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Il y a un an, le lundi noir

26 janvier 2010

Il y a un an, Antananarivo connut ce qui allait être un des tournants de la crise, passé dans l’histoire sous le nom de « lundi noir », le 26 janvier 2009. La Radio nationale (RNM), de la Télévision nationale (TVM), des locaux abritant la section médias du groupe Tiko (MBS et le Quotidien), ainsi que le magasin Magros du groupe Tiko, furent pillés et incendiés par la foule. En fait, ces pillages débutèrent une série qui s’étala sur plusieurs semaines, et qui fit d’innombrables victimes parmi les établissements commerciaux : les magasins Courts, Score et Magros ; Zoom ; l’agence Air Madagascar et Trading Center (Analakely), Citic, Suprême Center, France Pub etc. Quelques tentatives furent mises en échec par le personnel et les forces de l’ordre à Galaxy (Ankorondrano), Shoprite (Ampefiloha) et Leader Price (Tanjombato).

Jumbo, je t'aime trop : slogan publicitaire repris par les pillards ?

Au total, ces pillages firent plus d’une centaine de morts parmi les pilleurs, prisonniers des flammes qu’ils avaient eux-mêmes allumés. Sincèrement, on se refusera à avoir une pensée émue pour eux. La mort de ces bandits, victimes de leurs propres turpitudes, fut par la suite utilisée par les statistiques de la propagande TGV, pour gonfler le nombre des victimes de la crise, et tenter de frapper les esprits avec « des centaines de morts ».   Un mensonge éhonté pour dramatiser la crise, en créant l’amalgame entre les décès suite aux actes de répression légale, et ceux victimes de leur propre rapacité. Histoire de donner plus tard une rallonge statistique au nombre de morts sans doute jugé insuffisant le 7 février. Mais nous aurons la même réaction pour les pilleurs morts sous le toit des magasins qui s’effondre, que pour les abonnés du 13 mai qui ont perdu leur emploi : akorinao zay.

Ces pillages, tant ceux du lundi noir que ceux qui ont eu lieu durant les semaines qui suivent, furent-ils commandités et organisés ? Pour plusieurs raisons, on serait tenté de dire oui. Les témoins oculaires parlent d’une équipe de gros bras, armés d’outils, et dont la mission était de fracturer les portes des magasins, avant de s’effacer pour laisser les foules entrer. Les regroupements « spontanés » à proximité des établissements ciblés autorisent également à des questions.

Le fameux lundi noir, les pillages ont profité d’une absence de réaction des forces de l’ordre. En effet, la veille, des diatribes enflammées menaçant les militaires de représailles sur leurs familles avaient eu lieu sur Radio Viva, lorsqu’un groupe de soldats se préparait à prendre l’émetteur dans la nuit du dimanche. Ces chroniques incendiaires ont donc créé un contexte de haine contre les forces de l’ordre, ce qui a fait que ses chefs n’ont pas osé les mettre face à la foule ce lundi 26 janvier. On connait la suite. Marc Ravalomanana lui-même a affirmé par la suite que c’est lui qui avait donné l’ordre à l’armée de ne pas bouger. Cette information fut rapidement manipulée sur la Place du 13 mai pour y faire croire à la foule de crédules que le régime de l’époque avait organisé ces pillages, et les avait protégés par une inertie de l’armée. Argument ridicule et stupide, mais qui dans le contexte de propagande sans foi ni loi de la Révolution Orange, collait bien dans le décor.

Qui a organisé le lundi noir ?  On notera qu’aucune suite ne sera donnée aux innombrables plaintes : ni enquête sérieuse, ni arrestation. Jean Théodore Ranjivason fut certes arrêté par le régime Ravalomanana comme un des cerveaux du pillage et de l’incendie de la RNM, mais on ne sait pas s’il y avait des faits derrière cet emprisonnement, ou si c’était juste une intimidation des leaders pro-TGV. Il fut libéré parmi les autres prisonniers dits politiques, lors de l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina. Les enquêteurs malgaches, très prompts à deviner en quelques jours les coupables des affaires de bombes artisanales, ont été incapables de dénouer l’écheveau des responsabilités du lundi noir. Car s’il n’a fallu que quelques jours pour désigner les « cerveaux » des bombes, 12 mois n’ont pas suffi pour savoir qui a tiré les ficelles des pillages. On notera également que suite aux récentes manifestations des légalistes, la moindre détérioration de panneau de Doma Pub (groupe Injet) entraine une célérité remarquable de l’enquête, avec en particlulier arrestation du député Raharinaivo, accusé hâtivement d’en être le responsable. Il vaut mieux entendre cela que d’être sourd. Ce zèle partial de la gendarmerie, dont certain colonel est très motivé à se faire un prénom (en plus d’un nom rendu célèbre par autrui) sur le dos des légalistes, étonne. A leur corps défendant, notons toutefois que les stars médiatiques actuelles de la ZP n’étaient pas dans leurs fonctions actuelles en janvier 2009.

A qui profite le crime ?

Ainsi faute d’enquête sérieuse effectuée par ceux qui étaient censés la faire, on ne saura pas la vérité sur ces évènements du lundi noir. Mais on est en droit de se poser la question classique des romans policiers : à qui profitait le crime ?

Primo, qui avait intérêt à déstabiliser l’autorité du gouvernement Rabemananjara, et montrer qu’il était incapable d’assurer l’ordre et la sécurité en plein centre-ville ?

Secundo, qui avait des mobiles de vengeance contre le groupe Tiko (magasins Magros, MBS, imprimerie BluePrint etc…), propriété de Ravalomanana qui avait tenté de nuire aux affaires du groupe INJET (on se souvient des bisbilles au sujet des panneaux trivision d’Injet et de la fermeture de Viva TV) ?

Tertio, qui avait intérêt à créer le sentiment d’insécurité suffisant pour faire croire que l’Etat avait perdu le contrôle et l’appui de la population ?

Et quarto, qui avait intérêt à motiver les troupes de population des bas quartiers qui étaient amenées à remplir quotidiennement la place du 13 mai, et qui, en ayant accès à ces supermarchés libre-service et gratuits occasionnés par les pillages, retiraient un intérêt direct de la crise. Quelques jours après les pillages, on a vu sur les forums des commentaires pro-TGV enflammés qui justifiaient ces pillages par la légitimité d’une « justice sociale ». Des forumistes français y ont quant à eux vus « les émeutes de la faim à la malgache ». Visions ridicules que nous ne perdrons pas de temps à commenter.

A toutes ces questions, nous n’avons pas de réponse à écrire noir sur blanc. Mais comme dirait Florent Pagny, chacun a « la liberté de penser ».

Les premières faillites et les premiers chômeurs de la crise datent de ces pillages, et non de l’AGOA. Bien entendu, le pouvoir hâtif s’est empressé d’annoncer des mesures d’aide aux victimes, sans grande efficacité. Du folklore et du pipeau, comme ce qui se passera avec les mesures d’aide aux victimes de l’AGOA. Et ce fameux lundi noir ne fut malheureusement pas le pire évènement de la crise 2009. Quinze jours plus tard, les stratèges (si stratèges il y a) de la révolution orange organisèrent quelque chose de pire à Ambohitsirohitra. Au nom de la démocratie. J’ai regardé dans tous mes dictionnaires, mais je n’en ai vu aucun dans lequel démocratie était synonyme de machiavélisme.

81 Commentaires laisser un →
  1. 26 janvier 2010 11:04

    Qui a organisé le lundi noir ? Pour moi la question est surtout : comment peut-on être aussi machiavélique pour organiser un lundi noir et la suite qu’on a vue ? Il y a la vie de ceux qui allaient y périr, mais c’est surtout la vie de tous ceux qui vont y perdre leur emplois et mourir indirectement. Quand ces gens là se regardent dans leur miroir, sont-ils fiers d’eux ? Que raconteront-ils à leurs petits enfants ?

    Non… on ne doit pas confier la construction d’un pays à des gens dont la tête et le cœur ne pensent qu’à détruire.

    Au fait, on dit Ambohitsirohitra ou Ambohitsorohitra ?

    • Alidera A.R. permalien
      26 janvier 2010 4:27  

      On dit Ambohitsorohitra. Apparemment, c’était le site des sorohitra avant.

