Retour à la vie réelle
Il y a deux jours, Madagascar célébrait le cinquantième anniversaire de son retour à l’Indépendance, à l’ombre du chaitaignier qui décore l’arrière-cour du pouvoir de transition, tout en offrant à ses dignitaires la protection rassurante et rafraichissante de son feuillage touffu.
On a eu droit au traditionnel défilé des Force armées, avec plus ou moins le même rituel routinier depuis des décennies, mis à part quelques hélicoptères achetés à partir du matériel réformé de l’armée belge. Et toujours cette fierté à exhiber les orgues de Staline, rendues célèbres lors de la seconde guerre Mondiale, autrement dit il y a plus de soixante ans. On se demande par ailleurs au nom de quelles valeurs l’armée a défilé en ce 26 juin 2010, considérant que le comportement de plusieurs de ses membres depuis 2009 devrait plutôt l’encourager à se cacher sous les tables au lieu d’aller parader devant le public.

Le vaillant "peuple malgache", prêt devant Ambohitsorohitra le 7 février 2009, après avoir été prêt devant la Radio nationale et les grandes surfaces en janvier 2009 (Photo Solofo R.)
Défilé, banquets, feux d’artifice, discours à la Nation (pour lequel Rajoelina a sans doute pris le même styliste que Michael Jackson) : le train-train quotidien du 26 juin chaque année. Toutefois, seule innovation à souligner pour 2010 : il y a eu un grand déjeuner avec tous les cinquantenaires. Du moins ceux dont l’ego s’enorgueillit d’être invité à déjeuner dans un Palais d’Etat par le Grand Hâtif : il faut de tout pour faire un monde, y compris ceux qui s’émoustillent pour pas grand chose. Mais il est vrai que c’est mieux d’être invité à manger à Ambohitsorohitra, que d’être invité à donner sa vie devant les grilles en tentant imbécilement de le prendre d’assaut. Et en plus, juste afin que d’autres plus tard se fassent appeler Président. Cette garden-party, qui somme toute dans l’absolu, est une bonne initiative, permet aux putschistes de continuer à vivre dans leur popularité illusoire.
Après cette semaine de célébrations tape-à l’oeil, peut-on dire que la Haute autorité de la transition (HAT) s’est reconnectée avec une certaine base, tout simplement parce que le défilé, les concerts gratuits et les repas aux frais de la princesse ont fait foule ? Je n’en serais pas certain. Car tout comme celle qui est silencieuse, il y a aussi une majorité qui n’est pas allée se trémousser sur la musique de Kassav, et qui n’est pas allée s’empiffrer à Ambohitsirohitra ou Iavoloha. Donc que la foule soit allée profiter des pains et des jeux de cirque ne veut pas dire grand chose. Andry Rajoelina devrait être le premier à le savoir : son adversaire aux municipales de 2007 n’avait-il pas rempli le stade de Mahamasina grâce aux artistes, avant de perdre les élections à plate-couture deux jours après ?
Maintenant les flonflons et les gnagnas se sont éteints. Les artistes étrangers sont repartis, après avoir sagement respecté les instructions de ne rien dire sur le montant de leurs cachets. Certains d’entre eux ont même tenté de faire croire en conférence de presse qu’ils chantaient sans être payés, mascarade qui n’a convaincu personne, sauf les naïfs. Le paraitre dans lequel la HAT se plait et se complait va retomber comme un soufflé, et la population va retrouver la dure réalité des choses : inflation, chômage, insécurité et perspectives sombres, sans oublier le conflit politique qui peine à trouver une solution. Maintenant on va donc voir si le souvenir des concerts gratuits et autres circenses va rester solide, quand le panem viendra à se raréfier.
Fallait-il célébrer avec faste ce Cinquantenaire de l’Indépendance malgré le contexte qui n’engage pas à l’optimisme ? Fallait-il pavoiser sa maison aux couleurs nationales ? Je ne prendrai pas position sur ces questions, car il y a autant de raisons valables de dire oui que de répondre non. Par contre, ce qui est extrêmement regrettable, c’est que tant de moyens aient été mis dans des choses futiles, et que rien n’ait été fait sur le plan éducatif ou même informatif.
