Au Nord- Ouest, rien de nouveau. Après deux jours de réunion, il n’y a rien à signaler du côté d’Addis-Abeba. Sceptique devant les pseudo-avancées de Maputo 1 et Maputo 2, nous écrivions le 27 Août 2009 le paragraphe suivant. « Apparemment ça coince déjà à Maputo, dès les débats pour l’attribution du premier poste sur les 457 à se répartir entre les mouvances, celui de Président de la Transition. D’un côté, le Président Ravalomanana revendique « N’importe qui, sauf Andry Rajoelina ». De l’autre côté, Monsieur Rajoelina clame « Personne, à part moi ». Et au milieu, Didier Ratsiraka qui tire des ficelles pour reconquérir une importance dans le jeu politique malgache. Quant à Albert Zafy, il se conduit en homme sage. Et au milieu de tout ce beau monde, mais à 1700 kilomètres de distance, le peuple malgache, qui travaille et paye ses impôts, mais qui subit les fadaises de sa classe politique depuis 1960 ».Vous remplacez Maputo par Addis-Abeba (et remaniez le chiffre de la distance), et vous obtenez un texte dont la pertinence semble être encore et toujours d’actualité, plus de deux mois après. Car sur le principe de la continuation des discussions entre les quatre leaders politiques, Maputo 3 a bel et bien eu lieu, mais a juste été déplacé géographiquement à Addis-Abeba.
Même si cela irrite certains lecteurs qui font remarquer (hélas, à juste titre) « que nous devons bien faire avec nos politiciens, vu que nous n’en avons pas d’autres », nous avons souvent manifesté notre défiance devant la classe politique malgache et les intérêts réels qui sous-tendent leurs actes, maladroitement camouflés derrière le fameux intérêt supérieur de la nation. Car les faits sont têtus depuis trois mois, malgré ce que Patrick hier mentionnait comme petits pas obtenus : une charte par ci, un consensus par là sur le nom de Mangalaza, une clé de répartition sur les strapontins. Mais dès que l’on s’approche du sommet de la pyramide, les discussions calent irrémédiablement. Les politiciens malgaches peinent à s’entendre sur une sortie de crise, et ce n’est pas en changeant la ville d’accueil ou le numéro de la réunion, que le résultat sera garanti. Depuis Maputo 1, on reste encore sur la même question : qui va diriger la Transition ?
Quelques heures après la signature des Accords de Maputo, nous en dénoncions déjà les ambiguités en anticipant certains problèmes. Puis face aux poussées enthousiastes après les accords d’Antananarivo en Octobre dernier, nous nous empressions de mettre un bémol le 7 octobre : « un accord sur ces quatre noms (Rajoelina, Mangalaza, Rakotovahiny et Zafy) est une bonne chose, mais il ne faut pas se fourrer le doigt dans l’œil : on dit que le diable se cache dans les détails. Les négociations sur les ministères dits « de souveraineté » (justice, intérieur, forces armées, finances et affaires étrangères) sont encore une autre paire de manches ». N’est-ce pas sur ce thème que Andry Rajoelina a affirmé avoir des droits avant son départ pour Addis-Abeba ? Cela annonçait déjà une bonne séance de boogie-woogie à Addis-Abeba.
Malgré ceux qui souhaitent, par optimisme, par conviction ou par naïveté, placer leurs espoirs dans la classe politique malgaches,Addis-Abeba 2 risque de faire chou blanc (1). Dans ce cas, le Groupe international de contact (GIC) va certainement sortir un communiqué pour noyer le poisson, et mettre le focus sur une répartition de strapontins et de poufs sur laquelle il y aura eu consensus, pour éviter de laisser croire que l’argent a été jeté par les fenêtres. En attendant Maputo 4 (qui pourrait se dérouler à Dakar, Port-Louis, Pretoria, au Caire ou ailleurs…).
Bien entendu, personne ne souhaite cette issue, mais il faut être réaliste : les politiciens malgaches ne sentent pas encore que le pays est au fond du gouffre, et pensent qu’il y a encore de la marge pour le marchandage. Or tant qu’ils auront ce sentiment, ils vont continuer le processus d’escalade, et ce jusqu’à ce qu’il y ait un vainqueur qui s’impose, par conviction ou par K.O. des adversaires. On ne sait trop quel sera l’indicateur qu’ils attendent pour se décider à ENFIN discuter sérieusement : les sanctions internationales, la guerre civile, ou les 100.000 employés du textile qui risquent de se retrouver dans la rue si l’AGOA n’est pas reconduit ?