    • rakotoson permalien
      13 février 2012 4:26  

      Vous faites allusion ci – dessus à Jean Theodore Ranjivason comme ayant été arrêté sous le régime de Ravalomanana comme un des auteurs des pillages et incendies dans la capitale ce 26 janvier 2009

      Beaucoup de témoins ont remarqué cet homme connu – dans le microcosme politique – comme étant celui qui a distribué des liasses d’ argent , ce 26 décembre 2009 , du côté de Tout pour l’ Ecole . L’ argent , par soubiques entières , était extirpé d’ une Renault 5 bleue.

      Encore un dans les collimateurs des légalistes pour répondre des crimes contre la Nation e Andry Rajoelina & de ses acolytes dont ce sinistre personnage , ex – président du Seces et ancien ministre du Travail et des Lois Sociales. Jean Ranjivason n’ a pas digéré son limogeage de ce au point de se mettre au service de Andry Rajoelina. Pas étonnant qu’ il soit aujourd’hui dans la sphère de la Transition

  2. Drack Drack permalien
    26 janvier 2010 11:17

    OUI !…………a qui profite le CRIME contre ce peuple Malgache que nous aimons TOUS ,,,,,,le petit zanatany que je fus ??

  3. joba permalien
    26 janvier 2010 11:22

    Tratry ny fahalovantena, les morts du 26/01/09 ont été victimes d’accidents de travail.

    Paix à leur âmes

    • Ndimby A. permalien
      26 janvier 2010 1:41  

      Expdrrrrr. Elle est vraiment pas mal celle-là

  4. 26 janvier 2010 11:29

    Bonjour,
    Je pense qu effectivement il y a peu de doutes sur la paternité des évènements et le fait qu’ils étaient plus ou moins pilotés en sous-main. Je ne crois pas a un tel déchainement sans une étincelle initiale.

    Toutefois il me semble que cela n’empeche pas que beaucoup de gens se sont mêlés à la chose de maniere autonome pour venir grapiller ce qu’ils pouvaient dans un contexte de dépréciation économique et sociale. En ce sens, si la raison et le declenchement des émeutes est politique, l’emballement est certainement économique. Parler d’émeutes de la faim est donc réducteur et tres excessif, je n ai d ailleurs pas vu bcp de sites utilisant ce terme, mais pas forcément totalement aberrant.

    Ensuite, OK l’intention est la, le coup politique digne de Machiavel mais le cynisme des politiciens malgaches est il réellement né à Ambohitsirohitra ?

    Il y a tout de meme une certaine forme d’ironie de l’histoire et pour ma part il y a immense interrogation : Pourquoi et comment Ra8 s’est laissé déborder et s’est fait avoir par les memes méthodes, dans un contexte certes fort différent puisqu’en dehors de tout rendez vous électoral, que celles qu’il avait habilement utilisé en 2002.

    En effet je me souviens qu’en mars 2002, Pety incitait la foule à monter sur le gouvernorat ratsirakiste à Fianarantsoa. La meme foule se faisant dégommer par les gendarmes avec plusieurs morts a la clef (copie conforme de la methode Pety mais en province, donc moins marquant, et avec moins de deces a la clef). Morts instantanément élevés au rang de martyr pour le plus grand profit de la cause ravalomananiste. Je me souviens aussi des barrages et du climat apocalyptique entretenu par Pety et les Magro-boys pour entrainer le ras le bol de la population et le sentiment que Ratsiraka ne tenait plus Fianar. Déplacements tres difficiles sans le blanc seing de Pety et ses potes, deces de militaires généralement pour rien, meurtre assez affreux d’un chef de fokontany soupconné d avoir lancé une grenade etc…

    C est de cette période que date les premiers doutes vis a vis de Ra8. Nous avions beau signaler a nos amis de Tana ce qui affectait Fianar. A l epoque tout etait bon qui venait de Ra8, Tana lui faisait les yeux de Chimene et il ne fallait pas critiquer le leader en marche. La fin justifiait alors les moyens. On ne peut aujourd hui critiquer ce qu on a d abord accepté, faute d etre cohérent.

    Mais au final, la question c est alors pourquoi Ra8 n’a pas fait preuve de plus de fermeté et n’a pas tenté coute que coute de tenir Tana. L explication des menaces de Viva aux forces de l ordre ne tient pas et c est tres loin d etre suffisant. Je crois simplement qu il y a eu une erreur d analyse politique et peut etre un genre de sidération face a cette opposition prete a tout pour vaincre.

    2009 comme 2002, la democratie ne gagne pas a ce genre de maneuvres. Il est vrai que Ra8 a la justification des urnes en 2002, ce que n a pas TGV. Toutefois l eleve a dépassé le maitre et de mon point de vue, les 2 sont responsables et cela sur le dos de la population malgache.

    Désolé d avoir fait long.

    • Parole permalien
      26 janvier 2010 3:15  

      Analyse fine et contrastée. J’ajoute que la théorie du “à qui profite le crime” demeure valable en tous lieux, ce qui amène des questions troublantes: pourquoi ni Ra 8 ni Tgv n’ont-ils jamais lancé d’enquête officielle (pour le 7 février on a même parlé d’enquête internationale)? Craignaient-ils l’un comme l’autre des témoignages étourdissants ? Pourquoi le Parlement ne s’est-il jamais saisi, comme l’y autorise la Constitution, au lieu d’attendre d’être dissous pour gémir ? Pourquoi Ra 8 n’a-t-il jamais décrété l’état d’urgence ? Pourquoi Ra8 n’a-t-il pas ordonné l’arrestation de TGV quand ce dernier s’est proclamé “en charge de l’Etat” le 31 janvier (le vrai coup d’Etat c’était ce jour-là et non le 17 mars)? Pourquoi l’empressement de Rabemananjara à faire la passation avec Monja ? L’affaire 2009 garde beaucoup de secrets et gageons qu’ils resteront bien gardés… comme ceux de l’affaire Ratsimandrava.

    • stéph permalien
      26 janvier 2010 6:07  

      A ROTSAKA,
      Pourquoi diantre vouloir absolument établir des parallèles entre 2002 et 2009 : Rajoelina 2009 = Ravalo 2002 et donc Ravalo 2009 = Ratsiraka 2002 … c’est forcément réducteur.

      Malgré tous les reproches qu’on peut faire à sa prise de pouvoir, Ravalo n’a définitivement rien en commun avec Ratsiraka, ni avec Rajoelina car la seule chose qui compte, ce sont les résultats : le style, on s’en fout, quand on voit à quoi ça sert.

      Je pense que vous vous complaisez dans une espèce de répétition de l’histoire, comme si la fatalité était votre seul moteur : Pensez à passer la première avant qu’il n’y ait plus de carburant.

      • 27 janvier 2010 11:27

        Merci Steph de votre réaction qui m’explique exactement pourquoi le Ra8′s fan club a contribué à faire échouer sa star.

        A faire les midinettes en pamoison et a eviter de voir la vérité, on se risque a ce que les avanies de l histoire se répétent sans fin. Les courtisans et leur miel ne font généralement pas de bons conseillers. Et on en serait pas la si certains avaient pu alerter Ra8 et lui déconseiller certaines décisions voire plus généralement certaines méthodes plutot toxiques.

        Votre réaction et sa virulence, c’est mot pout mot ce que j’entends du type d’apparatchik que vous illustrez assez bien.

        Je parle de parallele parce qu’il y en a sur la méthode d’accession au pouvoir : la victimisation et la manipulation des morts lors des manifs, la tentation du pire et la stratégie de la rue. Mon parallele s’arrete clairement la et je ne discute pas des actes posés ensuite ni des méthodes de gouvernance. C etait aussi parce que le sujet du post c est le lundi noir.

        Si vous pensez qu’il n’y a rien a apprendre de cela, no pb. Il me semble simplement qu’une analyse rapide aurait permis a Ra8 de comprendre qu’il commencait a s enferrer dans la meme nasse qu’un certain prédécesseur et que cela aurait pu lui permettre de réagir plus intelligemment au plus grand profit de tous.

        Maintenant, personnellement ma vie avance bien, je ne crois pas etre au point mort. Ca n est pas le cas de tout le monde actuellement et quand je dis cela, je ne me permets pas de parler de vous. Je suis simplement dépité de voir Mada faire un bond en arriere apres des années plutot en mieux.

        Ce qui crée la fatalité et l’eternel recommencement des faits, c est bien ce type de raisonnement qui se refuse a constater les similitudes et a faire une analyse critique de l histoire (et pas besoin de revenir a 1895 pour cela). 2002, c est pas si loin.