Pour un tel événement, on aurait aimé voir montée une grande exposition itinérante sur les 50 années écoulées, pour rappeler aux jeunes générations le passé récent de ce pays. Ou un cycle de conférences pour raconter les circonstances de ce retour à l’Indépendance. Ou pour rappeler le processus de décolonisation, et expliquer la différence entre le 14 octobre 1958 et le 26 juin 1960. Seuls quelques titres de la presse écrite ont fait cet effort, contrairement à la HAT. Pourquoi n’y a-t-il aucun projet sérieux de réalisation de film qui retracerait les grands moments de ces cinquante ans ? Et au-delà de tout ceci, quel programme de communication est censé inculquer ou renforcer ces valeurs de fierté nationale et de patriotisme que la HAT a placées comme leitmotiv de cette célébration ?
Evènement historique ou folklorique ?
La célébration du cinquantenaire du retour à l’Indépendance est d’abord un événement historique, et doit donc avant tout être un hommage à l’histoire. Diffuser la lecture de la Déclaration d’Indépendance par le Président Tsiranana aurait au moins dû être considéré aussi important que le discours de Monsieur Rajoelina, si au moins la HAT avait des communicateurs compétents, et pas seulement capables de cirer les pompes de leur seigneur et maitre. Ce n’est pas un événement folklorique, pour lequel le plus important est de faire venir Big Ali et Nadiya. Mais il y a une évidence : un régime dirigé par un historien aurait fait la part belle à la mémoire historique ; un régime dirigé par un ancien professeur d’EPS aurait organisé des tournois sportifs. Quant à nous, nous nous contenterons des concerts organisés par le DJ de service aux platines. Maso-tsokona, ka ny kely ananana no ahiratra ry vahoaka malagasy tsy vaky volo….
On sait déjà que depuis 1960, les dirigeants malgaches, qu’ils soient élus ou autoproclamés, font peu de cas de la démocratie et des principes de gouvernance. Mais la façon dont ce Cinquantenaire a été marqué engage à se demander quelle valeur accordent à l’Histoire les politiciens malgaches actuels et passés. Andry Rajoelina s’est permis de pointer un doigt accusateur envers les anciens régimes qui n’auraient rien fait dans ce pays. Marc Ravalomanana a traité avec légèreté la question de 1947. Et la première chose que les marchepieds du coup d’Etat ont faite fut de brûler la Radio nationale et ses archives. Sans parler des incendies du Rova ou d’Andafiavaratra.
Ainsi il restera de cette célébration tapageuse plus de questions que de réponses. Comment un régime né d’un coup d’Etat peut-il prétendre inculquer aux gens le sens du patriotisme ? Comment un régime qui ne survit que grâce au soutien de moins en moins discret de la France (et de l’argent des chinois du bois de rose et de Wisco) ose-t-il se poser comme catalyseur de la fierté nationale ? Comment des putschistes adeptes de la religion de l’unilatéralisme peuvent-ils se poser en champions de la réconciliation nationale ?
Les concerts gratuits, les repas gratuits, les feux d’artifice et les discours ronflants ont-il suffi à résoudre la crise politique, redonner du travail aux employés licenciés à cause du coup d’Etat et réconcilier les Malgaches ? Pour la population, après les jours qui chantent, les lendemains qui déchantent… Maintenant que la vie réelle a repris ses droits après cette semaine de concerts, on verra si la musique a fini par adoucir les mœurs de la HAT.
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PS : Puisque le gouvernement malgache n’est pas capables de le faire, préférant organiser du watsa watsa (en plus importé) pour enchanter la plèbe, pour ceux qui souhaitent un minimum d’images vidéo historiques, voici un lien que l’Express consacre au Cinquantenaire de Madagascar à partir des archives de l’INA. Et le blog Mizara propose de très intéressantes archives sonores, toujours tirées de l’INA. Cela nous apprendra aussi à avoir laissé les brigands brûler les archives de la Radio et de la Télévision Nationales.
