Nécrologie : AGOA
C’est avec tristesse, mais dans l’espoir d’une résurrection pour 2011,
Que nous vous informons de la mort de
l’accès à l’AGOA pour Madagascar,
Assassiné par l’autisme d’hommes se prétendant d’Etat,
mais dont la compétence relève de la mythologie.
L’enterrement aura lieu le 1er Janvier 2010.
Sa famille : les dizaines de milliers d’ouvriers concernés, les centaines de milliers de dollars
de revenus, l’économie malgache, le secteur textile malgache.
Son cousin : le secteur textile mauricien.
La décision du Président Obama a été rendue publique le 23 décembre, avec effet le 1er janvier 2010. Rappelons que l’AGOA est un régime douanier préférentiel pour l’entrée aux Etats-Unis de certains produits de certains pays d’Afrique sub-saharienne, en fonction d’une liste de critères incluant démocratie et droits de l’homme. Il est donc tout à fait normal que les démocraties fantoches en soient exclues. Pour 2010, sortie par la petite porte donc pour trois pays : la Guinée de Moussa Dadis Camara ; le Niger de Mamadou Tandja ; Madagascar et Andry Rajoelina. Au niveau des chiffres de l’AGOA en 2008, les Etats-Unis avaient importé pour 324 millions USD de Madagascar, 106 millions USD de la Guinée et 44 millions USD du Niger. Question : est-il moral pour les Etats-Unis de pénaliser des entreprises d’un pays à cause de ses dirigeants politiques ? Hélas oui, car même injustes pour les victimes directes, les sanctions économiques (dont la suspension des aides internationales) sont le seul moyen de pression non-violente pour civiliser les apprentis dictateurs, qui ne peuvent comprendre d’autres langages que celui de la coercition. Eux ne s’embarrassent pas de scrupules pour savoir s’il est moral d’appliquer la Loi de la Jungle au XXIème siècle pour voler le pouvoir ou/et s’y s’accrocher.
Catastrophe économique prévisible
Depuis mon éditorial du 22 Juillet 2009 qui alertait sur le risque de perdre l’AGOA avec les activités burlesques de nos politiciens, je n’ai cessé de rappeler cette menace, mais en vain. Si j’avais parlé de Michael Jackson ou de Boney M, cela aurait été sans doute plus simple à comprendre pour certains, arrivistes avant le 17 mars, et parvenus après. La situation actuelle est la preuve, si besoin était encore, que la gestion de la vie économique ou politique d’un pays ne s’apprend pas en créant l’ambiance pour minettes sur une dance floor. Créer de toutes pièces une crise politique nationale en plein milieu d’un contexte de crise économique mondiale, c’était faire le choix conscient, et donc coupable, de mener Madagascar vers le gouffre. Maintenant je rigole quand je relis les réactions outrées des écrevisses marbrées à un article qui, dès Avril 2009, prévoyait la catastrophe économique actuelle.
Comment en est-on arrivé là ? Un mot résume toutes les causes possibles et imaginables : faillite. Faillite mentale de politiciens sans scrupules pour mettre l’économie en otage de leurs ambitions, et la sacrifier juste pour le plaisir de se faire appeler « Monsieur le ceci » ou « Monsieur le cela ». Faillite de la société civile, qui n’est pas arrivée à gagner une envergure suffisante pour interpeller la classe politique, et qui ne peut / sait que se contenter de coups d’éclat (carton jaune « Mifanaraha », bouches bandées et croix à la main…). Et pire, les membres de la société civile censés comprendre un tant soit peu les intérêts des entreprises malgaches, sont encore trop occupés à tenter d’imposer leur savony manitra, qui n’est d’ailleurs manitra que de nom. Faillite des organes de représentation du secteur privé qui n’a pas réussi à imposer sa voix et son poids pour se protéger de l’incurie des politiciens.