        • stéph permalien
          28 janvier 2010 12:55

          A ROTSAKA,
          Inutile de me remercier : si vous avez compris qlq chose sur “le Ra8 fan club”, ce n’est que grâce à vous.
          Personnellement, je ne savais pas que ça existait et je n’appartiens à aucun fan club, par principe.

          Je constate en revanche que ma fiche de salaire (et celles de bcp de monde ds mon entourage) a bcp maigri depuis 2009, et vous le savez comme moi, ce n’est pas à cause de Ra8 : ce n’est d’ailleurs pas la peine d’appartenir à son fan club pour s’en convaincre.

          Enfin, ce n’est pas parce que Ra8 a commis des erreurs, qu’il faut enfermer son bilan dans la longue liste des calamités subies depuis 1896.

          Ce n’est pas parce que Ra8 et Ratsiraka ont subi le même “châtiment”, qu’ils sont pour autant responsables des mêmes erreurs. Et surtout, vous passez aux oubliettes les aspects positifs de l’action de Ra8, ce que vous auriez pu faire objectivement sans vous inscrire nécessairement à son fan club.

          Ce qui me gêne dans votre démarche, c’est le déterminisme.
          Car c’est une position facile, un an après les faits, de dire que Ra8 avait tort et qu’il aurait pu éviter ses erreurs.

          Enfin, si pour vous l’histoire retiendra les méfaits de Galliéni et les errements de Tsiranana, de Ratsiraka, de Ra8 et de Rajoelina, pour moi, l’histoire retiendra plutôt quelques années de Ra8.

        • stéph permalien
          28 janvier 2010 1:15

          PS à Rotsaka,
          Je n’ai pas bien compris si vous reprochez à Ra8 son mode d’accession au pouvoir (Cf article sur le black monday) que vous comparez à celui de Rajoelina, ou si vous lui reprochez de s’être “enferré dans la même nasse que son prédecesseur”.
          Ou les 2 ?
          Si les modes d’accession sont similaires strictement en superficie, il me semble qu’il n’y a pas de similitude de fond entre un mouvement de 50000 personnes qui débouche sur un pillage et une grêve générale de 500000 travailleurs pendant des mois non-stop.
          Votre analyse du mode d’accession me parait donc superficielle.
          Concernant la gouvernance, pouvez vous m’éclaircir sur les parallèles avec l’époque Ratsiraka, hormis bien sûr un apparât autocratique superficiel.

          • 28 janvier 2010 12:09  

            Merci deja de lire attentivement mes msgs et d y repondre de maniere argumentée et assez complete.

            Bref, maintenant il faudrait juste lire un tout petit peu plus attentivement : je signale en effet que je compare uniquement les modes d accession. Je précise et reprécise que je ne parle pas et ne compare pas la gouvernance ensuite car ce n etait pas le sujet du post initial. J espere que cette fois, c est bien clair.

            Je dis et je repete une nouvelle fois que je suis surpris que Ra8 n’ait pas mieux géré le phenomene TGV eu égard a son experience de l accession au pouvoir et a certaines similitudes dans les methodes employées.

            Si vous voulez et si je dois utiliser un langage militaire, je parle de tactique et non pas de stratégie. Je ne fais donc peut etre qu une analyse superficielle, pas de probleme. Toutefois le diable se cache dans les détails, il est donc nécessaire de les maitriser aussi.

            Mais si l analyse est superficielle, les evenements ne l etaient pas. Il me semble que vu ce qu a subi Fianar en 2002, ecarter “ces petites affaires” qui n’ont rien a voir avec ce que subit Tana actuellement manque un poil de respect pour les morts de cette époque. Comme si n existait que Tana et ses déboires et que les affres de Fianar a ce moment ne valait pas tripette. Un degat collateral des evenements de 2002 a Fianar, fut la mise sur le trone de Pety, il me semble d ailleurs que le TIM s en est mordu les doigts et a regretté amerement. Ce sont donc les fianarois qui ont payé leur tribut de sang et de sueur pour Ra8 et qui ont du subir Pety et ses avanies ensuite.

            D ou la comparaison sur les tactiques d accession et les variations autour de “la fin justifie les moyens” que j ai décrite. Pety (mandaté par Ra8) a Fianar et TGV a Tana, c est pas tres différent sur les methodes (d ailleurs ils s entendent bien, non ?). Interdit de dire cela ?

            Mais bon Tana n a jamais voulu entendre cela depuis depuis, alors ce n est pas aujourd hui que cela va commencer.

            Sur la gouvernance ensuite : ce n est pas le sujet, je n ai rien dit la dessus?

      • maminah permalien
        27 janvier 2010 12:47  

        Complètement d’accord avec vous, Steph. C’est très réducteur de se complaire, comme dans une sorte de paresse d’esprit, dans cette soi disant tautologie, en se rabattant invariablement sur ces fameux parallèles.
        Par nature, Ravalo n’a rien de commun ni avec Ratsiraka ni Rajoelina. Même si ce dernier se complaît confortablement dans la légitimité de la justice immanente. La fatalité de la répétition de l’histoire. Piètre justification…

    • Alidera A.R. permalien
      26 janvier 2010 6:50  

      Pour répondre à la fois à Rotsaka et à Parole,

      Je pense qu’en 2002, comme à l’accoutumée, on n’a pas fait les analyses qu’il fallait faire pour avoir les bonnes et les vraies informations à retenir afin d’en tirer les meilleures leçons et conclusions à l’issue de la crise de l’époque. Et, on risque probablement voire à coup sûr de faire les même erreurs encore une fois et une fis de plus cette fois ci. et tous les ingrédients sont bien réunis pour que cela se fasse.

      Le réel problème réside dans le fait que l’on minimise trop souvent la valeur d’une élection et de ses résultats dans un esprit qui se veut démocrate et/ou démocratique. On se permet ainsi de comparer ce qui n’est pas comparable.
      Il est quand même très osé dire que l’élève a dépassé le maître en essayant de comparer 2009 à 2002 et Rajoelina à Ravalomanana. C’est totalement irresponsable et de l’inconscience pure. Car en ce moment là, les argumentations doivet aller plus loin que de simples effleurements des faits. Ce qui est sûr c’est que de têtes pensantes ont tout fait pour qu’il y ait de similitudes entre 2009 et 2002. Autrement dit, 2009 est une parodie et une caricature de 2002 à laquelle beaucoup de personnes n’ont pas eu de mal à prendre comme vérité. Outre, le fait des urnes qui fait la différence fondamentale entre Ravalomanana de 2002 et Rajoelina en 2009, c’est que Ravalomanana n’avait pas besoin de faire appel à des alliances politiques, ce sont plutôt ces dernières qui s’étaient proposées à lui comme les Marson Evariste, Pety, Kaleta, Ratsirahonana, feu Ravony, feu Germain Rakotonirainy, Voninahitsy, Reboza Julien, Raveloson Thierry, Ramaromisa, Ramakavelo… la liste est longue. Tous travaillaient de gré pour Ravalomanana et mené leurs actions propres pour défendre le candidat qu’ils considéraient comme les leurs. D’ailleurs le 2 décembre 2001, Ravalomanana avait affirmé sur la RNM “qu’il n’avait pas conclu de marché ni avec des politiciens, ni avec des partis politiques”. Tandis que Andry Rajoelina est issue de plusieurs réunions secrètes de personnalités politiques à Tana ou à Paris aboutissant à beaucoup d’accords, conventions et de marchandages, comme les accords de Malmaison par exemple, pour faire émerger une personne qui pourrait incarner les anti-Ravalomanana et les perdants de 2002.
      Le second problème est l’ambiguïté aigüe de notre perception de la démocratie, du civisme et du droit. On n’arrête pas de cristalliser le problème de 2002 à une personne. Mais, on n’a jamais mis et on ne met jamais en valeur la progression de la maturation du peuple vers le chemin de la vraie démocratie dans la marche de la vraie “républicanisation” de Madagascar. C’est ce peuple qui avait demandé à ce que la loi concernant les élections lui soit opposable et soit opposable à son choix. Et ce bien avant le fameux “premier tour dia vita”. C’est à la fois civique, responsable que républicaine comme réaction. Voilà une des leçons, si ce n’est la plus grande leçon de 2002 que l’on essaie de minimiser depuis longtemps. D’ailleurs, on a été envié par beaucoup de peuple au delà des frontières de l’Afrique. Malheureuseument, le travail en aval a été flouté voire annihilé par la guerre de fauteuil(s).

