Un Hôtel de ville, ça se mange ?
Depuis près de deux ans que j’assume bénévolement la fonction d’éditorialiste à Madagascar-Tribune.com, j’ai souvent cherché s’il n’y avait quand même pas quelque chose de positif à écrire sur le régime actuel, malgré le fait d’être né dans l’éprouvette d’un coup d’Etat. A mon avis, qui en vaut bien un autre, la réponse était invariablement et objectivement celle-ci : rien à signaler (1).
Mais par rapport à l’actualité récente, force est de reconnaître objectivement que la reconstruction de l’Hôtel de ville sur l’Avenue de l’Indépendance est à l’actif de Andry Rajoelina. Ce dernier en avait pris l’initiative quand il était Maire d’Antananarivo, avec une pose de première pierre en mai 2008. L’inauguration de l’édifice samedi dernier, quasiment trois ans jour pour jour après son élection comme Maire, démontre qu’il a réussi là où tous ses prédécesseurs à ce poste n’avaient fait que des promesses d’ivrogne depuis des décennies. Mais n’oublions quand même pas que c’est le Président de la délégation spéciale d’Antananarivo Edgar Razafindravahy qui a fait le gros du travail, depuis que Andry Rajoelina s’est fourvoyé dans le coup d’Etat.

Origine de la photo : communiqué de presse de la Présidence de la transition. Au moins, les photographes y sont compétents.
Sur le plan architectural, l’Hôtel de ville est un véritable joyau. J’ose espérer que les instincts pyromanes de certains crétins manipulés par d’autres crétins déguisés en politiciens véreux sauront respecter ce nouveau bâtiment. Au moins pour trois raisons. Primo, il faut avoir un cerveau de crustacé pour considérer que les incendies sont une méthode d’action politique acceptable pour arriver au pouvoir : la première chose à faire est donc d’éviter le mimétisme avec ce comportement honteux et stupide. Secundo, ce sont des deniers publics qui ont servi à cette construction, et il faut commencer à apprendre à avoir le sens du bien commun. Tertio, il faut respecter le travail des architectes, des entreprises et des ouvriers qui ont travaillé corps et âme à ce projet et sur ce chantier, en ayant l’impression légitime qu’ils contribuaient à écrire une page d’Histoire, au-delà de tout symbolisme politique du chantier.
Ceci étant dit, maintenant j’aimerais retourner aux dirigeants, aux griots et aux sbires de la transition le commentaire qu’ils aimaient faire au début de la crise pour critiquer le bilan de Marc Ravalomanana : des routes, ça ne se mange pas (2) ! Et un Hôtel de ville, ça donne bon appétit peut-être ? Ou bien, est-ce que ça rassasie les masses laborieuses et prolétaires qui ont servi de marchepied au coup d’Etat de 2009 ?
La réponse est a priori non. Je ne vois donc pas ce que le fait d’avoir un Hôtel de ville va maintenant changer dans la vie du tananarivien lambda. Cela va-t-il réduire les embouteillages ? Cela va-t-il donner de l’emploi aux dizaines de milliers de personnes que le coup d’Etat a précipitées dans le chômage ? Cela va-t-il améliorer la situation d’insécurité galopante ? Cela va-t-il arrêter la dégringolade continue de Madagascar dans les classements internationaux depuis que Rajoelina est au pouvoir, que ce soit en matière de liberté de la presse, de gouvernance, d’économie, de corruption, et maintenant de développement humain ? Que nenni.
Quel est donc l’intérêt principal de faire tout ce ramdam autour de cet Hôtel de ville, et en particulier en cette situation de crise et à l’aube d’une période électorale ? A faire joli sur l’Avenue, et à pouvoir marquer les esprits en attachant son nom à une oeuvre qui passe à la postérité. Autrement dit, c’est un coup de communication, un coup de fils de pub’ : encore une fois, ce régime de transition maquille son peu d’être par beaucoup de paraître.
Tant qu’il s’agit de mettre du vernis pour que ça brille et clignote, tant qu’il s’agit de divertir la plèbe et la populace pour l’empêcher de penser aux vrais problèmes, les dirigeants de la Transition sont toujours très dynamiques. Panem et circenses : depuis la Rome antique, on sait que pour maîtriser un peuple, il faut du pain pour remplir son ventre, et des jeux de cirque pour occuper sa tête. Le seul problème avec la Transition actuelle, autiste sur le plan politique et incompétente sur le plan économique, c’est qu’il y a de plus en plus de circenses et de moins en moins de panem. En outre, petit bémol : ce ne sont heureusement pas tous les esprits que l’on peut occuper avec des concerts gratuits ou des inaugurations.