Bonjour,
Encore d accord, bien bel article, mais SVP n utilisez pas le terme “ecrevisse marbré”, terme insultant qui renvoie a l animalité et a l inutilité et qui rappelle de biens sombres pages de l histoire. C est tellemnt bas.
Un homme, meme adversaire, meme stupide, meme partisan que quelqu un conduisant joyeusement le pays a sa faillite, ne merite pas cela.
Je n en dirai pas plus sur ce que cela me rappelle, en tant qu homme, que chretien, ca me blesse a chaque fois, ce terme.
Cordialement.
J’ai corrigé l’écrit et enlevé le terme qui vous choque, par respect pour la courtoisie de votre demande.
Mais cela ne change pas mon point de vue personnel au sujet de ceux qui ont accepté de servir de marchepied à ce coup d’Etat.
Cordialement
Et “imbécilement” me gêne aussi, Ndimby A.
Ceux qui, de bonne foi, essaient de bouger n’ont pas à être jugés.
Le peuple malgache est déjà bien trop atteint par les décisions erratiques des hâbleurs pour que nous l’accablions encore davantage.
À moins que ce ne soit une figure de style qui m’échappe…
Ce qui n’enlève rien à la lucidité de votre analyse.
Comme toujours.
Bien cordialement à vous !
Holim,
Pour imbécilement, je persiste et signe.
On ne s’attaque pas à un Palais d’Etat sur la suggestion du premier bonimenteur venu, sans en subir les conséquences. Croire qu’on peut tout faire partout est le début de l’anarchie, surtout quand on ne se rend pas compte qu’on n’est que l’outil d’une manipulation. Aucun des deux leaders qui a poussé la foule à y aller n’était devant les grilles d’Ambohitsirohitra, et il n’y avait que le menu fretin (Dolin et cie) en première ligne. Alors ne me dites pas que la foule qui était allée là-bas avait un Q.I. remarquable.
“Fallait-il célébrer avec faste ce Cinquantenaire de l’Indépendance malgré le contexte qui n’engage pas à l’optimisme ?” … Y avait-il en effet un seul motif de réjouissance ? Fêter le 26 juin cette année, c’est comme réciter Notre Père sans penser un seul mot de la prière.
J’aurai en effet préféré une grande exposition qui nous montre ce que avons fait de bien et de mal pendant ce demi-siècle. Cela aurait pu être un moment pour faire le point d’un point de vue purement technique, ce que nous sommes devenus 50 ans après : ce qui reste de nos forêts, que sont devenues nos rizières, l’accès à l’eau potable, la situation sur les feux de brousse, combien de milliers de m3 de terre avons-nous perdu à cause de l’érosion, combien d’enfants ne sont toujours pas inscrits à l’état civil …
… un résumé des différents tableaux de bord sectoriels qui existent déjà, pour faire prendre conscience à la population l’immensité du chemin qui nous reste à parcourir pour un réel développement, au lieu de s’amuser à frétiller sur la place du 13 mai, pour de bonnes ou surtout de mauvaises raisons.
Mais c’est sûrement trop demander à la HAT, et peut-être est-ce aussi trop demander aux malgaches … panem et circenses… mofogasy et tolon’omby et rien d’autre…
Un post de la Citoyenne comme je les aime…. Mais je crois que vous avez raison : n’en demandons pas trop à ce pouvoir, aux capacités assez réduites. Et je ne parle pas que des finances.
Rien n’a empêché les autres de le faire à la place de ce pouvoir…
Ka na avadika havia na havadika havanana FOZA ORANA foana anie ireo é!! FOZA HATRANY!!!
Bonsoir,
Merci bien, meme si je ne partage pas vos vues sur tous les points, je suis d’accord sur le fond avec cet article, comme avec tant d autres.
Je sais que beaucoup utilisent le terme incriminé par désarroi, colère ou par “identification a un camp” mais les mots ont un sens et une importance. La deshumanisation de l adversaire est souvent le premice a des choses bien plus graves.
Votre prise en compte de ma remarque n’en démontre que plus votre hauteur de vue et votre respect, vertus qui ne me font que plus apprécier l’Homme au delà de l’editorialiste.
Cordialement
Ca ne me blesse pas du tout le terme “écrevisse marbré”( et encore c’est gentil ).Il ne fallait pas le changer Ndimby, franchement….