      Concernant les pourquoi Ravalomanana n’a pas fait ceci et cela avant que…, pendant que…, après… Il ne faut quand même pas oublier qu’à part le paramètre peuple/contexte socio-économique, Ravalomanana est un homme de travail qui n’aime pas les superflus de la politique politicienne, la tergiversation stérile. Des réactions diplomatiques de Ravalomanana depuis 2004 montrent qu’il était au courant et informé des convoitises illégitimes que suscitent son fauteuil de Président de Madagascar. A l’intérieur, il a tenté de contrer ça en se concentrant de plus en plus sur ses projets et en accélérant pas mal de réformes. Ce qu’il a peut-être appris trop tard, c’était la trahison interne qui a fragilisé la République et donc évidemment son Président. Ce qui l’a peut-être tétanisé. Il y a aussi son pacifisme.

      Ravalomanana a fait des erreurs pendant ses mandats mais pas forcément ceux qu’on lui a reproché.

      • 27 janvier 2010 11:45

        “Il est quand même très osé dire que l’élève a dépassé le maître en essayant de comparer 2009 à 2002 et Rajoelina à Ravalomanana. C’est totalement irresponsable et de l’inconscience pure. Car en ce moment là, les argumentations doivet aller plus loin que de simples effleurements des faits.”

        Ce ne me semble pas très osé au contraire et ce n est absolument pas un jugement sur les mérites au pouvoir de chacun. C’est simplement pour dire de maniere extremement froide et detachée que TGV a bien appris sa lecon pour acceder au trone en s appuyant sur la foule. Un point, un trait. En outre ce n est ni irresponsable, ni de l’inconscience, c est simplement un point de vue et un constat.

        Sur le reste, les accords ou pas, je ne me prononcerai pas. Il n en reste pas moins que quand on échoue, c est qu on a fait des erreurs, quel que soit la bonne volonté ou l aptitude au travail et qu il fuat en tirer des lecons, comme vous le signaliez au debut de votre intervention.

        • Alidera A.R. permalien
          27 janvier 2010 4:33  

          “C’est simplement pour dire de maniere extremement froide et detachée que TGV a bien appris sa lecon pour acceder au trone en s appuyant sur la foule… ”

          sa leçon? en relation avec l’élève a dépassé le maître, on peut donc conclure que Ravalomanana a désigné Rajoelina comme son successeur légitime…

          Je comprends mieux donc maintenant “qu’une analyse rapide aurait permis a Ra8 de comprendre qu’il commencait a s enferrer dans la meme nasse qu’un certain prédécesseur et que cela aurait pu lui permettre de réagir plus intelligemment au plus grand profit de tous”.

          • 27 janvier 2010 6:18  

            “Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre”.

            A ce que je sache, le maître ne choisit pas ses élèves, on les lui impose. Ra8 ne s est donc pas choisi un successeur a travers TGV. De plus, là n est pas la question de mon interventions.

            Mais bref, passons, pour résumer, je dis simplement que Ra8 aurait pu faire plus gaffe a TGV en se référant a sa propre histoire et a 2002.

            Apparemment c est une offense et un crime de lèse majesté, voire meme du fatalisme, de l’inconscience ou de la paresse intellectuelle. Je ne vois pas vraiment ce qui justifie ce type de réaction ni le rapport avec ce que je dis, mais bon.

            Bref, comme il n’y a pas de discussion sur le fond mais simplement des réactions qui s’attardent sur l’écume du msg, je réserve ma paresse intellectuelle pour de nouvelles discussions et j abandonne celle-la qui ne mene plus a grand chose.

          • Alidera A.R. permalien
            28 janvier 2010 11:28

            Rotsaka,

            On ne peut pas devenir l’élève de quelqu’un sans le consentement de ce dernier. Le lien maître-élève se matérialise par un transfert de connaissances et de savoir faire. Prendre quelqu’un comme son modèle ne fait pas de ce dernier son maître. Car un maître a toujours une emprise sur son élève.

            Il n’y a ni crime de lèse majesté, ni fatalisme. La paresse intellectuelle est génétique chez nous les malagasy. Mais, n’empêche que je n’arrive pas trop à comprendre le fait de dire que Ravalomanana aurait pu faire plus gaffe à TGV, alors que c’était la République qui était mis en danger. Cela montre à quel point un Président puisse être le seul et unique chantre de la République de notre conception et compréhension de la République.
            Ceci dit, Ravalomanana a réagi face à l’arrivée de TGV dans le paysage politique car il savait que TGV ne s’était pas déclaré sous ses propres convictions.

      • maminah permalien
        27 janvier 2010 2:36  

        Alidera,
        Pour faire avancer l’analyse, il faut en effet s’extirper du cercle vicieux de l’image de 2009 comme étant la stricte réplique de 2002.
        Tout au plus, pourrait-on voir dans sa forme résolument parodique, l’exécution d’une “vengeance qui se mange froid”. A ce titre, le cerveau n’est alors pas forcément celui que l’on croit.
        A qui profite le crime? A celui qui s’estime avoir été spolié du précarré qu’il a programmé pour être la propriété exclusive de sa “dynastie”. Comme dans les dictatures bananières.

        • Alidera A.R. permalien
          27 janvier 2010 4:40  

          maminah,

          Je suis tout à fait d’accord avec toi. Sauf que, je ne suis plus dans la question du “à qui profite le crime?”. Je suis dans une perspective d’une réponse la plus républicaine et nationaliste possible quant à la compréhension et solution de cette crise.

      • stéph permalien
        28 janvier 2010 1:32

        EXCELLENT ALIDERA.
        Je ne comprends pas l’entêtement de ROTSAKA car l’essentiel n’est pas de savoir si Rajoelina a copié Ra8 ou pas.

        L’essentiel que Rotsaka omet totalement, c’est que le peuple n’est pas un boulet que le premier venu sur le 13 mai peut trainer à sa guise.

        L’essentiel c’est qu’au départ il y’a une aspiration populaire plus ou moins profonde et puissante. En 2002 elle était très profonde et un homme a su l’incarner totalement. En 2009, elle était relative et un homme a dû faire des efforts énormes pour tenter de l’incarner.

        Enfin Rotsaka fait l’impasse totale sur les manipulations dont Rajoelina lui même a fait l’objet.

  5. Alidera A.R. permalien
    26 janvier 2010 11:46

    Toutes ces questions là à propos de ces méfaits, leurs auteurs/commanditaires, les conséquences, etc., on sait à peu près les répondre, on a les réponses et des témoins muets. D’ailleurs, l’établissement le Mini-Pouce, propriété de la soeur Rajoelina, a été fermé le jour du black monday, en renvoyant parents et enfants chez eux tôt ce matin là. Elle aurait donné des explications explicites quant aux choses qui allaient se passer dans la journée.

    Les plus grandes questions, en tout cas selon moi, axquelles nous devrons répondre c’est qui sommes-nous par rapport à nous même dans notre fameux « fihavanana »? Quand et à qui est-ce qu’on l’applique? quand et à qui est-ce qu’on ne l’applique pas? Parce que dans tout cet imbroglio politique et toutes ses cacophonies autour du « fihavanana », à chaque fois on constate que le « fihavanana » est le premier principe transgressé au même titre que le principe de la démocratie et la République d’ailleurs. Ne pas maîtriser le concept de la démocratie et/ou de la république, est, peut-être pardonnable dans une moindre mesure, mais ne pas maîtriser le chantre même de ce qu’on revendique comme son identité et sa culture c’est s’insulter soi même et avancer vers son auto-destruction.

    Pour cette crise 2009 et désormais 2010 et qui durera probablement 2 ou 3 ans encore, personne ne peut dire que le fihavanana a été respecté ou que tout a été fait dans le fihavanana, idem pour la démocratie et la république. Personne ne peut dire aujourd’hui que le « tsikalakalam-pihavanana » est sauvegardé. Par ailleurs, « le tsikalakalam-bola » a pris le dessus de tout.
    Alors, c’est quoi le « fihavanana » exactement?