Cependant, dans l’absolu, c’est loin d’être une mauvaise chose que la Ville d’Antananarivo renforce son patrimoine. Je préfère d’ailleurs de loin qu’elle le fasse avec un Hôtel de ville, plutôt qu’avec un stade ou une salle de concerts. Mais la question fondamentale est celle-ci : la population d’Antananarivo est-elle capable de prendre soin du patrimoine de sa cité ? De l’Hôtel de ville initial au Palais d’Andafiavaratra, des centres commerciaux aux bâtiments de la Radio et de la Télévision nationales, sans oublier le Rova, combien d’édifices ayant un caractère de patrimoine culturel ou économique sont-ils partis en fumée ? Mentionnons également la mise à sac et l’incendie en 2009 des domiciles de certains proches de Marc Ravalomanana incendiées (par exemple, Guy Rivo Randrianarisoa et Moxe Ramandimbilahatra). Alors, quand je pense à l’Histoire récente et aux péripéties enflammées qui ont émaillé le processus de prise de pouvoir du régime actuel, je n’ai aucun scrupule à réfuter l’attribution à ces gens-là du qualificatif de bâtisseur.
Bling-bling superficiel
Je note que les grands architectes du temple dédié à la ville d’Antananarivo ont décidé de créer un parvis, qui fait sortir le domaine de l’Hôtel de ville de ses limites traditionnelles pour prendre possession d’une portion de l’Avenue de l’Indépendance. Les automobilistes qui déjà peinent à se frayer un chemin au milieu des marchands de rue que la municipalité est incapable de gérer, auront en plus à subir une perturbation majeure du circuit au niveau de l’Avenue de l’Indépendance, qui oblige à un détour pour contourner l’Hôtel de ville. Cela va augmenter la durée des embouteillages, ce qui pourra être mis à profit pour pester contre les dirigeants de cette transition qui privilégient le bling-bling superficiel aux réalités pragmatiques.
L’initiative est peut-être d’ordre esthétique, car le parvis offre visuellement un écrin au bâtiment en arrière-plan. Mais elle est surtout d’ordre politique, car elle supprime l’espace qui servait de Place du 13 mai à tous les bonimenteurs de places publiques de 1991, à 2009, en passant par 2002. A la place, il y a un immense bassin qui va empêcher l’organisation de rassemblements de foule à cet endroit. Cette stratégie me fait rire : je ne sais pas pourquoi, mais ce grand bassin sur ce qui fut la Place du 13 mai me semble être une invitation faite à des animaux aquatiques pour venir y barboter allègrement. Dans la mesure où les pingouins que nous sommes préférons rester sur la banquise, il n’y aura donc que les écrevisses marbrées qui pourront profiter de l’endroit. Avec ou sans eau.
La reconstruction de l’Hôtel de ville me fait également penser à celle du Rova, qui fut le grand chantier de Marc Ravalomanana. Son départ plus tôt que prévu empêchera le dernier Président élu de Madagascar de jouir de cette réalisation. Son tombeur a de fortes chances d’être celui qui va réceptionner les travaux, et comme il n’est pas à un manque de scrupules près, il ne manquera pas de s’en arroger la gloire au nom des zava-bita de la Transition. L’honnêteté intellectuelle est bien peu de choses, quand même l’honnêteté Constitutionnelle est un mirage. L’hypertrophie de l’ego avérée qu’ont certains les feraient-ils caresser en secret le rêve de faire du Rova un Palais présidentiel, au nom d’une égalité des classes républicaine qui souhaiterait qu’il n’y ait pas que les andriana qui puissent y travailler ou y habiter. L’avenir nous le dira. La crise actuelle montre au moins une chose : les rêves malsains peuvent se transformer en réalité, surtout quand on sait nouer des amitiés sonnantes et trébuchantes avec des mutins et des gros bras.
