Sauter au contenu

Les vacuités du projet de Constitution vues par une juriste

3 octobre 2010

 
 
 

Taiza koa no nisy vorondolo niteraka voromanga ?

Pour entamer cette nouvelle semaine sur des bases intéressantes, je vous propose l’analyse  de la juriste Sahondra Rabenarivo sur le projet de Constitution (télécharger ici Constitution – version finale). Sahondra étant charmante, bien élevée et instruite, elle vous démontre de façon courtoise que sur le plan du Droit, cette Constitution ne va pas apporter de changements majeurs, et que le référendum ne sera qu’un moyen de légitimer le pouvoir hâtif. Moi, qui suis plutôt un rustre bien moins charmant et instruit qu’elle, je vous dirai tout simplement que le manque de qualité de ce texte constitutionnel n’est pas étonnant : pour paraphraser le dicton malgache, on n’a jamais vu un hibou accoucher d’une mésange. 

Bonne lecture. 

Ndimby. 

___________________ 

La circulation prématurée et à très grande vitesse sur internet du projet de Constitution arrêté par le CCC a suscité des commentaires et une levée de boucliers de diverses parties contre sa maladresse et son amateurisme.  Le gouvernement HAT fut contraint pendant trois jours de le « retravailler », produisant le texte publié dans Les Nouvelles du 2 octobre 2010.  Mais en ce faisant, ils ont essentiellement ramené le texte à celui de la 3ème République.  En même temps, la campagne pour le OUI est lancée en appelant à un vote pour le changement, laissant entr’apparaître la question qui sera probablement posée lors du référendum : êtes vous pour le changement ? oui ou non ? 

La question est alors, y a-t-il vraiment changement, et si la réponse est oui, est-ce un changement pour le pire ou pour le meilleur ?  Car le projet de Constitution proposé est basé entièrement sur la Constitution de 1998, modifiée en 2007.  Sur 160 articles à l’origine, hors dispositions transitoires, seules trois phrases ont été effacées ; environ 39 phrases, alinéas, paragraphes ou articles ont été ajoutés ; et 23 articles ou sous-articles ont été modifiés.  Pour voir les détails, voir les tableaux ci-joints (1).  Ce qui emmène le tout à 168 articles.  La structure et les grandes rubriques de la Constitution de la 3è République demeurent donc inchangées, démontrant non seulement un manque d’audace, mais surtout un manque véritable de changements dans le fonds. 

Il importe alors de voir la teneur de ces modifications, que je résume ci-après : 

1.       Il restera à voir dans la pratique, car ce n’est pas clair, si nous avons un régime présidentiel, parlementaire ou fédéral, car : 

a.       Force est de constater, d’une part, que nous avons maintenu dans cette Constitution un système présidentiel, limité seulement par la désignation du premier ministre par la majorité parlementaire.  

b.      Force est de constater, de deuxième part, que les clauses sur la décentralisation ne limitent aucunement les pouvoirs attribués aux organes « centraux » : la présidence et la primature.  En effet, force est de constater que nous ne pouvons dégager de ce texte les vrais pouvoirs des collectivités décentralisées, ayant maintenu le texte (et on verra pour la pratique) de Ravalomanana. 

2.       Entre présidentiel et parlementaire : ça dépendra des résultats des élections : 

a.       Lorsque le parti du président est majoritaire au parlement, le régime sera essentiellement présidentiel, et lorsqu’il ne le sera pas, le régime sera de cohabitation exécutive-législative, avec toutes les conséquences qu’Edouard Balladur et Jacques Chirac pourraient nous relater (le titre d’un livre de Balladur : « Le Pouvoir ne se partage pas »). 

b.      Les compétences du Président et du Premier Ministre demeurent largement inchangés entre la 3è et soi-disant 4è République.  Le président détermine toujours la Politique générale de l’Etat et contrôle sa mise en œuvre et l’action du Gouvernement.  Comme je disais, « le pouvoir ne se partage pas »… 

c.       La notion de chef de l’opposition est introduite (article 14) mais à part mention de son existence, il n’a aucun vrai pouvoir dans le reste du document, et surtout pas le statut du chef de l’opposition en Grande Bretagne. 

d.      Si la version de 1998/2007 disposait explicitement que les candidats aux élections pouvaient être indépendants, le texte proposé laisse entretenir le doute quand à l’appartenance à un parti politique, au sujet desquels la loi reste à venir (article 14).  Cette loi déterminera si nous aurons 200 partis à Madagascar et donc un parlement fortement fracturé et sans majorité claire (nous laissant en suspens le temps que ces politiciens négocient une majorité). 