  6. Gloum permalien
    26 janvier 2010 12:57  

    Ny antony izany reetra izany dia noho ilay fitiavandra-malagasy ity VOLA ity iany, raviravian’ny frantsay de iny tkou fa roboka, ny tena fototry ny fahadisoana dia isika malagasy miitsy, anisany iany koa ny fananana itony double nationalité itony, moyen anakiray izay anararaotan’ny vahiny hiarovana ny tombotsoany eto @firenena. Ny antony faharoa dia ny fahalementsain’ireo olona mety ampanaovina ny asa fanapotehina sy fandravana tahaka ireny, araraotin’ireo malagasy sasany izay faiblesse n’ny vahoaka sasany mba ahafahany mahatratra ny tanjona tiany ho tratrarina. Raha fehezina zany de tokony tsy hisy himenomenona miitsy ny malagasy sasany @fahasahiranana sy ny fahantrana mahazo azy fa isika malagasy ianyno nahatonga an’zao. Matoa tsy misy mandé milahatra sy migrevy ny olona de ny dikan’zay de mbola zakany zany ilay fahasahiranana na mety ts sahirana akory izy.

  7. Mmm permalien
    26 janvier 2010 3:01  

    Bonjour
    Triste anniversaire que ce jour puisque l’on ne fête rien.
    Les promesses restent suspendues dans l’air, promesses de quoi au juste, on ne sait pas, il paraît d’un monde meilleur. Moi je ne le vois pas, je ne l’entrevois même pas.
    On attend quoi, une émeute de la faim?
    Il ne sort jamais grand chose des émeutes de la faim, la démocratie ne sort pas de là, il en sort une urgence, des marchands de rêve avec des promesses encore plus belles hâtivement entérinées(ou “HATifement”)par une foule avide de miracle.
    Haïti en a fait la cruelle expérience avec Aristide et l’Afrique est un vivier d’exemples de cruels ratés en la matière.
    Alors battons-nous pour pour une élection, une VRAIE, pas celle proposée pour le 20 mars. Elle sera perdue pour la démocratie celle-là. Quelqu’un a écrit que les résultats sont déjà dans les tiroirs et GIC et compagnie s’empresseront de les entériner. Ce sont cependant des organes internationaux, nous savons qu’il resteront dans les clous du politiquement correct et seront dans l’impossibilité de refuser toute proposition solide vêtue du sceau de la démocratie. Depuis le début la manœuvre oh combien trouble était de faire passer en force tgv mais heureusement jusqu’à maintenant ils se heurtent à des gens qui…pensent(!) qui écrivent et qui manifestent dans ce pays. Jusqu’à quand tiendrons-nous tous?

    Bien à toi Ndimby

  8. Parole permalien
    26 janvier 2010 3:22  

    Pour les élections, il faut évidemment qu’elles soient organisées ensemble, avec des garanties solides (CENI véritablement indépendante, listes fiables etc.) mais surtout climat poliique apaisé. Pas sorcier, mais certains mettent 10 ans pour y parvenir alors soyons prudent, chaque mot compte…

    • Alidera A.R. permalien
      26 janvier 2010 7:02  

      La seule vraie solution, juste, raisonnable, courageuse et démocratique c’est de revenir à la troisième République. De scanner rigoureusement et officiellement dans le calme les forces et les faiblesses de sa Constitution et de la faire évoluer ou de la changer si besoin est.
      Car, la déficience intellectuelle qui marquera ces législatives de mars 2010 c’est justement le texte qui encadrera le ou les rôles attribués aux futurs élus, leurs statuts,… le pire, c’est que ces choses là risquent d’être modifiées par la Constitution qui vient après. Autrement dit, beaucoup de ces élus là risquent d’endosser une ou des responsabilités qu’ils ont dit et/ou voulu prendre lors de leurs propagandes. C’est aussi simple que ça.

  9. Saryteny permalien
    26 janvier 2010 3:37  

    Fihavanana tsy misy fivavahana dia fifitahana

  10. Max31 permalien
    26 janvier 2010 6:52  

    Quelle joie de savoir qu’un jour ces criminels écrirons leurs mémoires du fond de leur cellule !

  11. Waffen SS permalien
    26 janvier 2010 10:33  

    Il faut être aveugle pour ne pas voir qui sont les coupables.

  12. Waffen SS permalien
    26 janvier 2010 10:36  

    Et juste une précision, on ne peut comparer 2002 et 2009.

    • 27 janvier 2010 11:49

      Ben si…

      ps : d ailleurs a ce propos, votre pseudo, vous savez ce que cela signifie ?

      • maminah permalien
        27 janvier 2010 4:37  

        La ressemblance est si délibérément caricaturale qu’elle en est, heu… suspecte. Les âmes simples y verraient seulement l’incarnation du tody, et c’était bien l’effet recherché. Mais que faites-vous de la loi du Talion?
        A ce titre, c’est fausser le problème que de voir en Rajoelina, le simple miroir de Ravalomanana. Car son mouvement a été “préfabriqué”, en quelque sorte, pour être un camouflet adressé à qui de droit…
        Non, tant dans leur ambition pour la Patrie que dans leur capacité de travail, ces deux-là sont comme le nord et le sud. D’ailleurs, les faits ne parlent-ils pas suffisamment d’eux-mêmes? Ou faudra-t-il laisser pourrir encore un peu plus la situation? On s’y engage sûrement tant qu’on ne se débarrassera pas de cette notion de justice immanente et d’éternel recommencement.

      • Alidera A.R. permalien
        27 janvier 2010 4:42  

        c’est sûr que ça peut se faire pour ceux qui ont l’habitude de foncer…

        • maminah permalien
          27 janvier 2010 5:41  

          Il s’agit moins de “foncer” que de changer de perspective. Ne serait-ce que pour savoir à quel mur on ne cesse de se cogner. Car le vrai problème, à court terme, est en effet cette fin de non-recevoir à toutes les propositions de sortie de crise. N’y-a-t-il pas d’autres enjeux qui dépassent la seule personne de Rajoelina? La solution de fond est, comme vous dites, la maturation républicaine des Malgaches et de leurs institutions, par commencer le texte fondateur lui-même, la Constitution. Il n’en reste pas moins que des urgences criantes frappent dans l’immédiat à notre porte. Je ne prétends rien vous apprendre à ce sujet…
          PS: Vous m’avez tutoyée, ou je me trompe?

          • Alidera A.R. permalien
            28 janvier 2010 11:44

            Oui et désolé pour le tutoiement…

            Pour l’histoire de foncer, c’était pour répondre à Rotsaka.

            N’empêche qu’encore une fois, je partage vos points de vue.

            Je pense qu’on est ici pour faire des débats et échanges d’idées. Des idées qui véhiculent forcément des choses à prendre et à apprendre. Je ne prendrai pas votre volonté, ni celle des autres d’ailleurs, de débattre et d’échanger comme une quelconque prétention à apprendre quelque chose aux autres ou à moi.

          • maminah permalien
            28 janvier 2010 4:34  

            Loin de moi la prétention d’apprendre à qui que ce soit. Tout au plus, j’essaie d’exprimer ma perception des événements et de débusquer ce que je crois être des pièges. C’est un devoir de vigilance auquel, je pense, s’astreignent sincèrement tous ceux qui participent à ce blog. Ce n’est évidemment pas comme si nous étions là pour échanger des amabilités de salon.
            Mais je vous concède que mon indignation confine parfois à la véhémence. Il y a parfois “des énormités”, pour faire dans l’euphémisme, qui vous enlève les mots…
            Pour ce qui est du tutoiement, je ne trouve rien de plus sympathique, sauf lorsqu’il ne procède pas de l’amitié mais un peu du rapport Bwana-Bamboula. La condescendance, vous voyez? Mais je me suis donc trompée, le chapitre est clos.

  13. max permalien
    26 janvier 2010 11:20  

    le problème avec nous autres malgaches c’est qu’on est vraiment cons … donc voilà, on se laisse manipuler un peu n’importe comment!

    moi je dis, on n’a qu’à les laisser faire : un jour, ils comprendront (peut-être)
    et puis quelque part, ils l’ont voulu aussi je pense: ils l’ont maintenant. Laissons les faire ce qu’ils veulent.
    Et puis mer*e, j’irai pas jusqu’à dire que je suis un modèle de vertu mais bon, franchement j’en ai un peu marre : si on veut pas progresser bah autant laisser tomber quoi! de toute façon, on est déjà foutu pour les 15 ou 20 ans à venir alors …

    on apprend en faisant des erreurs mais quand on répète les mêmes erreurs : là j’aurai tendance à dire qu’on est cons!