Mais plus particulièrement, faillite de la stratégie de communication des entreprises concernées par l’AGOA, qui n’ont pas pris d’actions pertinentes pour attirer l’attention sur leur sort. Avec juste quelques conférences de presse et encarts dans les journaux, le Comité pour la défense du maintien de l’AGOA était trop soucieux d’éviter de voir un amalgame se créer entre son combat et une prise de position anti-Transition sur l’échiquier politique. Attitude timorée, peu efficace, et donc en définitive, stupide par rapport à l’enjeu. Les 100.000 employés des entreprises franches avaient les moyens de peser dans la balance : pourquoi ne sont-ils pas sortis dans la rue pour manifester de manière visible ? Car 100.000 personnes et leurs familles qui protestent pour protéger leurs emplois, c’est quand même plus noble et plus crédible que 5.000 à 10.000 pelés et tondus sur une place publique, qui se prétendent « peuple malgache », mais dont la mission était juste de servir de marchepied aux ambitions de Monsieur Rajoelina et de sa clique. Et aujourd’hui, ces pelés et tondus sont tous moralement coupables de la perte de l’AGOA, solidairement avec la HAT. Mais on sait que leur urine à tous s’en fout.
Concours de Pinocchio
Maintenant, je me marre d’avance quand je pense aux trésors d’ingéniosité que les griots du pouvoir hâtif vont encore sortir pour minimiser cette décision américaine, le chapelet de hi han hi han ayant commencé depuis quelques mois. D’abord, « le mensonge éhonté » : l’AGOA ne sera jamais perdu, c’est juste un argument utilisé par les légalistes pour discréditer le pouvoir de transition. Avec une variante qu’il vaut mieux entendre plutôt que d’être sourd : la perte de l’AGOA n’a rien à avoir avec le coup d’Etat, car l’accès à l’AGOA était censé s’achever fin 2009. Ensuite, « la menace voilée » : si l’Oncle Sam confirme la suspension de l’AGOA comme répression contre les hâtifs, il devra quitter le pays. Puis, l’argument « Chérie, j’ai rétréci l’AGOA » : finalement l’AGOA ne représente ni grand chose ni grand monde dans l’économie malgache, et il est ridicule d’en faire tout un plat. Sans oublier la version de « l’abruti offusqué » : mais pourquoi donc ces entreprises pleurnichent-elles après l’AGOA, elles n’ont qu’à faire les efforts nécessaires vers la compétitivité sans rechercher d’avantages préférentiels ! Avec d’ailleurs sa variante du « bolchévique illuminé » : il faut féliciter le pouvoir de transition de ne pas avoir tenu compte de l’AGOA. C’est le nouveau départ tant attendu pour une économie responsable et indépendante, loin du néocolonialisme sournois des grandes puissances. Enfin, « la mauvaise foi toute honte bue » : retirer l’accès à l’AGOA pénalise les entreprises et le peuple malgache, mais non la HAT. Qu’est-ce que l’ouvrier qui coud des blue-jeans a à avoir avec la lutte pour le pouvoir ? On attendra donc avec impatience, pour pouvoir rigoler un peu, ce que l’esprit fertile mais pas fécond des scénaristes de ce navet titré « Oui-Oui fait l’Iznogoud » va concocter. Ouvrons les paris : les propagandistes vont tenter de faire des Etats-Unis le bouc émissaire d’une crise sociale éventuelle des suites de cet arrêt de l’AGOA, et tenter de dédouaner les putschistes de leurs responsabilités. Sans compter les ahuris qui ne manqueront pas de déclarer que si l’AGOA est perdu, c’ est la faute des trois mouvances. Seul petit bémol : quoi que dise qui que ce soit, les futurs chômeurs suite au retrait de l’AGOA avaient au moins un emploi sous le régime de Marc Ravalomanana.