Ce que je trouve blessant et inacceptable ,ce sont les arrestations d’opposants de personnalités politiques, les violences contre les manifestants, les restrictions à la liberté d’expression…. et j’ en passe. On aimerait plutôt entendre les gens condamner tout cela.
En fait, on avait convenu il y a longtemps au cours d’une conférence de rédaction à Tribune.com de ne plus utiliser ce terme, mais celui-ci m’a échappé dans le feu de l’écriture. Effectivement, mettre ce mot dans un édito qui se veut sérieux rabaisse l’article à un niveau de post vu dans certains forums. Comme si pour écrire un article sur la crise israélo-palestinienne, on traitait les uns de youpins et les autres de beurs. J’essaie de garder une ligne d’écriture ironique sans doute, acerbe certainement, critique sans hésiter, mais j’essaie de maintenir un minimum de classe pour ne pas sombrer dans certaines facilités (jeu de mots sur les noms etc.). Ce n’est pas en insultant les gens, y compris ceux qui le méritent vingt fois, qu’un article gagnera en qualité dans l’argumentation. D’ailleurs, on notera (à l’exemple du forumiste Bakary), que la grossiereté est l’apanage de ceux qui n’ont rien à dire. Merci à Rotsaka de me rappeler à l’ordre, afin que l’article soit d’équerre par le fond et la forme.
Monsieur la fusée que cela ne choque pas, le Rwanda cela ne vous dit rien ? Je me permets alors de vous rappeler que la Radio des Mille Collines utilisait le terme de cafards pour décrire les tutsis : le cafard, animal et nuisible si il en est, qu on peut sans peine et sans remords détruire et écraser.
Je ne crois pas que ce soit de ce type de référence que doivent se targuer les patriotes et légalistes. Ou bien ?
Je crois qu il est tout a l honneur de Ndimby de s efforcer de ne pas utiliser ce terme.
Et etre droit et respectueux permet légitimement de dénoncer toutes les atteintes a la democratie perpétrées actuellement.
Monsieur Rotsaka, si vous voulez savoir mon avis, le génocide au Rwanda me choque horriblement que les termes cafard, écrevisse marbrée….Vous comprenez ce que je veux dire, si vous m’avez bien lu. Il ne faut pas non plus exagérer, et si monsieur Ndimby enlève tous les termes qui gênent les commentateurs….XD.
La fusée
Trouveriez-vous normal et acceptable qu’un article dans le journal le Monde et parlant des problèmes de banlieue en France parle de bicots et de nègres au sujet de certains jeunes ?
Trouveriez-vous normal qu’un article traitant du conflit israélo-palestinien traite les juifs de youpins et les arabes de beurs ?
Je ne pense pas.
Il est donc sage de veiller à une certaine retenue dans des articles qui aspirent à être reconnus comme sérieux, et une fois encore, je remercie Rotsaka de m’avoir rappelé à l’ordre.
Je peux comprendre qu’insulter des gens, faire des jeux de mots vaseux sur le nom de compatriotes Malgaches, est pour certains une forme d’expression d’une certaine violence et d’une certaine rancoeur, et le fait que le terme m’ait échappé fait que quelquefois je n’échappe pas à la règle. Mais le plus important est notre volonté à tous de polir la pierre et de nous améliorer. Fijery a toujours ambitionné d’être une plate-forme de débat basé sur les arguments, et non sur les taim-bava. C’est une lutte de tous les jours. Merci aux forumistes de m’aider dans ce sens.