    • Alidera A.R. permalien
      27 janvier 2010 2:41  

      Ce n’est pas totalement faux!!!

      • maminah permalien
        27 janvier 2010 5:58  

        Le “on” est-il inclusif ou exclusif? C’est pour savoir le degré de mépris que chacun nourrit sur ses alter ego.

        • stéph permalien
          28 janvier 2010 1:39

          A ce niveau, je serai plutôt pour le “on exclusif” car il y’a toujours pire que soi.

          • Alidera A.R. permalien
            28 janvier 2010 11:03

            C’est plutôt inclusif car, par exemple, le fait de n’avoir pu convaincre ne serait-ce que “mon” entourage que TGV allait faire un coup d’Etat au moment où il annonçait sa candidature à la mairie, exprime tout simplement l’inefficacité de son ou ses arguments.
            En février 2008, j’ai rencontré un ami et paraît-il que je lui avais dit en ce moment là que ce coup d’Etat allait avoir lieu.

  14. réveille-toi jeune Malagasy permalien
    26 janvier 2010 11:34  

    Bonsoir Ndimby A.
    “Sincèrement, on se refusera à avoir une pensée émue pour eux. La mort de ces bandits, victimes de leurs propres turpitudes…”
    Sur le coup, ça me paraît une réaction normale, à chaud ! mais avec le recul ça me choque ! La majorité, des laissés pour compte ???
    Une carence énorme dans l’éducation à Madagascar et des parents et des enfants malgré les diverses religions…. ???

    • Ndimby A. permalien
      27 janvier 2010 12:00

      réveille-toi jeune Malagasy

      OK alors, je réécris avec modification : « Sincèrement, je me refuserai à avoir une pensée émue pour eux. La mort de ces bandits, victimes de leurs propres turpitudes… »

      Persiste et signe… Les gens bien élevés suivant un sens minimum de valeurs, ne participent pas à des pillages sous prétexte de pauvreté. Sauf s’il est question de survie (comme en Haiti). Mais ce n’était pas le cas le 26 janvier à Mada.

      • balita permalien
        27 janvier 2010 1:16  

        Le “tia-kely” fait désormais parti (SOUPIR!!!) de nos mœurs à Madagascar.J’espère tout simplement que les sacs de riz volé chez magro ont suffit à ces “pauvres” à nourrir leurs familles pendant toute une éternité…
        Madagascar n’est pas un pays pauvre…ce sont les malgaches qui sont pauvres dans leurs têtes….

      • réveille-toi jeune Malagasy permalien
        28 janvier 2010 1:39

        Bonsoir Ndimby A.

        Malheureusement, beaucoup ne sont pas élevés du tout !
        …mais j’ai réagi comme vous…et avec le recul, j’en veux plus aux commanditaires de ces actes et même si ça me choque, ça n’enlève en rien leur culpabilité !
        Balita a raison, les Malgaches (pas tous quand même) sont pauvres dans leur tête. Depuis les années 80, “tsy mitsinjo vody andro merika” ny Malagasy !

      • stéph permalien
        28 janvier 2010 1:45

        Il me semble que c’est une question de fond.
        Est-ce le résultat d’une “révolte de la faim ou de la pauvreté”, ou une disparition des valeurs morales, ou encore une carence du sens républicain et du bien commun ? Quelle réponse la société malagasy donne t’elle à tout cela ?

        • Alidera A.R. permalien
          28 janvier 2010 11:58

          Stéph,
          Je résume tout, comme depuis le début de cette crise, dans la faillite intellectuelle et faillite des intellectuelles.

          • stéph permalien
            29 janvier 2010 4:30  

            ALIDERA AR
            “… faillite intellectuelle, faillite des intellectuelles …” dites vous, mais surtout faillite des intellectuels car sans être androphobes, c’est eux, plutôt qu’elles, qui ont géré ces derniers temps…

        • maminah permalien
          28 janvier 2010 12:32  

          C’est terrible ce constat de tout un peuple qui vit dans l’instant, dans les préoccupations immédiates et vitales: quel repas donner à ses enfants à midi? ce soir?
          C’est certain que la précarité empêche de se projeter dans un avenir bien lointain quand le présent est à ce point problématique. Les notions qui dépassent ce quotidien pressant sont perçues comme un luxe qu’on laisse volontiers aux autres, que l’on dit payés pour ça, à savoir le Fanjakana et assimilés, les “politiciens”.
          Cette démission collective fait malheureusement l’affaire des plus démagogues, qui récoltent des voix à peu de frais à la veille d’élections: quelques promesses au ras-des-pâquerettes et pas toujours suivies d’effet à long terme (baisse du prix du riz et autres projets intenables). Le drame c’est que ces derniers, une fois installés sur un quelconque siège, manquent eux-mêmes de toute vision prospective, obnubilés par le seul souci de pérenniser des avantages acquis un peu au-bonheur-la-chance.
          Une politique sans ambition réelle pour le pays ne mène évidemment à pas grand-chose. Je ne parle évidemment pas des ambitions fallacieuses, ces promesses creuses qui ne se donnent pas les moyens de leur réussite… Cette année écoulée a été le théâtre le plus éclatant de l’ambition de façade et du triomphe de la mauvaise foi.

          • Alidera A.R. permalien
            4 février 2010 7:52  

            Il y a peut-être des promesses sincères mais qui comme par hasard passe totalement à coté de ce que l’on appelle faisable.

            Par ailleurs, il est consternant de savoir que pour un pays de spiritualité, il est confirmé que le kibo noana soit un fanahy mora vidy.

  15. Nary permalien
    27 janvier 2010 9:35

    Mivavaka Alahady
    Mandroba Alatsinainy
    Mamotika no hainy
    Ny Tody no Ampitsony
    …..

  16. 27 janvier 2010 11:03

    A qui profite le crime? A TGV et sa clique bien sûr! Or, grande fut ma surprise en regardant, ce soir, sur TVM, la brève rétrospective que ses journalistes ont fait de cet historique « Black Monday ».

    Les destructions, les pillages, les incendies, les morts, les blessés … de cette funeste journée, ils ont mis sur le dos de ceux qui se proclament aujourd’hui comme des légalistes, ceux-la même qui sont là pour bloquer la marche vers des élections « législatives » ( N.A:non consensuelles et non inclusives et pourtant disent-ils démocratiques, libres et transparentes ) Bref,le monde à l’ envers.

    Ce sont ceux – là ( lire les pro – Ravalomanana; donc, pour eux, pas les » Baomanga » des bas – quartiers de la capitale que d’aucuns avaient remarqué au cours de cette journée et des journées d’après ) qui auraient détruit et incendié la TVM et autres bâtiments publics et privés. Le Général et non moins Mpitandrina Organès n’ a pas non plus fracturé, sous les caméras des chaînes de télévision, avec une barre à pinces, la porte métallique du ministère de l’ Intérieur. Celui-ci a reçu pus tard de TGV la récompense suprême en le nommant – ô paradoxe! – ministre de la Sécurité publique!!! La TVM – Anosy – qui quelques mois auparavant avait été récemment remis à neuf par le régime Marc Ravalomanana avec ascenseurs et matos ultra – modernes qu’ ils affirment eux – mêmes ne rien à voir avec ceux dont ils avaient disposé à Antaninarenina. Je ne voudrais pas mettre ces réalisations à l’ actif du gouvernement Charles Rabemananjara vu que c’ était lui le traître de la première heure ; TGV et sa horde sauvage les ont incendiés; car, pour eux, la TVM et la RNM représentent la « Voix de son Maître » ( Marc Ravalomanana.)

    Bis répetita.C’est, pourtant, ce que font , depuis le 26 janvier 2009, TGV,la Hat, l’Armée, leurs partisans. Ce soir, 26 janvier 2010, TGV a profité de ce triste anniversaire pour afficher sa béate autosatisfaction (sic) devant la presse et les téléspectateurs à travers tout Madagascar,pour « toutes »les réalisations « accomplies » pendant la Transition!