C’est pour cela que nous écrivions déjà le 5 août 2009 : « sans vouloir jouer l’oiseau de mauvais augure, je ne crois pas trop en Maputo » Cela avait soulevé le courroux de certains. Trois mois après, il serait intéressant de voir la tête de ceux qui prédisaient déjà à l’époque le Paradis, avec Rajoelina dans le rôle de Saint-Pierre (si ce n’est de son patron). Car le principal obstacle à la sortie de crise, c’est l’état d’esprit des personnes qui négocient. Et cet état d’esprit n’est pas près de s’améliorer. Le Président Ravalomanana et Monsieur Andry Rajoelina ont encore trop de ressentiments récents qui vont les empêcher pour un certain temps de faire l’un envers l’autre les concessions fondamentales, qui sont pourtant les plus dures.
Ainsi, l’un et l’autre deviennent un facteur de blocage vers la sortie de crise pour le pays. Si Marc Ravalomanana s’en est rendu compte et a décidé de son propre chef et dignement de ne pas participer à la gestion de la Transition, Andry Rajoelina pour sa part ne l’entend pas de cette oreille. On ne peut pas lui en vouloir : pour avoir un sens minimum de ce fameux intérêt supérieur de la Nation, il faut une envergure minimum d’homme d’Etat, ce qui s’acquiert par l’expérience, le talent et les bonnes fréquentations. Or autour de lui, il n’y a que des griots qui l’encensent et l’hypnotisent au son de gargarismes du style : « c’est celui qui a tué le crocodile qui doit se parer de sa dentition ». Toutefois, il ne faut pas qu’il l’oublie : même si une certaine réalité du terrain lui est relativement favorable, le fait d’être arrivé au pouvoir par un coup d’Etat ne le rendra jamais légitime avant une élection, quoiqu’en disent ses thuriféraires. Et d’ailleurs, si Monsieur Rajoelina était aussi légitime que ça, il ne serait pas obligé de passer sous les fourches caudines de la communauté internationale. Celle-ci doit cependant commencer à s’impatienter.
Une solution qui serait possible pour aboutir à une sortie de crise rapide serait que Andry Rajoelina quitte la tête de la Transition, en rendant par exemple le pouvoir au triumvirat militaire à qui Marc Ravalomanana avait remis les pleins pouvoirs. Ces généraux mettraient en place un gouvernement civil qui organiserait les élections, tout en s’interdisant de se présenter. Par contre, tous les politiciens pourraient se présenter, y compris le Président Ravalomanana et Andry Rajoelina. Ainsi les urnes trancheraient une bonne fois pour toutes, et on quitterait ce schéma calamiteux de prise de pouvoir par la rue que seuls les adeptes de la loi de la Jungle peuvent approuver. Mais ne nous faisons pas d’illusions : ce schéma est impossible. On attendra donc encore la prochaine réunion convoquée par le GIC.
Ceci étant dit, même si nous constatons avec amusement avec le temps que plusieurs prévisions se sont avérées justes depuis Janvier, nous espérons nous tromper et entendre aujourd’hui qu’un accord a été trouvé, et qu’une vraie transition sereine pourra commencer. Mais à la différence de notre contradicteur préféré sur le forum de Tribune.com, nous ne fonctionnons ni au THB ni à aucune autre substance euphorisante. Aucune raison donc que nous nous mettions à croire à l’existence des éléphants roses. Le 8 Mai 2009, alors que les rumeurs d’accord politique circulaient, nous mettions en garde : « attendons donc de voir la Convention signée avant de sabrer le champagne, du moins pour ceux qui en ont encore avec cette crise. Les autres se contenteront de ranovola ». Depuis, on se rend compte que les accords signés dans la capitale mozambicaine ou le communiqué de presse du 6 octobre à Antananarivo ne semblent être que des péripéties sans importance. Même pas la cerise sur le gâteau, car il n’y a ni gâteau, et encore moins de cerise.
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(1) Le sage et bien documenté Patrick nous rappelait il y a quelques jours qu’une réunion sur la crise malgache avait déjà eu lieu à Addis-Abeba en Avril.