La fusée, c’est dommage que ce terme ne vous blesse pas. Et c’est justement un des problèmes dans ce monde depuis des millénaires. Les êtres humains se posent toujours la question: pourquoi des crimes contre l’humanité ont-ils été possibles? Rwanda- Massacre des Tutsis, Cambodge- Massacres par les Khmers-Rouges, l’holocauste en Allemagne, Chine- Massacre de Nanjing, Bosnie- Massacre des bosniens entre autres à Szrebrenica. Tout simplement parceque des gens font abstraction du caractère humain envers un autre groupe d’humains. Cela commence par le nom attribué à ce groupe, puis les défauts attribués (à tort ou à raison). Ensuite vient un groupe de meneurs qui exploite tout cela (Hitler, Paul Pott, les Hutus, les Serbes,…). Et le tour est joué! Le reste n’est plus qu’un effet de groupe que des milliers de scientifiques ont démontré: “Surtout ne pas se détacher du groupe sinon je risque de me faire battre ou exclure, etc…” Résultats: 800000 morts au Rwanda, environ 6 Millions de juifs, entre 1 et 2 Millions au Cambodge, etc… Et le début était tout anodin: cela commençait par “ces cafards, ces rats,…”. Quand on enquête les populations qui n’ont pas souffert ils s’enfuient sous prétexte qu’ils n’ont rien vu!!! Matière à réflexion. Il est encore temps de changer et de se poser les vrais questions: pourquoi est-ce-qu’ un “Andevo” se comporte ainsi? Mais aussi pourquoi les “Andriana” jouent tjs les nobles et par derrière ne se différencient pas des jiolahimboto? Pourquoi est-ce que les Sakalava sont tjs racistes?
Malgré tout mon côté zanak’i dada, je dois avouer que cela me révulse d’entendre une fillette de 9 ans dire d’un ton insultant “ tena fozaorana mihitsy” à propos d’une personne ou d’un objet de (très) mauvaise qualité. C’est plus le ton, que le mot lui-même que je n’apprécie pas.
Mais voilà, même si nous essayons d’avoir la “classe” de ne pas utiliser les mauvais termes ici ou ailleurs, il ne faut pas se voiler la face : une des grandes batailles de reconstruction à laquelle il va falloir faire face, c’est justement de réparer ce genre de situation, qui devient presque du racisme. Et c’est mille fois plus difficile que de refaire un bâtiment tout neuf pour la RNM.
Chaque crise nous a apporté son lot d’expressions populaires, qui peuvent avoir leurs sens politiques, mais qui ont tout de même apporté un impact relativement positif dans la mentalité des gens. Cette crise là par contre nous a montré quoi comme image : tout le monde pourrait être des voleurs (26 janvier), on jette avec amusement des excréments et des pots d’urines sur ses adversaires (Ambohijatovo)… ce qui nous conforte dans nos sentiments envers les foza. C’est un changement dont je me serais bien passée.
Il y a trop à faire dans ce pays pour qu’on s’embarrasse d’un autre problème au sein de la société. C’est une des raisons qui m’a fait prendre en horreur cette HAT !
Pour ce qui concerne le defile, est ce qu’il y avait des nouveaux materiels militaires a part les helicopteres ex-belges? Est ce qu’on connait comment la HAT a paye pour les afomanga et pour les autres depenses de leur fete? Est ce qu’on a une liste definitive des ambassadeurs qui sont venus (et qui ne sont pas venus) voir le defile en personne? Les FIS ont fete leur anniversaire le 26 Juin. Pourquoi n’ont ils pas participe au defile comme l’annee passee?
Merci beaucoup d’avance, Ndimby, ou autres lecteurs.
PS. Pour moi ecrevisse marbree ne me derange pas du tout!
C’est en effet impensable qu’il n’y ait quasi rien eu sur l’histoire ou l’évolution de Madagascar pour enrichir la célébration du cinquantenaire du pays. Un GRAND ÉCRAN pour faire dérouler les événements vécus par le peuple depuis la colonisation juqu’à l’indépendance et l’acheminement de Madagascar, comme suggérée par Citoyenne malgache, depuis le retour à l’indépendance aurait non seulement été apprécié par les aìnés mais aussi et surtout instruit les jeunes. L’histoire est un héritage qu’il ne faut pas négliger; c’est dommage que celui qui aurait dû y penser n’en était pas conscient, autre âge, autre moeurs. Les archives? Connaîs pas, c’est quoi? Tsapôlaka… No comment.
Article très intéressant, Ndimby, merci!