    A propos de télévision, beaucoup accorderont comme moi la palme à TV PLUS pour avoir diffusé, ce soir, une longue rétrospective et débats reevant du professionnalisme de ces tristes événements suivis de bien d’autres.Très peu ,sur MATV, comme toujours, toujours aussi preste à accorder ses plateaux à ses adversaires virtuels (HAT ) alors que Mamy Rakotoarivelo est du … TIM et – jusqu’à preuve du contraire il est de la maison. Aucune ligne éditoriale digne de ce nom! Manger à tous les râteliers! Quand verra-t-on Télé et Radio Viva, TVM et RNM accorder à Mamy Rakotoarivelo, aux pro Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka leurs antennes ?

    Mais, le plus regrettable c’ est l’absence de rassemblement même tactique et pacifique, ce 26 janvier 2010, de la part des trois mouvances, dans le cadre de la commémoration de ce triste anniversaire.Beaucoup espéraient qu’il fallait marquer le coup ce jour – là. Leurs leaders auraient fait le plein . Dommage, car ceci confirme l’impression générale comme quoi leurs leaders sont blasés et fatgués.Disons qu’ils ne perdront pas grand chose au change par rapport au reste de la population. Une idée d’ éditorial à exploiter par M. Ndimby puisque nos journalistes traditionnels ne le comprendront pas eux.

  17. maminah permalien
    27 janvier 2010 12:26  

    Ndimby,
    Ce serait faire injure à votre perspicacité, qui ne s’est jamais démentie, que de dire à propos de cette rétrospective, qu’une année de recul donne un panorama qui permet de poser les bonnes questions.
    En vérité, ces questions, vous les aviez déjà maintes fois soulevées en leur temps. Mais dans la tumulte des émotions, elles ont été vite balayées par la polémique, que dis-je, les invectives. Notamment celles ayant trait à l’intervention de “gros bras” bien organisés, et techniquement parés.
    L’usage systématique de gros bras pour accélérer le pourrissement d’une manifestation, a pour ma part, de sinistres réminiscences de l’époque d’une autre Révolution, socialiste et démocratique cette fois. Créer une situation irréversible qui autorise une répression draconnienne, pour tuer dans l’oeuf toute velléité de récidive. Le point commun est de recruter dans les quartiers coupe-gorge, voire à Tsiafahy, des gibiers de potence autorisés à se placer au-dessus des lois. Les TTS ( ou Tanora Tonga Saina, sans rigoler) de sinistre mémoire, avaient terrorisé Tanà avec des enlèvements et des crimes inexpliqués, au début des années 80. Les karatékas de Behoririka, leurs voisins de l’époque, ont fini de régler assez sommairement leurs comptes. Face à un tel affront, le pouvoir d’alors a dépêché carrément des tanks militaires (sans rire!) au domicile du fameux maître Pierre-Be, dans une sorte de rage meurtrière.
    Voilà qu’on a ressorti la triste recette. Qui porte une triste signature.
    Triste pays.

    • Alidera A.R. permalien
      27 janvier 2010 4:45  

      C’était les kung-fu à Behoririka pas les karatéka…

      • maminah permalien
        27 janvier 2010 6:06  

        Pardon de tant d’ignorance. Disons, arts martiaux, c’est moins compromettant?

        • 27 janvier 2010 6:29  

          Alors dans certains cas, se remémorer le passé, ce n’est plus du fatalisme et une démission affreuse vis a vis des défis de l’avenir ?

          Eclairez-moi SVP.

          Un coup on peut éclairer le présent de la lumière du passé, un coup il faut pas.

          Etrange de voir comment le raisonnement du supporter annihile tout raisonnement et amene a se contredire au détriment de la logique la plus élémentaire.

          Bon, j avais dit que je laissais cette discussion, alea jacta est.

          • Alidera A.R. permalien
            28 janvier 2010 11:49

            La différence se trouve dans les faits réels et dans les faits parallèles.

          • Alidera A.R. permalien
            28 janvier 2010 11:53

            Je rectifie ou j’ajoute, dans l’idée du réel et dans l’idée du parallèle (parodie, caricature…)

          • maminah permalien
            28 janvier 2010 5:07  

            La parodie est la caricature du réel. Elle procède d’une intention délibérée d’entamer ce réel. Comme quoi, la répétition de l’histoire n’est pas aussi mécanique que l’on prétend. De la même manière, dans ce cas précis, le parallèle a été brandi pour mettre en porte-à-faux toute récrimination possible. Et la boucle est bouclée. Où est l’astuce?

          • maminah permalien
            28 janvier 2010 1:24  

            Votre empressement à établir à tout prix des équivalences, décidément, me dérange.
            Régler toutes les questions à coups de comptabilité d’épicier me semble d’abord mesquin, mais surtout dangereux dans la mesure on peut y voir une volonté de masquer les menaces réelles qui pèsent aujourd’hui. Ah! Ravalomanana, tu as fait ceci? Vlan! Rajoelina t’envoie cela! Cette allégorie du maître et de l’élève est ridicule. Et fausse. Car il est clair que le soi disant émule n’est qu’un pantin désigné pour jouer son rôle puis dépassé par les événements. Il n’y a aucune logique dans ses actions: tout est en mode aléatoire. Pire, il a l’air d’avoir juré de démolir la terre entière si ça avait été dans ses capacités. Puisque les autres ne le lui permettront évidemment pas, le nain à l’ego surdimensionné se tient à carreaux au moins sur ce chapitre.
            Plus sérieusement, faire des équivalences sur tout et rien est complètement artificiel, ne trouvez-vous pas? Le recours aux gibiers de potence ou “gros bras” comme milices pour arriver à ses fins relève du banditisme le plus éhonté. Et on fait bien de le dénoncer, car un régime de la terreur, ce n’est évidemment pas ce que nous rêvons pour le pays.
            Et ne dites pas trop vite alea jacta est. J’aimerais bien avoir votre avis au moins sur ce dernier point.

          • 29 janvier 2010 10:58

            OK, maminah, steph, alidera,

            Il est impossible de discuter avec les supporters véhéments. Ce que je dis depuis le début.

            Les arguties sur les termes (maitre/eleve), sur les intentions supposées malignes, sur le soupcon de pro-TGVisme ou je ne sais quoi montrent simplement que, plutot que de lire le fond, vous vous jetez sur la moindre tournure ou le moindre terme qui permette de vous conforter dans vos théories et vos préjugés.

            En agissant ainsi, aucune chance que vous preniez du recul ou que vous essayez d aborder le sujet “black monday” autrement qu’avec les oeilleres que vous imposent vos enthousiasmes politiques.

            Bref c est pour cela que je ne continuerai pas cette discussion car je ne vois pas bien l interet.

            Je sais d avance ce qui sera dit, comment sera analysé, digéré puis resservi a votre sauce mon propos initial qui est le suivant :
            TGV a utilisé la méthode que Ra8 a testé a Fianar avec Pety et ca a marché. Je pensais que Marc aurait pu un peu mieux faire face en se remémorant sa propre expérience. C est simplement juste tout ce que j ai dit.

            Maintenant, c est pro-TGV, je ne sais pas, ca vous irrite, tant pis, c est suspect, mais de quoi ?, ca veut dire que je mets les pratiques du pouvoir de TGV et de Ra8 dans le meme sac, si ca vous chante. C est vous qui analysez comme cela et je n y peux fichtre rien.

            Ce que j ai dit est au dessus, point barre. Aucune autre arriere pensée que ce qui est écrit et qui est factuel. Cela ne cherche pas a démontrer quelque chose si ce n est qu il est toujours bon pour un homme politique de savoir s inspirer du passé et de ne jamais sous estimer un adversaire.

            Maintenant vous pouvez y aller pour la curée, j en ai désormais l habitude.

            J’étais a Fianar en 2002 et visiblement pas vous, je sais ce que j y ai vécu et ce que j ai vu. Je peux donc comparer ce qui est a comparer quoi que vous en pensiez et meme si cela ne vous plait pas. Ce n est pas d hier que l on écoute peu ce que Fianar dit.

            Je sais aussi que je pense que TGV ne mène pas le pays la ou il le faut et comme il le faut. Et je persiste a dire qu il a bien appris sa lecon d accession au pouvoir en utilisant la rue.

            Cordialement

          • stéph permalien
            29 janvier 2010 8:35  

            A ROTSAKA,
            Vous ne pouvez balayer d’un revers ce sujet que vous avez introduit, car il me semble que c’est essentiel pour expliquer la fracture entre les pro et les anti TGV.

            Vous soutenez la similarité des modes d’accession au pouvoir de Ra8 et Rajoelina.