Les impacts de la suspension de l’accès de Madagascar ne se feront cependant pas sentir immédiatement. Seules quelques usines textiles, dépendant entièrement du marché américain, vont dès le début d’année fermer leurs portes, ce qui représente quand même des milliers d’emplois. La plupart de celles qui restent va tenter de se battre pour survivre sans l’AGOA, en prospectant de nouveaux marchés pour compenser. Certaines, qui ont anticipé avec sagesse l’équation évidente « HAT = catastrophe », ont déjà réussi cette reconversion de clientèle, comme la COTONA. Mais peu auront cette chance, dans un contexte de crise économique mondiale. Selon les spécialistes du secteur, c’est dans six mois que Madagascar va véritablement découvrir les effets de la suspension de l’AGOA. Et aussi voir les résultats des gesticulations d’un pouvoir (NTIC hono e, investissements frantsay hono e…), qui prétend hypocritement vouloir mettre en place un plan pour gérer une situation tragique, alors que c’est lui-même qui l’a créée. Car ce ne sont pas les perches tendues et les rappels de la part de l’Ambassade américaine qui auront manqué depuis le mois d’Aout, jusqu’à ce fameux deadline du 15 Décembre pour que Madagascar présente un dossier et un gouvernement consensuel.
On parle cependant beaucoup de l’AGOA. Mais il ne faut pas que cela occulte le reste du bilan économique d’une année de coup d’Etat. Car depuis Janvier 2009, ce sont des centaines d’entreprises et des dizaines de milliers d’emplois qui ont pâti de la navigation à vue et des bricolages de dirigeants, beaucoup plus motivés par le bling-bling que la compétence ou l’ Intérêt supérieur de la Nation. « Il y a en moi beaucoup de volonté de changer Madagascar » déclarait Monsieur Rajoelina dans son dernier talk-show télévisé, il y a quelques jours. Effectivement, les changements qu’il a apportés en quelques mois sont indiscutables. L’économie est en berne, la démocratie encore plus de façade, les lignes de fracture au sein de l’armée sont de plus en plus visibles, la haine et la rancune s’installent de façon durable au sein de la population, et la bonne gouvernance est devenue un poisson d’Avril permanent. Il n’aura donc fallu qu’un an pour mesurer le poids de l’héritage du PT de service (1).
Dans ce contexte, le titre du dernier film du studio Dreamworks, « Joyeux Noël Madagascar », sonne comme une insulte. Car cette année, le Père Noël a vraiment été une ordure. Mais de toutes manières, à quoi fallait-il s’attendre de la part d’une révolution aux couleurs des bennes à ordures de la ville d’Antananarivo ?
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(1) Avec la versatilité qui caractérise le pouvoir de transition ces derniers temps, on ne sait plus quel est le titre que s’est arrogé Monsieur Rajoelina, entre Président de la Transition (PT) et Président de la Haute autorité de la transition (PHAT). La rédaction ayant toujours considéré que seuls le dialogue et le refus de l’unilatéralisme étaient les voies de sortie de crise, nous maintiendrons jusqu´à preuve du contraire le titre de PT qui lui a été accordé consensuellement à Maputo.

Bravo Ndimby, toujours la patate d’après ce que l’on peu lire.
Aux dernières nouvelles, le pourvoir hâtif charlatan vient de découvrir les “New Technologies” pour “remplacer” AGOA….et puis c’est vrai l’AGOA c’est l’impérialisme américain, pour ressortir les arguments réchauffés années Nord-Coréennes.
pfff…
Joyeuses fêtes tout de même.
L’AGOA n’est que le commencement de la fin pour le marché international malagasy.Il est vrai que les firmes françaises connaissent une seconde rennaissance en ces temps durs.
Il est juste à signaler que comme cadeau de Noel, la HAT offre au peuple malagasy plus de chômage et ainsi de suite.
Excellent edito comme d’hab !
J’ai pas percuté tout de suite sur : “leur urine à tous s’en fout”
Joyeux Noël Ndimby A. !
Excellent
Très bonne analyse et très objective, Ndimby.
Je voudrais même ajouter une locution proverbiale latine qui dit “parturiunt montes; nascetur ridiculusmus” qui, littéralement, veut dire: LES MONTAGNES SONT EN TRAVAIL, IL EN NAÎTRA UNE SOURIS RIDICULE.