3.       Entre Etat central et collectivités territoriales décentralisées : 

a.       La décentralisation du pouvoir reprend les modifications faites par Ravalomanana à la Constitution en 2007 en ajoutant tout simplement un chapitre pour les provinces, sans détails sur le nombre et compétences des « conseils provinciaux » et du Chef de Province, ni l’ordre de hiérarchie, s’il y en a, entre province, région et commune.  

b.      Le texte ne précise pas non plus les compétences réservées aux collectivités décentralisées, les laissant pour des « lois organiques » à venir.  Sans ces précisions, la décentralisation ne peut se faire que selon la politique générale de l’Etat, toujours déterminée par le Président de la République. 

c.       La délimitation même des provinces et des régions sont à fixer par la loi, donc le projet de texte ne précise pas si on crée 6 ou 60 provinces, qui je note ne sont pas caractérisées comme étant « autonomes ». 

4.       Mention/Création d’entités « sans dents » (sans vrais pouvoirs)  : 

a.       Eparpillés à travers plusieurs articles, il y a mention de nouvelles entités, sans statut d’ « Institutions de la République », laissant encore pour des « lois organiques » à venir les détails de leurs compositions et pouvoirs : 

i.      Une structure indépendante électorale (peut-être plus la CENI ?) seule mention en article 5 alors que la proclamation des résultats électoraux et la vérification d’éligibilité des candidats est donnée à la HCC ; 

ii.      Le Conseil Economique, Social et Culturel, mentionné en article 105 uniquement, et qui attendra sa « loi organique » ; 

iii.      Le Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de droit (mentionné en articles 43 et 107 , en attente de « loi organique ») ; 

iv.       L’Inspection Générale de la Justice (en article 112, encore en attente d’une « loi organique ») ; 

v.      Le Conseil National de la Justice article 113, dont la création est chose faite avec cet article mais dont les sources de financement sont inconnus ?) ; 

vi.      Le Conseil de Fampihavanana Malagasy (de réconciliation nationale),en article 168, qui attendra aussi sa « loi organique ». 

Pour mes amis juridiquement laïques, le problème avec les lois organiques sont qu’elles n’ont pas la portée de dispositions constitutionnelles, pourraient donc changer au gré des politiques, créant des entités n’ayant aucun pouvoir contre les « institutions constitutionnalisées », et qui risquent même de ne jamais naître, faute de volonté politique. 

5.       Rôle élargi de la HCC : 

a.       Il est étonnant de voir le rôle de la HCC élargie pour inclure, entre autres, la proclamation de résultats électoraux, ce qui devrait être du domaine de la structure électorale indépendante. 

6.       La démission du Président de la République qui se présente pour un deuxième mandat 60 jours avant le scrutin est un ajout plutôt bizarre, même si les intentions derrières sont bonnes (non utilisation des moyens de l’Etat pour faire campagne, sûrement on pourrait faire autrement). 

7.       Les clauses renforçant la principe de laïcité de l’Etat sont par contre positives, alors que beaucoup des autres changements mineures ne le sont pas (voir tableaux pour détails). 

Là où l’audace a surtout manqué était dans la fixation des dates électorales dans la Constitution (suivant l’exemple américain, par exemple, du 1er mardi du mois de novembre, pour éviter toutes ces tergiversations sur la saison des pluies), ou le nombre de ministres (à la mauricienne) de députés ou de sénateurs (encore à l’américaine), ou le nombre de conseils provinciaux, laissant ainsi à la classe politique hautement intéressée, lors de la confection des « lois organiques », le choix et le plaisir de nous imposer des nombres extravagants de nouveaux postes politiques.  

Sinon, à part le caractère personnel de la devise de « Fitiavana », les dispositions transitoires de ce texte prévoient le maintien au pouvoir non seulement de Andry Rajoelina mais aussi de toutes les institutions de la transition jusqu’à la mise en place des institutions de la soi-disant 4è République, sans date limite et, étant donné qu’autant de « lois organiques » (ou lois ordinaires comme celles sur les partis politiques) doivent être adoptées (et par qui ?), les délais pourraient être très longs.  Pour beaucoup, ces dispositions transitoires pourraient à elles seules justifier le vote NON au référendum. 