Qouique hors sujet, j’aimerais quand même informer TOUT UN CHACUN que le terme FOZA ORANA est sorti lors de lui-même même lors de la manifestation des TGV sur la place du 13 Mai, et que CE SONT EUX-MËMES QUE SE SONT BAPTISES CE TERME, POUR FAIRE CROIRE QUE LEUR REVENDICATION SERA ETERNELLE!
Alors, ne faisons pas l’hypocrite, et soyons fermes dans nos déclarations: le terme est devenu depuis à la mode, et ne nous choquons pas car les ATTITUDES, LES VOLTE-FACE, LES DECLARATIONS DE CES TGV SONT EXACTEMENT LES MEMES QUE CELLES DES ECREVISSES MARBREES: on va, on vient, on fait marche arrière, on tourne en rond,…..!
Vouloir fêter les 50 ans d’indépendance qu’on est en train de perdre pour moi c’est comme fêter les 50 ans de mariage d’un couple qui est en procédure de divorce. Alors il est tout à fait normale qu’on a pas le coeur à la fête mais cela n’empêche pas évidemment comme tu le proposes de commémorer l’indépendance en faisant les bilans à travers notre histoire avant et après cette indépendance ou décolonisation afin d’ analyser qu’est ce que la période post-coloniale a pu apporter à Madagascar et aux Malagasy par rapport à la période coloniale ou même monarchique dans tous les domaines? Et surtout en quoi avions nous évoluer lorsque l’on regarde Notre Histoire passée?
En tous cas excellent article et le choix de ton titre toujours aussi pertinent , comme disais une de mes profs au lycée, le titre est tout aussi important que le contenu (et c’est vrai car c’est ce qui nous donne envie de lire ou pas l’article). Je suis toujours étonnée de voir qu’au bout d’un an et demi tu ne manques ni d’inspiration, ni d’imagination et tu fais preuve de beaucoup de lucidité et d’objectivité dans ton analyse. Bonne continuation.
Bonjour,
Quoiqu il arrive, il faudra bien vivre ensemble et les opposants d aujourd hui seront les voisins de demain (quand ils ne sont pas les voisins actuels). S insulter n arrangera pas les choses.
Utiliser de tels termes, c est la porte ouverte a tout : le non-respect général, l avilissement de l autre et de soi, la mesentente généralisée etc etc…
C est toujours par une négation de l autre (les cafards tutsis, la vermine juive etc…), un délitement de la langue et une manipulation des mots qu’ont eu lieu les grands massacres. Il ne faut donc pas juste se désoler et se choquer de ce qui a pu se passer au Rwanda ou ailleurs mais il faut comprendre le processus qui a conduit a cela et aussi s astreindre a ne pas reproduire les memes erreurs.
La vie est un combat contre ses propres faiblesses avant que d’etre un combat contre celles des autres. Etre digne et droit n empeche absolument pas d etre un opposant résolu, déterminé et vainqueur au final, bien au contraire cf. Mandela, Gandhi, Martin Luther King… La rigueur morale de ces derniers devrait toujours etre un exemple (et je ne me souviens pas d insultes dans la bouche de ces hommes de paix) meme si elle n est bien entendu pas une garantie de victoire (cf Dalai Lama au Tibet et bien d autres encore).
Cordialement et quand bien meme je ne suis pas compris des plus extremistes
Pour revenir au terme “imbécilement”, je rappelle tout de même que ces fozas prétendaient qu’ils allaient faire un sit-in pacifique ce jour-là..donc moi perso, je trouve que le terme n’est pas assez fort.
En ce qui concerne les festivités, je crois qu’on a eu la preuve de notre indépendance et de notre maturité : kassav et autres artistes étrangers !
Même les feux d’artifice n’étaient pas à la hauteur!
En France , le traditionnel garden party, à l’ Elysée,sera supprimé le 14 juillet prochain; les ministères ont reçu des consignes strictes pour ne plus utiliser des véhicules de fonction ou de service coûteux : tout ceci au nom de l’ austérité.Dans un pays pauvre comme Madagascar en proie à une crise socio-politico – économique déletère , le 26 juin a donné lieu à des réjouissances officielles et populaires sans précédent. Certes, c’ est le 50 ème anniversaire de la fin de la Dépendance ( ou du retour de l’ indépendance; mais, certainement pas, de l’ indépendance ), mais , les autorités n’ ont vraiment pas lésiné sur les moyens.Beaucoup trop à mon sens! La population se retrouve , à partir d’ aujourd’hui, face à la dureréalité quotidienne moins les rossy, les kassav et autres biggali.