            Les 2 hommes ont accédé au pouvoir illégalement, si toutefois on considère que la légalité n’est pas la règle édictée par la constitution (respect du vote de chacun) mais la règle édictée par le pouvoir en place (respect du résultat annoncé).

            Par contre Ra8 avait pour lui la légitimité : Sinon, les USA auraient ils passés l’éponge sur le forcing de Ra8 ? et la France aurait elle accepté de suivre et d’abandonner la partie ?

            Alors ROTSAKA, Rajoelina a t’il cette légitimité selon vous ? Je pense que non et je ne suis pas une midinette pro Ra8 comme vous dites.

            Si vous pensez que 50000 personnes dans la rue, dont certains pilleurs et certains martyrs, donnent à Rajoelina sa légitimité, ou tout au moins, suffisament de légitimité pour pouvoir identifier son accession à celle de Ra8, alors je pense que vous vous trompez et que vous contribuez à semer le doute. Ce qui profite au “statu-quo” actuel.

          • 30 janvier 2010 12:18  

            Relisez vous, relisez moi…

            Je l avais dit et exactement prévu.

            Je dois avoir des dons de voyance. Le taureau fonce a nouveau tete baissée sur le chiffon rouge :

            “Si vous pensez que 50000 personnes dans la rue, dont certains pilleurs et certains martyrs, donnent à Rajoelina sa légitimité, ou tout au moins, suffisament de légitimité pour pouvoir identifier son accession à celle de Ra8, alors je pense que vous vous trompez et que vous contribuez à semer le doute. Ce qui profite au « statu-quo » actuel”

            Ou ai je parlé de légitimité de TGV ? ou ai je signifié que j etais pro Ra8 ou pro TGV ?

            Jamais je ne parle que du mode d accession. Relisez ma version en francais facile :
            je cite “TGV a utilisé la méthode que Ra8 a testé a Fianar avec Pety et ca a marché. Je pensais que Marc aurait pu un peu mieux faire face en se remémorant sa propre expérience. C est simplement juste tout ce que j ai dit.”

            J ai soutenu Ra8 mais pas TGV. Désormais je n ai plus de leader car je ne sens personne pour mener le pays. Je reconnais que Ra8 a fait mieux que bcp mais il a trop mélangé ISN et IMT (Intéret Mineur de Tiko).

            Voila maintenant encore une fois, vous pouvez repartir sur les memes chapeaux de roue. C est comme parler a un arbre, on a peu de chances qu il reponde un jour, non ?

          • Alidera A.R. permalien
            4 février 2010 8:09  

            Rotsaka,

            Je ne crois pas que je vous ai confondu comme étant un TGViste.

            Par ailleurs, je ne suis pas simplement d’accord avec le parallèle que vous faites entre TGV et Ravalomanana car cela prête à beaucoup de confusions.

            Pour ce qu’a fait Pety à Fianarantsoa en 2002, je vais relire le bouquin de Raharizatovo Gilbert actuel ministre de la HAT. Car, ce livre traçait largement la méthode à utiliser pour la genèse de la crise 2009.

            Quant au prétendu mélange ISN et IMT fait par Ravalomanana, je ne suis pas sûr d’avoir raison si j’affirme qu’il l’ait vraiment fait. Faisons le rappochement entre le 2ème force one et les voyages de Ravalomanana au Gabon. On peut aussi parler de JIRAMA/H.Fraise (sachant que H. Fraise est présent dans tous les secteurs à Mada) qui est tout aussi financièrement rentable, sans parler des ventes d’alcools…

          • maminah permalien
            30 janvier 2010 1:02  

            Rotsaka,
            Ce que j’en dis, c’est que brandir invariablement le parallèle est un moyen un peu trop commode pour éluder systématiquement les questions gênantes, et elles sont nombreuses. Comment avancer quand on ferme délibérément les yeux sur les écueils qui vont en travers de notre chemin? C’est comme ça que nous n’arrivons pas à sortir du bourbier depuis un an. Arrêtons de servir la ritournelle sur “si Ravalomanana n’a pas fait ceci ou cela…”. Ayons le réalisme de prendre à bras le corps l’impasse actuelle, plions-nous à la nécessité de reconstruire le pays. Mais sommes-nous assez honnêtes pour ça? C’est bien plus commode de se draper dans la légitimité de “victimes”, et ce même après une années de turpitudes.

        • Alidera A.R. permalien
          28 janvier 2010 11:52

          N’ayons pas peur de nous compromettre… le parfait n’est pas forcément ni convaincant ni séduisant.

          • maminah permalien
            28 janvier 2010 5:12  

            Encore moins l’esprit supérieur

  18. 27 janvier 2010 7:04  

    J’ai bien aime cette retrospective. Des questions importantes et difficiles mais directes et qui meriterait une action judiciaire dans un etat de droit. Je vais taquiner un peu Ndimby et mon journal de reference en demandant pourquoi cet edito n’est pas aussi publie sur Mada-tribune ;). Trop derangeant ?
    Merci d’avoir mis sur “papier” les questions que beaucoup d’entre nous se posent.

    • Ndimby A. permalien
      28 janvier 2010 7:35

      Salut Lova.

      En fait nous effectuons des rotations sur la rédaction de Tribune.com, et le jour fixe de Ndimby est le lundi. Donc si je veux prendre un autre jour, je dois prévenir d’avance. Je ne l’ai pas fait à temps et Patrick avait déjà rédigé son papier…

  19. Drack Drack permalien
    27 janvier 2010 8:23  

    EBFIN des Malgaches realistes qui s analysent
    On est sur la bonne direction !

  20. Lila permalien
    28 janvier 2010 10:20

    Lu dans L’Express du 31 janvier 2009. Je retiendrais juste le dernier paragraphe en réponse/réaction aux propos déjà cités ici. Si Ravalomanana avait écouté. Si… Beaucoup de si, au final.

    Il y a un autre aussi qui parle de la tuerie à Ambohitsorohitra, je crois. (Dans la langue argot un peu vieillotte, “sorohitra” signifiait également “cigarette”, “clope” etc.)

    <<>>

  21. howak permalien
    26 janvier 2011 10:32

    moi je suis pas pour la violence mais je suis conscient qu’elle peut être la dernière chance d’obtenir la paix. Je ne dis pas cela que pour la Vendetta, mais ces abus de pouvoir que font la HAT doivent cesser. Aujourd’hui ca me fait tjr mal au coeur de penser à ce 26 janvier 2009, le jour ou TGV and Co nous a presque tous tué. Et ce qui m’écoeure, c’est ce silence du monde dit “libre”, qui accuse le coup d’état mais refuse d’intervenir. Alors, bon citoyen, qu’est ce qu’on pourrai bien faire avec nos “tanam-polo”.

  22. Manantena permalien
    26 janvier 2011 5:57  

    Merci de nous rappeler cette édito.

    J’étais là en 72, 91 , pas en 2002 où, s’il y avait des morts et des dégâts, c’était le fait de militaires armés (du moins d’après les nouvelles que j’ai eues), mais ce LUNDI NOIR 2009 était clairement du terrorisme, du jamais vu à Madagascar.

    RNM/TVM & MBS ne pouvant plus émettre, pour nous hors de Tana, il n’y avait plus que RDB et RFI qu’on entendait comme la radio des Milles Collines. C’était plus que douteux de les entendre “on the point” partout dans l’île où Magro-Tiko était saccagé, surtout quand on savait qu’il n’y avait aucune manif dans la ville. La population ne pouvait que rester coi devant de tels actes de bandits comme si les forces de l’ordre n’existaient guère ou avaient reçu des ordres de laisser faire…Et le pire était d’entendre sur RDB des gens d’église excuser ces actes au point que j’en étais à demander à notre curé si le “vous vivrez à la sueur de votre front” avait changé en “pillez les riches si vous avez faim!”

    J’avais approuvé l’inauguration de la place de la DEMOCRATIE et j’y voyais déjà des orateurs comme au Hide Park et autres où les promeneurs s’arrêtaient pour prêter oreille ou continuaient leur chemin avec le sourire…mais depuis ce triste lundi, je ne vois plus qu’une association de malfaiteurs et de terroristes.

Rétroliens

  1. 26 Janvier 2010 : 1an déjà : TANANEWS
  2. Le blog Fijery a un an « Réflexions sur la vie politique malgache…
  3. Roa taona… « Fijery, le blog de Ndimby A.

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