Par ailleurs, les dispositions transitoires mentionnent le Conseil Supérieur de la Transition et le Congrès de la Transition, dont la composition est aujourd’hui inconnue et qui ne serait apparemment pas élue : pourquoi alors voter pour ce/ceux qu’on ne connaît pas ? 

En résumé, rien ne change véritablement par rapport à la 3ème République, et un Président dont le parti contrôle le Parlement sera un Président aussi fort que tous ceux que nous avons déjà connus, tandis que les collectivités décentralisées restent dépendantes de la volonté politique pour se voir attribuer pouvoirs et ressources, comme ça a toujours et déjà été le cas depuis 1992.  Par ailleurs, d’autres changements au texte ne semblent pas aller dans le sens de l’amélioration dont notamment l’élimination de la présomption d’innocence quand on est en détention provisoire, une violation de ses droits humains (voir commentaires dans les tableaux pour les détails).  

On se demande alors à quoi ont servi les 22 mois de crise et de « révolution », si nous allons en réalité nous trouver dans la même position, constitutionnellement, qu’avant la crise.   Voter le oui ne serait qu’une manière cachée de légitimer la HAT, sans plus.  Il faudra donc voter NON au référendum. 

Sahondra Rabenarivo
Juriste

______________

(1) Je vous propose également de lire ces Tableaux comparatifs et participer au forum spécifique à leur sujet chez mon ami Lalatiana Pitch Boule (Madagoravox)

34 Commentaires laisser un →
  1. Balita permalien
    3 octobre 2010 2:31  

    Merci beaucoup pour ces explications,moi qui ne connait rien dans les textes juridiques…mais je voudrais juste vous demander pourquoi vous n’avez pas proposé vos idées lors de la dite conférence nationale? À moins que vous fassiez parties de ceux qui pensent que ceux qui y étaient ne sont pas à la hauteur de vos connaissances intellectuelles?pourquoi pas!!!
    Vous appelez les gens via internet à voter NON au référendum, allez vous faire la même chose sur le terrain à Madagascar?car mes tantsahas ont besoin des gens comme vous pour leur expliquer de ce qu’ils vont voter bientôt.
    Encore une fois merci.
    Un ami qui ne fait que regarder le flora et en plus à 10.000km!…

  2. Vitagasy permalien
    3 octobre 2010 3:06  

    “Si la constitution etait bonne pour ra8, elle doit certainement etre bonne pour nous. Le pouvoir ne se partage pas, il se partagera encore moins; entites sans dents et collectivites territoriales a definir? Un moyen de donner plus tard un bout de gras aux plus affames et plus fideles de nos supporters. Mais on aura tenu promesse, on aura change la constitution de ra8 comme on l’avait annonce aux veaux du 13 mai”.

  3. Rakotomanga Robel permalien
    3 octobre 2010 6:08  

    Sahondra,
    Merci d’avoir décortiqué cette constitution à la noix. Pour moi, c’est un ramassis d’articles dont la qualité fait sourire et devrait nous couvrir de honte. N’importe quel constitutionnaliste se moquerait volontiers des Malagasy.

  4. iarivo permalien
    3 octobre 2010 6:41  

    Le seul fait de participer au référundum (que ce soit pour le OUI ou pour le NON), ou à l’une des élections qui suivront, serait déjà une reconnaissance implicite du régime putchiste !

    La logique voudrait alors d’encourager les électeurs potentiels de s’abstenir à participer à l’une quelconque de ces élections ou référendum malgré que cela ressemblerait à inciter les citoyens à un acte d’incivisme (comme par exemple inciter à ne pas payer ses impôts)

    Mais que se passerait-il si plus de 50% des électeurs potentiels participaient au vote et si le OUI l’emportait ???

  5. 3 octobre 2010 7:20  

    C’est absolument le genre d’information qu’il nous faut en ce moment, et je trouve que l’auteur est très courageuse de le partager publiquement.

    Pour ma part, il n’y aucun doute que je voterais non, si je vais aller voter. Mais je me pose aussi la question de la nécessité d’aller voter. Ne faudrait-il pas boycotter ce référendum organisé par des personnes “sans qualités” ?