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(1) Je rappelle cependant mes mots de l’édito du 6 mars 2009 : “Il est indéniable que Marc Ravalomanana a fait des erreurs importantes de gouvernance politique et économique. Ses dérives dictatoriales pour mettre la démocratie au pas, mais aussi l’opacité de son mode de gestion méritaient qu’il soit rappelé à l’ordre. Les bailleurs l’ont fait dans les couloirs feutrés des bureaux de la République. Andry Rajoelina a eu le grand mérite de l’avoir fait publiquement”. Dommage qu’il n’ait pas su s’arrêter à temps pour éviter de franchir la ligne jaune.
(2) Des routes, ça ne se mange pas : réflexion ridicule des benêts qui ne comprennent au développement que ce que l’Université du 13 mai leur a appris. Ce sont les routes qui favorisent les échanges commerciaux, le désenclavement des produits, l’accès facilité aux centres de santé, aux écoles, et qui réduisent le temps perdu pour transporter les personnes et les biens.

Oui quand c’est en chocolat!
Ndimby, vous avez osé poser la question! Je me méfie de ces questions qui sont l’apanage de politiciens en marge des besoins de la population et ce pour satisfaire son seul hobby politique celui d’entraîner dans une discussion sans intérêt!
Je dirai plutôt Ndimby, où est-ce que nous allons pisser et faire notre besoin en cas si on se trouve dans le parage de l’Avenue de l’Indépendance! Par exemple, on est près du grand bassin avec les jets d’eau multicolores! Où aller?
Quelques réponses : Soarano en face du bureau de l’arrondissement, ou plus près en courant en direction de l’ambassade de France près du poste de Police, le métro est fermé…en prenant un taxi et aller à Mahamasina ou faire le tour du stade à Mahamasina Est!
Et ensuite imaginez ce que font tous les Mpivarotra (pavillons, marchands ambulants et ceux qui se trouvent à Analakely) pour leur besoin! Demandez aussi le mot de passe utilisé par les Mpivarotra dans les pavillons pour leur besoin!
Les visites dans ces lieux publics sont frustrantes, cela coupe l’appétit ( au propre comme au figuré), c’est inapprochable et on ne peut pas user ces installations comme il faut!
Alors Ndimby, je dirai est-ce vraiment le besoin des gens ou comme vous le dites un lambda tananarivien dans les alentours ! La réponse est NON!
Pour moi l’Hotel de Ville est le symbole de la renaissance du colonialisme et du retour en arrière dans notre histoire et pour se prévaloir d’une “vengeance” politique inassouvie que colporte nos politiciens!
Enfin pour la réponse où aller, le plus simple c’est ajouter un peu l’eau du jet d’eau! C’est plus simple non!
Enfer et damnation! Dans le genre oiseau de mauvais augure, il fallait oser.
Quel destin mirifique prédisez-vous là aux Grandes-Eaux de l’Hôtel de ville? Allez, on parie quel délai pour voir s’accomplir vos pronostics de la goutte qui fera déborder la vasque?
Pour conjurer cette crue “naturelle”, on peut envisager par exemple de l’entourer d’un grillage infranchissable. Et accessoirement électrifié, et pourquoi pas muni de miradors et de mines antipersonnelles.
L’opération: “Sauvez notre bassin” (dans tous les sens ou essences que vous voulez, selon votre point de vue) est lancée. Toutes les suggestions sont les bienvenues.
Bingo! D’une pierre deux coups: Andry Rajoelina se forge une réputation de président-bâtisseur (ce qui dissipera de facto les cendres dont il a parsemé son accès pour le moins cahotique à “la magistrature suprême”). Deuxio: confisquer la fameuse “Place de la démocratie” à toutes velléités de manifestation.
On tourne ainsi résolument la page de la contestation, que le récent référendum est d’ailleurs censé rendre définitivement caduque, pour tout dire illégitime.
Et comme de bien entendu, il ne boudera pas la gloire de réceptionner à son titre aussi la réhabilitation du Rova entreprise par son prédécesseur, comme il a su mettre à son actif le fameux contrat Wisco de Ravalomanana, dont les chiffres en milliards ont donné un élan inespéré à une HAT à bout de souffle.
Il peut évidemment compter sur ses thuriféraires pour réécrire l’histoire.
Oui, est-ce que ça se mange, ce joli gâteau à la crème? Posez la question aux ventres affamés.
