces alliances diaboliques. Alors tu peux te considérer comme le Bon parce que le bon c’est Eastwood. Alors là Eastwood…

    A la santé de nos meilleurs journalistes. Peace…

    Comment par Mmm — 27 octobre 2009 @ 11:59 | Répondre

  17. Pour vous je pense le truand c’ est RAJOELINA et la brute RATSIRAKA et RAVALOMANANA le bon et zafy le quoi??? le spectateur du conflit puisqu’ il est le plus neutre dans l’ affaire, pourtant pour sortir de la crise UN DUEL est impératif entre eux et celui qui dégaine le plus vite gagnera , mais attetion , dans le film le truand n’ a pas de balles dans son colt !!! alors qui va tirer pour lui ? ratsiraka ou zafy!! mystère

    Comment par BALITA — 28 octobre 2009 @ 2:06 | Répondre

    • Zafy, neutre? je n’y mettrai pas ma main!!!

      Comment par Alidera A.R. — 29 octobre 2009 @ 10:50 | Répondre

  18. Tsy io resakareo io no mahamaika ahy fa nahitaa ilay sary tao amin’ny http://www.madagate.com aho dia hoy aho tena fampanantenana poakaty ny an’i ravalomanana: na lalana n°44 na ny prison ao ambatondrazaka. Dia hoy aho hoe inona koa no andrasana fa tsy atao io lalana io raha te ho mamim-bahoaka, occasion izao ry tetezamita hahampafatarana ny voahoaka a, ary ireo olona ambony ao amin’ny prison ireo hamendrofendro sa hanao défit amindravalo fa hoe ataonao fa tsy alehany ia.

    Comment par sanana — 28 octobre 2009 @ 10:20 | Répondre

    • Quels sont les efforts que les malagasy ont consentis pour que l’on puisse effectuer des grands travaux?

      Et si on demandait à la HAT le riz à 500 Ar le kilo ou encore l’huile à 2000 Ar le litre?

      Comment par Alidera A.R. — 29 octobre 2009 @ 10:55 | Répondre


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