Addis Abeba
ou KA DISO AHO BABA … tsss
Comment par pitchboule — 5 novembre 2009 @ 2:21 |
il n’y a plus qu’à attendre … et espérer … qu’un éclair de génie vienne tous les frapper en même temps …
Comment par pitchboule — 5 novembre 2009 @ 2:23 |
” Une solution qui serait possible pour aboutir à une sortie de crise rapide serait que Andry Rajoelina quitte la tête de la Transition, en rendant par exemple le pouvoir au triumvirat militaire à qui Marc Ravalomanana avait remis les pleins pouvoirs. Ces généraux mettraient en place un gouvernement civil qui organiserait les élections, tout en s’interdisant de se présenter.”
Cela me semble une mauvaise idée, on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête des militaires, de plus ces derniers sont également bipolarisés, et le risque de manipulation est important.
L’idée la moins pire serait de donner la présidence au DJ, mais de donner aux autres mouvances tous les ministères clés, ainsi ce sera un homme sans pouvoir réels, et il ne pourra pas faire grand chose.
Comment par achille52 — 5 novembre 2009 @ 11:04 |
le peuple s’appauvrit. les politiciens se concentrent non seulement à Addis-Abeba et ses conséquences malsaines. les investisseurs francophones intensifient leur présence. N’est ce pas le retour à l’annexion de 1896 et de l’adage diviser pour régner, régner pour voler les ressources minérales, voler pour remonter l’économie et apaiser les impôts des contribuables de la Mère Patrie.
Comment par tononkira — 5 novembre 2009 @ 12:05 |
Soyons sérieux: peut-on honnêtement mettre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina sur le même pied d’égalité dans la responsabilité de cette impasse des négociations? Le premier n’a-t-il pas, dès Maputo I, fait preuve éclatante de sa sagesse, de son sens patriotique et de sa volonté de faire avancer la situation en renonçant de son plein gré, à la différence des 3 autres mouvances, à la gestion de la Transition? Avec cette réserve -quoi de plus légitime du reste puisqu’il s’agit aussi de sauver la face?-, avec cette réserve toutefois qu’elle soit conduite par quelqu’un d’autre que le putschiste?
Eh eh eh, en face, on ne connaît qu’un seul langage: manao bodo-ngeriny foana, encore et toujours! Mais si prendre les gens à l’usure n’est pas un procédé très honnête, ce n’est pas non plus un gage d’efficacité, une garantie que les choses iraient mieux au-delà. Car il est patent désormais que le ressort de la HAT est moins l’intérêt du “peuple” qu’il prétend incarner, mais de s’accrocher, envers et contre tout, à ce pouvoir mal acquis.
Mais au-delà de l’enjeu de cette Transition, je vois un péril plus lointain mais tout à fait redoutable: quand on est à ce point assoiffés de pouvoir, seront-ils en mesure d’admettre en toute objectivité et fair-play, un verdict des urnes qui irait à l’encontre de leurs stricts intérêts?
Un test déjà: leur soumettre ce schéma improbable mais ô combien légitime, de “rendre le pouvoir au triumvirat militaire à qui Ravalomanana avait remis les pleins pouvoirs”. A charge pour ces généraux de mettre en place un gouvernement civil qui organisera les élections… Imbuvable? Ce sera la preuve éclatante de leurs véritables desseins, qui n’ont rien à voir bien sûr avec le peuple.
Bravo Ndimby pour cette trouvaille! Elle est non seulement judicieuse mais sera aussi très révélatrice des véritables mobiles de ces “défenseurs du peuple”, à supposer seulement qu’on y ait été un tant soit peu dupes. C’est aussi, dans la foulée, un test pour ceux qui se retranchent un peu trop commodément derrière l’alibi du pis-aller…
Comment par maminah — 5 novembre 2009 @ 12:45 |
A dix à Beba, ou à 1000… rien ne changera. De toute manière, il n’y a que quatre là-bas, quatre mouvances qui ne sont pas forcément représentatives du peuple malagasy.
Une démarche bancale, informelle et mal née qui se substitue au(x) démarche(s) réglementaire(s), formelle(s) et républicaine(s). Tout se fait dans l’arbitraire en se livrant d’exercices cérébraux jonglant sur des “parallélismes se recoupant avec la situation de Madagascar”, en surfant d’un terme et concept savant à un autre. Tout se fait sans que l’on ne se rende pas compte des conséquences à long terme. C’est ce que j’ai qualifié de “singeries”.