Cette pensée d’Horace montre combien les réalisations faites par Andry RADOMELINA ont été supposées par l’intéressé grandioses, mais qui, dans l’application, ont abouti à des réalisations aberrantes, grotesques et complètement irréalisables.
Est-ce que ces putschistes oseront-ils encore dire: NON CE N’EST PAS GRAVE, ON TROUVERA DES TRAVAUX AVEC LA VENUE DE FINANCEMENTS PARALLÈLES?
Vu les réactions de certaines personnes sur certains sites, et l’absence de réaction des pseudos-dirigeants, je suis étonnée…ils ne se préoccupent vraiment pas de ces milliers de personnes qui vont perdre leur travail…ils ne pensent qu’à leurs intérêts personnels..pfff
Le NTIC pour remplacer les AGOA n’est que pure BlaBla comme d’hab.(est-ce qu’on pourrait reconvertir les machinistes en hotliner ou en opérateur de saisie … si oui à quelle prix ?)
Même pour les grands projets (QMM, Ambatovy), les malgaches n’ont pas la compétence nécessaire, c’est pour cela qu’il importe des mains d’oeuvres. Les soudeurs malgaches sont restés au stade du retapaze( le mot vient de Fort Dauphin), et du soudure des pôts d’echappements (misy gôka angaha ny silansié-dRamose ?) et n’ont aucun notion de norme, ni des règles de l’art.
2010 sera une année sombre pour Madagascar, et ce sera la responsabilité de nous tous, qui n’a pas su préserver les acquis.
Comme disait Einstein : “Le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.”
BLI BLA! réfa tsy mahita atao tsy mangina! ny réhétra misy farany é! AGOA ou pas c’est pas la fin du monde AGOA! misy foana ny solution fa tsy hoé réfa ny américain lasa dé hipétraka @zao! mbam’s lésy a! défi @ fiainana zany! zatra mipétrapotsiny sy mandray karam énao dé mirédiredi mitady sujet soit disant pertinent fa aller voir amertume no hita mivoaka @ vavanao noho ny fanémbonana ny tongolon’Egypt t@ zany andro zany
Eh bien HEINSEEN, envoyez-nous votre solution alors ! On l’attend depuis assez longtemps.
Eny ary e!, ao fa atao hoe tsy blabla, misy Zone Franche izay ery Tanjombato ery mi-injecter eo ho eo @ 1 milliards d’ariary eo isam-bolana ho an’ny mpiasany (presque US daholo ny client),
Raha mahita ohatr’izay ialahy @ NTIC izao dia izao dia raisiko avy hatrany.
Raha ohatra hoe BOIS DE ROSE angaha dia manaiky aho, fa raha NTIC izany mbola lavitra ny lalana e! (raha tsy handray ohatra afa-tsy Inde isika) :-)
Hay saika adinoko,
Tsy nisy ariarin’ny fitondrana tetezamita niditra t@ io backbone-n’i Orange io (na decision na investissement) ary tsy ny fitondrana tetezamita no initiateur-n’io (raha tsy hoe adinoko angaha ny maire-n’Antananarivo t@ izay hoe nanasonia accord ?)
Ny milliard-n’i Orange aza no lasa tany am-paosin’i XXXXX xxxx :-)
Ary dia milliard tokoa anie izany e! (million moa izany fa ny vola gasy amin’izao efa mitsipozipozy), no-virer-na tany @ compte XXXXXXX :-)
“Question : est-il moral pour les Etats-Unis de pénaliser des entreprises d’un pays à cause de ses dirigeants politiques ? Hélas oui, car même injustes pour les victimes directes, les sanctions économiques (dont la suspension des aides internationales) sont le seul moyen de pression non-violente pour civiliser les apprentis dictateurs, qui ne peuvent comprendre d’autres langages que celui de la coercition. Eux ne s’embarrassent pas de scrupules pour savoir s’il est moral d’appliquer la Loi de la Jungle au XXIème siècle pour voler le pouvoir ou/et s’y s’accrocher.”
je suis tout à fait d’accord que ce soit le seul moyen de pression, la france ayant préféré privilégier la reconnaissance de AR pour pouvoir protéger ses intérêts…
vive Obama !
je suis de tout coeur avec ceux qui ont perdu leur emploi, j’en fais partie…indirectement
“Vive Obama” ? N’exagérons pas non plus.