“…Cette stratégie me fait rire : je ne sais pas pourquoi, mais ce grand bassin sur ce qui fut la Place du 13 mai me semble être une invitation faite à des animaux aquatiques pour venir y barboter allègrement. Dans la mesure où les pingouins que nous sommes préférons rester sur la banquise, il n’y aura donc que les écrevisses marbrées qui pourront profiter de l’endroit. ”
Attention ! C’est bien ecrit mais il faudrait un autre édito pour expliquer aux “…cerveau de crustacé” le sens exacte de la phrase.
Par pure curiosité, les pingoins dont il est fait mention dans l’article font ils référence aux pingoins du film intitulé “Madagascar” ? Car si c’est le cas il y de l’espoire car ces derniers dans le film en question ne sont pas à cours de ressources pour se sortir des situations les plus périlleuses. Autrement, pour ma part il m’est très difficile de m’identifier aux pingoins en question car me faire passer pour un crustacé c’est bizzare.
Merci pour le travail de réflexion fait ici. Ceci prouve qu’être malgache ne veut pas dire être “con” comme certains “esprits chagrins” tendraient à le penser avec pugnacité depuis 50ans.
En lisant votre exposé ci-dessus, je me suis souvenu instantanément d’une expression dont vous vous êtes fait le chantre : “esprit chagrin”. Je ne sais pas si vous en êtes devenu un à force d’accoler les étiquettes sur les uns et les autres. En tout cas, votre texte sue de l’esprit chagrin depuis quelques temps. Il faut vous réinventer mon vieux ! À moins que la HAT vous est devenue un “vorona azon’adala” (un oiseau dans les mains d’un fou)…
Et vous proposez quoi pour que je puisse me réinventer ? Que je cire les pompes du régime de putschiste ?
Dites-moi plutôt ce qui est faux dans ce qui est écrit plus haut, et je débattrai avec plaisir avec vous.
J’ai eu exactement la même réflexion, est-ce qu’un hôtel de ville ça se mange ! Mais bien sûr, pour les écrevisses, lorsque les cas s’inversent, il y a excuse à tout: ce que je te reproche s’applique à toi, pas à moi. En tout cas, la mauvaise foi n’est pas ce qui manquera à ce régime !
Merci pour ce texte “savoureux” Ndimby, écrit avec panache comme d’habitude
Cette question, je me la suis posée aussi depuis les annonces de diverses constructions: Antsonjombe, hôpitaux des plus modernes, et autres.
Mais, comme d’habitude, Ndimby nous la sert délicieusement.
Depuis ces cérémonies hâteuses de samedi dernier, une autre question me hante:
Que veulent maintenant dire les T dans CT et CST puisqu’ils sont donc déjà dans la IVème depuis le 11 décembre?
Une question fastoche pour un constitutionnaliste, peut-être magicien aussi, mais la grande majorité du peuple a besoin de savoir, non???
Au-delà de la comestibilité de l’hôtel de ville, je trouve complètement idiot (mais qui s’en étonne encore) de la part de la HAT de faire ce genre de réalisations en ce moment.
Les gens ne retiendront que le fait que cet hôtel ait été bâti au temps de TGV, et par conséquent une fois que ce régime fantoche sera tombé (dans 1, 2, 5 ou 10 ans), les premiers symboles qui vont tomber avec lui seront entre autres cet hôtel de ville.
Pour en revenir aux festivités, j’avais l’impression d’être à Disneyland paris avec le défilé des personnages à la fin de la journée : il y avait bien des princes et des princesses, mais le roi qui donnait des bisous me faisait plus penser à dingo qu’à mickey
Toutes ces réalisations me font penser à ces dictatures dans des pays tels que le Turkménistan ou l’Ouzbékistan. Un des ces ” président ” avait une statue en or massif à son effigie. Le principe d’un feu d’artifice est que c’est de la poudre aux yeux.
On peut admirer l’architecture de ce batiment, mais il devient inutile lorsque la corruption règne à l’intérieur. Et puis, pourquoi gaspiller l’eau dans des fontaines alors que de nombreux quartiers de Tana n’ont pas d’eau potable. Les plus belles réalisations sont souvent les plus discrètes.
A part le faite d’éblouïr les yeux, je ne vois pas qu’est ce que ce « lapan’ny tanana » apporte en plus dans l’amélioration de la vie quotidienne des tanananariviens ? S’il y a bien une priorité à Tana ce serait tout d’abord l’assainissement de la ville et particulièrement des bas quartiers et aussi l’amélioration de la circulation pour éviter des embouteillages monstres.