A court terme, il y a la “paix”. Mais, à un moment donné ou à un autre, on rencontrera inévitablement le(s) même problème(s) au bout de la route.
Alors, par “pure” PARESSE, par “pure” MANQUE DE VOLONTÉ de vraiment comprendre les choses, au grand dam de la République et de la vraie démocratie, je propose alors que Rapetatsanga Andriapetatoko soit Président de Madagascar pour un mandat entier avec les structures que l’on a aujourd’hui. Les raisons pour cela ne manquent pas.
D’abord, il y a la question des ventres vides et âmes bons marchés sur lesquels cas il faudra penser à nourrir sinon ils constitueront toujours des obstacles à tous “développements”. Et, on sait que le pétrole est là pour “les et nous” nourrir, la Carte d’Identité Nationale biométrique pour nous sécuriser ainsi que nos votes, la communauté internationale pour nous venir en aide (la France en première ligne),…
Ensuite, parce que c’est la chose qui nous correspond le mieux. Une constitution ne nous servira à rien. A ce jour, “personne” n’a pu et/ou su donner une simple et claire définition et compréhensible par tous de ce qu’est une constitution, même pas notre spécialiste en la matière. De plus, en huit mois, on a pu démontrer que l’on peut effectivement se passer telle chose. Tout s’est réglé, peut se régler et pourra se régler en dehors de la constitution. A quoi bon d’en avoir une et d’y dépenser énormément de temps et d’argent?
Enfin, parce que l’on ne dispose de la capacité intellectuelle nécessaire pour une République, pour y vivre et pour faire vivre une République.
Alors, chiche, peut-être que ce sera dans ces conditions à que l’on trouvera notre vrai chemin.
Comment par Alidera A.R. — 5 novembre 2009 @ 12:50 |
SI CA NE REUSSIT PAS++
COLLEGIALITE =
mA pROPOSITION EST:
UN PRESIDENT DE LA RUE PUBLIQUE
UN PRESIDENT DE LA TRAIN GIC. ons
UN PRESIDENT SEINS BOL HIC
Comment par au secours — 5 novembre 2009 @ 12:50 |
Cet édito est très… amusant et reposant (pour une fois). Une sorte de mise au point qui certes n’évite pas les flèches envers le grand bricolage qu’auront été les recherches de solution dans cette crise.
En même temps et doucement les rélexions poussent doucement les protagonistes dans leurs retranchements. On ne peut pas toujours dissimuler les calculs et basses manoeuvres et prétendre que NON est une réponse digne pour ceux qui prétendent être, ou vouloir être, à la tête de la destinée de 20 millions de personnes.
Et pourquoi pas une présidence collégiale? Tout le monde c’est finalement personne et ce sera bien dans l’esprit d’une transition. Je pense que si c’est le cas il ne faudrait pas des cérémonies d’intronisation et tout le tralala protcolaire. Sobriété et au boulot vite!
Bien sûr que les éléctions seront dans les esprits de ces futurs acteurs et les calculs, on ne s’en sort pas mais puisque on y est, tant que la somme des vecteurs restera nulle, il restera une garantie d’équité pour tous les candidats.
Le problème c’est l’armée. Quelqu’un l’a souligné dans un post.
Tout le monde semble avoir oublié que les AK47 ont fait plier plus d’une volonté…
Tchao Ndimby
Comment par Mmm — 5 novembre 2009 @ 3:03 |
Si Addis Abebas sera echoué, les 4 muvance politique seront tous responsables car ils n’avaient pas la volonté de se plier, il ne pensent qu’à leur siège
Comment par Arivelo — 5 novembre 2009 @ 3:28 |
Ny mampalahelo indrindra dia ny olona tokony hamaky ny fanadihadiana lalina sy tsy momba ny atsy na ny aroa dia minia tsy te halala fa miziriziry fotsiny amin’izao no sady tsy mahalala ny ohabolan-drazana mano hoe ” NY HENDRY MODY VOKY FA NY ADALA MANESIKA IHANY ”
Mnadra-piresaka ê!!!
Comment par Dary Jaona na D.J — 5 novembre 2009 @ 4:36 |
vu sur pimaso.info
« il y a lieu de changer de registre afin d’élever les débats pour parler de géopolitique mais plus de politique d’épicier. »
Il paraît qu’un membre du GIC a mentionné que le problème de la crise malgache est qu’il y a derrière chacun des protagonistes des groupes d’intérêts qui n’arrive pas à s’entendre entre eux.