De film en film, il y a aussi Les Pingouins de Madagascar. Reste à décider qui sont les pingouins dans notre histoire.
Il est un peu tard pour vous souhaiter un Joyeux Noël Ndimby (ce genre de souhait ne pouvant être rétroactif) mais je vous souhaite de passer les fêtes de fin d’année dans la joie.
Merci pour tout ce que vous nous avez appris durant cette crise.
… et plein de vautours qui dansent sur le cadavre. Un chou gras pour changer du surplace habituel et des redites ? Non ! Juste de la viande avariée avant la date de péremption. Colique aiguë et autre intoxication assurées pour ceux qui ont l’habitude des gueuletons en même temps qu’ils vont sur Facebook ou qui voudraient changer Madagascar et le monde à coup de clavier magique par blogs interposés. Eux dont l’engagement social, qui aurait pu faire éviter cette crise, est inversement proportionnel à leur supposée grande intelligence.
Oaoaoa sy fanomezana fahafinaretana ny fisainana avara-pì no bobaka. Tongava eny an-tsaha hiady voanjo raha sahy sy mahefa fa tsy ety no mody miseho ho mandray ravin-dena !
Ary mahavariana fa mbola misy ihany ny “arguments” tsy nampoizina an. Tena creatif mihintsy ireto ry zalahy pro-HAT ireto. Ny tsy fanomezna lanja ny avara-pi no mahatonga ny foza manjaka. Ka jereo kely ny tabilao, fa izao no vokany.
Semantika,
… plein de vautours qui dansent sur le cadavre ? Peut-être, et pourquoi pas ? Car dans cette scène, il faut avoir les yeux en face des trous, et non se complaire dans une adoration aveugle du pseudo-Messie de passage. La bonne question est “qui est le coupable” : le vautour, le cadavre ou l’assassin qui est la cause de la présence du macchabée? Pour un peu, les foza vont tenter de nous faire croire que si les travailleurs de l’ AGOA vont devenir chômeurs, c’ est leur faute. Portnawak.
Et si j’ en juge votre code IP, a priori vous faites une belle auto-description.
J’ai envie de crier haut et fort “azo hoanina angaha ny fibre optique?”. Mais je ne le ferais pas car ce serait une bêtise de le comparer aux routes qui ont contribué énormément à l’économie. La preuve est que les paysans continuent de produire et de livrer leur production jusqu’au moment ou ces routes non entretenues seront coupées de nouveau, faute de financement car une grande partie des recettes pétrolière du FER sera allouée aux salaires excessifs des militaires pour entretenir la dictature.
D’autres événements aussi importants à relater se sont produits cette fin d’année : Une bonne partie des fonctionnaires n’ont pas reçu leur solde. Cela peut faire plus de 100.000 autres nouveaux chômeurs. Mais eux au moins ils étaient conscients que cela allait surement s’arrêter un jour ou l’autre et avait le temps de se préparer ou bien participer au renversement de la HAT. Dès janvier, toute rémunération sera conditionnée par le port d’un kalak. Si vous ne soutenez pas la dictature de Andry Rajoelina, vous ne serez plus rien, ou devenu moins qu’un rien.
La HAT est entrain de nous faire croire qu’ils ont une recette pour rendre comestible le backbone. Si c’était la vérité, pourquoi le backbone qui atterit à Toamasina n’arrive toujours pas sur Tana? Pourquoi celui de Telma sensé connecter le pays via Toliara n’existe toujours pas? C’est une recette dont les ingrédients n’existent même pas car il fallait qu’un pov con pondent une matière à détourner les attentions des ignorants et des ignares. Et jusqu’au preuve du contraire, on en fait tous partie.
Ndimby,
Perfect as usual !
I can’t wait reading other brilliant political posts in the coming 2010.
Happy New Year Ndimby.