    • racynt permalien
      4 octobre 2010 1:16

      Sincèrement je pense qu’il vaut nettement mieux voter “non” plutôt que de ne pas aller voter Citoyenne car comme on dit : qui ne dit mot conscent. J’ai bien peur que la HAT ne prenne en compte l’abstention, cependant il est aussi possible qu’ils trafiqueront le scrutin en faveur de leur constitution , vu de quoi ils sont capables, ils vont se gêner? ;(

  6. Manantena permalien
    3 octobre 2010 8:27  

    L’unique but du putch a été et reste l’élimination de Ravalomanana. Et, à voir le monde “hatif”, dont la majorité ne passe même pas une élection de Chef Fokontany, plus “les gens de … ( cf “Gens de qualité, Gens de quantité”) qui ont levé la main pour l’adoption d’un tel texte, le dicton cité par Ndimby résume nettement l’opinion devant cette constitution.

    “Tsetsatsetsa tsy haritra” comme on dit: ayant participé activement à la Conférence Nationale de 91, je me rappelle les différents délégués venus de toute l’île et la composition des différentes commissions ( avec des enseignants de tous niveaux dans l’éducation, des juristes et politiques dans la constitution, etc… sans oublier les Organisations de la société civile dans chaque commission…); à la place des grands festins vus à Ivato, je me souviens plus de plusieurs gargotes et cafétérias au Complexe Scolaire d’Ampefiloha où les participants pouvaient casser la croute suivant la possibilité de leur poche. L’ambiance était plutôt bon enfant, même si durant les travaux chacun défendait bec et ongles ses idées. J’en suis maintenant à me demander comment tous ces gens des Régions lointaines se sont déplacés sur la Capitale, ont-ils reçu des indemnités/ per diem??? J’avais retrouvé des connaissances qui habitaient Tuléar ou Majunga, mais je ne me rappelle pas les avoir vu s’occuper du remboursement de leurs frais, j’avais seulement remarqué que tous les participants tenaient vraiment à des CHANGEMENTS….

    • 1992 permalien
      4 octobre 2010 3:11  

      Ah, l’ambiance bon enfant de l’élaboration de la constitution de la IIIe république !!! Qui ne s’en souvient pas ?

    • Alidera A.R. permalien
      5 octobre 2010 6:11  

      1991 était un autre lutte et 2002 en est l’expression… 2009 en est peut-être la conséquence!!!

  7. prettyzoely permalien
    3 octobre 2010 9:40  

    Je salue le formidable travail de Sahondra Rabenarivo et merci pour son éclairage…

  8. Rado permalien
    3 octobre 2010 11:01  

    Comme on est déjà dans la phase de propagande, est-ce qu’on peut savoir la question qui est posée au choix des électeurs! Eclairez-moi! Je suis à 18000 km! Merci de votre aide!

    • Rav permalien
      9 octobre 2010 10:51

      la question à poser n’a pas encore été clairement déterminée, donc quoi qu’elle puisse etre le but c’est de faire systématiquement acquiescer les gens. triste, triste, triste

  9. Saryteny permalien
    4 octobre 2010 8:47

    Merci pour les commentaires .
    Pour moi il est claire que le coup d’etat est la concretisation du plan d’elimination de R8 pour le retablissement de la colonialisation française ;la preuve est maintenant sous les yeux de tout le monde par cette constitution .
    Preparons nous à la nouvelle constitution de la cinquieme ou la sixieme republique ;avec des cycles plus courts et des putschistes plus jeunes .

  10. maminah permalien
    4 octobre 2010 11:03

    Merci pour cette synthèse avisée, pour ceux qui n’ont pas encore le goût ou le courage de s’atteler à éplucher le texte.
    Cette profusion d’entités à déterminer dans des “lois organiques à venir”, qui peuvent même ne jamais venir, souligne un manque de fini qui n’augure rien de sûr pour l’avenir.

  11. Haingo permalien
    4 octobre 2010 11:49

    Merci beaucoup sur le commentaire. Pour participer à une élection, il faut que vous soyez inscrit sur la liste électorale et se munir d’une carte d’électeur, mais jusqu’à présent la fiche de recensement n’est pas encore arrivé à la maison. Cela veut dire qu’il faut utiliser l’ancienne carte d’électeur? ou bien ou ne vote par mail ou SMS, tout est possible pour une RBM (République Bananière de Madagascar).
    A vrai dire, cette élection ne devra pas être faite, du moins pour le moment, car actuellement le pouvoir HATIF ne cherche qu’intimider les citoyens ( fermetures des radios et télé privé susceptible de déranger le HAT, menace d’emprisonnement, falsification des données statistiques, utilisation de la force partout????. et si on vote NON, qu’est-ce qui se passe?, il faut bien expliquer.