Zafy et Ratsiraka ne sont là que pour le respect qu’on leur doit dixit Manandafy sur TV Plus
Alors à vous de voir
Est-ce bien l’interêt superieure de la nation qu’ils discutent à Addis Ababa ou l’intérêt supérieure d’autre nation ?
Comment par itoss — 5 novembre 2009 @ 5:23 |
http://www.madatimes.com/images/doc/rosewood_logging_madagascar_2009.pdf
Comment par itoss — 5 novembre 2009 @ 5:59 |
Ka diso aho Baba. Ce ne sera pas Andry Rajoelina qui le dira ! Lui c’est la petite marionnette des gaulois qui clame haut et fort qu’il est le roi soleil.
Je ne suis pas de l’avis de l’auteur qui dit ” Quant à Albert Zafy, il se conduit en homme sage “. Il est en train de savourer sa revanche, derrière le putschiste Andry sinon pourquoi il avait reçu ce dernier chez lui le 28 Octobre 2009 à huit clos et pendant 25 mn ??? Quant à Ratsiraka, il nage entre quatre eaux tout en tirant la couverture sur lui ( ou plutôt sur sa fille ). Enfin Ravalomanana qui essaie de faire comprendre au monde entier qu’il a été victime d’un coup d’état.
Par contre, je suis d’accord avec vous, nos politiciens sont lamentables en disant qu’ils oeuvrent pour l’intérêt supérieur de la Nation. Ils devraient plutôt dire pour l’intérêt primordial de leurs poches.
Aucun des chefs de file ne doivent être à la tête de cette transition mais le ” Triumvitat ” militaire n’inspire pas aussi la confiance après ce qu’ils ont démontré jusqu’à présent.
Une transition se doit juste de faire marcher les affaires courantes donc pour ma part, il serait mieux qu’on mette une personne civile ” NEUTRE ” qui serait contrôler par les 4 vice-présidents de chaque mouvance. Aucune décision ne pourrait être prise qu’avec l’accord des 5 acteurs.
Comment par Baba kool — 5 novembre 2009 @ 6:50 |
je pense que TOUT CE QUI ARRIVE est la faute de ANDRY RAJOELINA , s’il n’ a pas fait ce COUP D’ ETAT , je pense que nous ne serons pas là ou nous en sommes, et plus c’ est encore LUI qui bloque la situation en refusant les propositions des autres mouvances; je suis sûre que ceux qui l’ ont poussé à renversé RAVALOMANANA ont compris la leçon maintenant, Je pense qu’ils ne vont pas demander à leur PUTCH de se présenter aux éléction 2012, RAJOELINA n’ est qu’ un profiteur il ne sait rien de la politique, maintenant tous les malgaches qui payent, surtout que ceux qui n’ ont pas voté pour lui, ou ceux qui pnt manifesté au place de 13 mai, je n’ ai qu’ une parole pour ceux qui ont poussé RAJOELINA au pouvoir ” DANSEZ MAINTENANT”
Comment par BALITA — 6 novembre 2009 @ 12:38 |
Balita (2)
Merci à l’avenir de ne plus utiliser ce pseudo qui est déjà celui utilisé régulièrement par un autre forumiste.
Ndimby
Comment par Ndimby A. — 7 novembre 2009 @ 12:36 |
“Les AK47 ont fait plier plus d’une volonté” (de mmm).
Sincèrement, je trouve les réflexions de Ndimby très bien montées et je voudrais lui soumettre une question dont ma réponse me mettrait sans doute dans la catégorie des extrémistes.
Dans une société, il y aura toujours des mécontents, des violents. Dans ce forum, on parle beaucoup de sagesse, paix etc… Quelle est donc l’option lorsqu’une minorité, un epsilon, use de la violence pour imposer ses choix ? J’ai déjà lu sur le forum, “la violence est l’arme des faibles”; oui c’est vrai, mais en état de légitime défense, j’en suis moins sûr. La différence c’est lorsqu’on est mort ou immobilisé à vie pour coups et blessures, on a moins la possibilité de montrer que l’on n’est pas “faible” … Je vois d’ici ceux qui sont farouchement contre; mais je vous dis, c’est facile de ne pas y penser quand cela arrive loin de soi. Mon gardien a été tabassé par une dizaine de “militaires”, je sais qu’une femme de ménage a été violée. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé la solution qui n’utilise pas la force physique (pas la violence: juste la force physique) pour empêcher ce genre de chose. Aidez moi à trouver la solution, à la comprendre, à l’accepter, à l’assimiler.