Hi Ndimby
Figures-toi que j’ai décidé d’expérimenter le “sound of silence” de Citoyenne. C’est intenable, on entend siffler et ramper les serpents! C’est beaucoup mieux d’être parmi les vivants et pensants…
Comme je cherche à venir plonger dans l’ambiance de ce cher et tendre pays j’ai essayé de me passer de tous ceux qui en parlent le mieux et voir de moi-même. Je le répète il est en fait impossible de se tenir hors des évènements là-bas tant que ça ne va pas bien et surtout quand quelques un(es) décident de prendre de leur temps pour en parler encore et encore. J’ai donc lu tous les edito et je me dis que le fait d’avoir fumé du bois de rose dans les feux d’artifices et autres concerts de has been concernant les artistes étrangers, n’aveuglera personne. Enfin si c’était beau et puisque les arbres sont coupés au moins ça aura réchauffé du monde le temps qu’il faut pour le dire. Je suis tout à fait d’accord, je n’ai rien lu de digne à la mesure de 50 ans d’indépendance dans cette fête 26 juin mais enfin bon…Et maintenant (???) pour traduire autrement ton titre.
Avoues q’il y a quand même des épisodes épiques sur un objet rond qui roule et qui peut ridiculiser une nation entière! (et que certains de sont vexés quand tu en as parlé). Ca m’a bian fait rire.
Ndimby, je me souhaite de faire des prochains commentaires de la-bas
Dia ho tonga soa anie ianoe e !
contagieuse la frustration par ici!
J’espère qu’avoir écrit tant de malheurs et de fustigations vous aura soulagé et libéré l’esprit… pour être plus heureux il faut savoir exorciser mais parer le mal est plus intelligent!
prévenir que guérir! une sagesse pérenne que voilà! je vous souhaite plein de bonnes choses gens d’ici!
Chaque jour vous pouvez faire une bonne chose pour le Pays si vous le voulez!
Merci Ndimby pour cet article, nous malgaches sont très susceptibles, j’espère qu’on n’arrivera pas comme ailleurs dans le monde où tu risques ta tête (au propre comme au figuré) si tu émets des propos stigmatisant un groupe/communauté/… . On est actuellement dans la même situation que dans les années 80 du temps de la censure, l’hebdo catholique Lakroa jonglait avec les mots pour ne pas se faire épingler, les articles étaient écrits sous formes de conte et chaque lecteur interprétait à sa manière et que les rédacteurs étaient à l’abri de propos pouvant offenser des dignitaires du régime.
Le 25 Juin 2010 à 16h, sur l’avenue de l’Indépendance, un homme d’une vingtaine d’année, n’ayant pas très bien compris pourquoi César a dit “Veni Vidi Vici”, est venu vider sa vessie à cet endroit.
Comme le pouvoir de fait manque de ressources actuellement, les ministres doivent faire preuve d’imagination et en collaboration avec les communes, devraient demander à la Star, qui est une entreprise citoyenne de créer la Fondation THB pour la création de beaucoup plus de toilettes publiques, il parait que lors de THB Tour en province, il y a eu des impacts sur le niveau de la mer mais qui n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.
Tana est actuellement mieux loti en terme de site touristique, le ministère du tourisme devrait inciter les tours operators à inclure la visite de la RNM à Anosy, des Magro, MBS, ça va nous ramener au même rang que la Grèce, une formation des guides est par contre nécessaire.
A+ Ndimby ;-)
Un article très intéressant que vous avez écrit là Ndimby.
il n’y a rien à corriger, ne soyons pas hypocrites, les faits sont là, le pays est totalement détruit.
Et ils ne s’arrêteront que lorsqu’ils auront tout pris.
Je suis révoltée par ce que nos CON Citoyens sans foi ni loi font au pays.
Et ce n’est pas encore fini..
Il n’y a plus qu’à prier.