  12. FranckRR permalien
    4 octobre 2010 3:22  

    Merci pour ces commentaires mais il ne fallait pas non plus espérer grand chose d’une réunion de quelques jours d’un ramassis hétéroclites de personnes. Mais bien entendu, nous malgaches sommes si brillants qu’un tel défi ne nous effraie pas ! Si les chinois sont réputés pour leur travail, les américains pour leur faculté économique, etc … nous malgaches sommes réputés dorénavant pour la compétence accrue en droit constitutionnel de n’importe quel représentant de nos contrées.

    Maintenant pour le référendum. Il n’y a pas de vote où l’abstention est comptabilisée car il est du devoir de tout un chacun de participer à un vote. Qui ne dit mot consent au résultat quand bien même la plus de la moitié de l’électorat ne se présente pas.
    Si vous êtes comme moi, en résistance pour faire gagner le droit et la justice, voilà un moyen où on peut agir ! Pour ne plus s’entendre dire : assumez car vous n’avez rien fait pour que ça n’arrive pas.
    Il est vrai qu’il y a toujours un risque de falsification des résultats, mais ne pas voter n’élude pas ce risque.
    Il faut juste faire notre devoir : si on considère que c’est de la fumisterie, il faut voter contre l’adoption d’une telle aberration.

    De toutes façons, si tout ce que prépare la HAT arrivait quand même à son terme, je ne donne pas 1 mandat pour qu’un nouveau soulèvement populaire n’apparaisse. Un tel concentration de pouvoir et un tel historique d’impunités ne peuvent s’oublier.

    • balita permalien
      5 octobre 2010 3:31  

      Entièrement d’accordddddddddddddddd

  13. HoAiza permalien
    5 octobre 2010 4:29

    Tu votes oui, c’est légitimer le coup d’état.
    Tu votes NON, rien… sinon que les putshistes feront toujours ce que bon leur semble!
    Alors?

  14. AizaHo permalien
    5 octobre 2010 8:13

    Merci, m’sié
    Et tant pis!

  15. Alidera A.R. permalien
    5 octobre 2010 6:16  

    Voter ou ne pas aller voter, pour e moment ce n’est pas la question.

    Il faut déjà expliquer, beaucoup beaucoup expliquer. Donc, il faudra être présent massivement sur le terrain dès maintenant. Car, c’est sur cela que la HAT va jouer. S’il y a la moindre certitude que le “oui” gagne, la HAT jouera toutes ses cartes pour la tenue de ce référendum.

  16. RATIANARIVO permalien
    8 octobre 2010 4:08  

    Bonjour à tous!
    Juste une petite question: que faire, voter NON ou ne pas voter du tout??? j’ai lu dans un article que si on vote OUI il gagne, NON je perds, car aller voter (soit non soit oui) c’est comme si on accepte le pouvoir actuel.
    Merci!

    • Ndimby A. permalien
      8 octobre 2010 4:33  

      C’est le sujet de l’édito de lundi

Rétroliens

  1. Nouvelle Constitution … Les tableaux d’Analyse « Madagoravox … coup d'état, coups de gueule
  2. La Constitution. Quelle Constitution ? | Blogueuse sur le Net
  3. Global Voices in English » Madagascar: A Referendum on the New Constitution Proposal
  4. Madagascar: A Referendum on the New Constitution Proposal :: Elites TV
  5. Le Droit et ses tordus « Fijery, le blog de Ndimby A.
  6. Madagascar: A Referendum on the New Constitution Proposal | The Global Citizen
  7. Tana doit voter … TSIA ! « Fijery, le blog de Ndimby A.
  8. Global Voices in Italiano » Madagascar: passa il referendum, ma la crisi rimane
  9. Global Voices in English » Madagascar: Wave of Arrests in the Aftermath of the Failed Coup
  10. Madagascar: Wave of Arrests in the Aftermath of the Failed Coup | The Global Citizen
  11. Global Voices teny Malagasy » Madagasikara: Fisamborana sesilany taorian’ny fanonganam-panjakana tsy nahomby
  12. Petizione contro arresti arbitrari in Madagascar · Global Voices

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 109 followers