Comment par duck-selon-nj — 6 novembre 2009 @ 8:19 |
Pour Duck-selon-NJ (ça veut dire quoi ce pseudo ?)
Je me fais le porte parole de M. Andriantsimbazovina : Lisez donc Gandhi, si vous en trouvez le temps.
Plus sérieusement, je crois qu’il nous faut un expert gazier car il va falloir faire fonctionner 3 prez + 4 vices-prez + 5 prem-ministre + 6 vice-prem + … bref, une vraie usine à gaz.
Comment par stéph — 7 novembre 2009 @ 8:13 |
Addis ne donnera rien et dénouer nos crises DANS LE CADRE ACTUEL équivaut à cacher les saletés sous un manteau de Noë;
IL faut se rendre à l’évidendce: les Malgaches se haîssent parce qu’il n’y a pas de peuple malgache.
Nous avons affaire à des chefs de tribus (voire des chefs de bandes) qui veulent règner sur le pays.
Et comme ils ne sont pas représentatifs,
ils sont violemment contestés au bout de quelques années;
Et le processus se reproduit périodiquement.
IL faut donc procéder à une véritable REVOLUTION CULTURELLE ET ACCEPTER QU’IL N’Y A PAS DE PEUPLE MALGACHE ET NOUS ORGANISER EN CONSEQUENCE.
DANS CETTE PERSPECTIVE,IL NE FAUT PAS REPOUSSER l’IDEE DE FEDERATION, DE CONFEDERATION VOIRE UNE COMMUNAUTE D’ETATS INDEPENDANTS ET
QUE LE
MEILLEUR GAGNE.
Addis actuel ne fait que préparer le lit de l’armée , cette institution inutile et dispendieuse.
Comment par ramalahelo — 6 novembre 2009 @ 10:02 |
tsy aleon’ i Andry rajoelina ve mianatra mitondra TGV any frantsa aloha dia avy eo,miasa ao @ MADARAIL,fa sarotra ange ny mitondra firenena!sady efa potika tanteraka koa ny malagasy!
Comment par randriamampionona — 6 novembre 2009 @ 2:13 |
Mandrava, Mandoro, Mandiso Fanantenana, Manadino…Izay sisa no tena Hain’ny Malagasy. 06 Novambra…
Comment par Nary — 6 novembre 2009 @ 3:00 |
1ers résultats Addis Abeba
Trois Présidents : Monsieur Fetison RAKOTO ANDRIANIRINA, issu de la Mouvance Marc RAVALOMANANA
Monsieur Emmanuel RAKOTOVAHINY, issu de la Mouvance ZAFY Albert
Monsieur Andry Nirina RAJOELINA , issu de la Mouvance TGV
Comment par Kudeta — 7 novembre 2009 @ 1:28 |
A tous ceux qui vont dire à partir d’aujourd’hui “enfin les hommes politiques ont trouvé le chemin de la raison pour le plus grand bien du peuple”, je dis HALTE.
Finalement, au bout de 10 mois de crise :
Un seul homme politique a fait des concessions dans l’intérêt de la nation.
Deux autres ont reçu un cadeau qu’ils ne demandaient même pas ou qu’ils n’auraient jamais eu par des voies légales et démocratiques.
Le quatrième a finalement obtenu ce qu’il voulait à force de taper des pieds et de bouder.
Alors amis journalistes et forumistes, NE CONFONDEZ PAS RAISON et RESIGNATION.
Comment par stéph — 7 novembre 2009 @ 8:21 |
Je suis ô combien d’accord avec toi…
Comment par Mmm — 7 novembre 2009 @ 7:49 |
Ca ne durera pas. “chaqssez le naturel, il revient aau galop” Plus Ravalo fera dea cocessions
plus les autres, anti Merina rabiques lui marcheront sur la tête.
A MON AVIS, ADDIS N’AURA RIEN RESOLU mais il laissera à chaque camp le tempqs nécessa
Comment par ramalahelo — 7 novembre 2009 @ 4:07 |