Quant au titre de l’édito, « un hotel de ville , ça se mange », je pense que dans le contexte actuel où il y a entre autre la famine dans le Sud, s’il y avait de l’argent à dépenser, il faut reconnaitre sans aucun parti pris ni aucune mauvaise foi qu’il serait préférable de sauver nos compatriotes qui meurent de faim plutôt que de construire une hotel de ville. Et cela est tout autant valable pour une hotel de ville que pour un boing air force one ou two je ne sais plus
A-t-on besoin d’un coup d’etat pour pouvoir réaliser un projet politique pour attirer des jeunes vendrana. un joyau hotel de villes au milieu des populations pauvres?
Bonjour,
La restauration d’un batiment administratif, pourquoi pas?
Quant a la question sur son urgence, le reponse depend de chaque positionnement , plus exactement de la notion que chacun a de la politique/Politique et de sa pratique.
On peut recenser celle de ceux qui , ciblant une categorie non-eduquee toujours “victime”, pronent l’utilsation systematique de la propagande (communication visuelle/auditive) uniquement pour attirer attention (tout comme les panneaux pubs vantant des baisses de prix ou les vitrines en periodes de soldes) ; a l’oppose, se trouve celle de personnes considerant la communication comme une parmi plusieurs strategies appuyant une Politique sur le long terme definie, tracee en amont. Entre les deux se trouvent probablement celles qui misent sur l’existence de niches exigeantes, certes, mais aussi caracterisees de temps a autre, par des comportements ” impulsifs” qu’elles regrettent peu apres.
Maintenant, si un sondage de l’opinion d’ Antananarivo relatif a la priorite avait ete mene, quels en seraient les resultats et dans quel ordre?
- hygiene, proprete?
- marchands ambulants?
- securite, ordre public
- liberte d’expression encadree par les dispositions legales?
- un maire elu
- l’Hotel de ville?
Au fond, concernant ce dernier, et ajoutant a ce qu’Achille 52 ecrit, je le cite “il devient inutile lorsque la corruption règne à l’intérieur.”, une administration , c’est un batiment et un service aux administres. Qu’est-ce qui est alors prioritaire, un Hotel de Ville flambant neuf (contenant) ou un personnel satisfaisant l’exigence d’une administration, c’est a dire optimisation des depenses , offres de services de qualite c’est a dire, l’accueil , l’ecoute des administres (relationnel), le respect des delais de traitements des dossiers .
Enfin , pour la conception de la HAT dans une eprouvette (ou un laboratoire ) – hihihiiiii, mais oui, les technologies permettent bien de produire un oeuf a partir de l’ovule d’une “mere connue” et d’un spermazoide d’un “donneur” inconnu, un spermazoide tire de plusieurs lots conserves dans de l’azote liquide pendant 80/90 ou plus annees – hihihiiiiii!
Aieeeee! Tout ceci me rappelle, les moyens mediatiques deployes en moins, un certain Radama II presente comme etant le fils du Roi Radama Ier mort environ 15 ans avant sa naissance. Carnavals, fety, fitiavana, biere, whisky…..”menamaso” !!!!!
Bonne journee quand meme
Kitana
Re…..
Ohhhhh, pardon !
Rectif :
Le Grand Roi Radama I (je l’adore, comme le Roi Andrianampoinimerina!!!!) est mort une “quinzaine ” de MOIS avant la naissance du “petit -futur Radama II”;, celui qui est oublie de l’histoire et/ou plutot dont l’Histoire a honte!!!!!!!
Ahhhh! Les jets-d’eaux ! Bahhhh! Si ca fait plaisir, ce qui n’est pas rien tout de meme ! Mais qui n’a pas vu la copie de la Basilique de Rome (St Pierre) en Cote d’Ivoire…..la statue plus haute que la Statue de la Liberte (NYC) de Wade au Senegal……???? Les ivoiriens sont-ils plus “chretiens” ( hihiiiiiii- ils dansent aux rythmes de…..) et les senegalais seront-ils plus libres ( avec un vieux president corrompu accroche au pouvoir) !!!!!
Et puis tout depend de la technologie adoptee et, bien sur, la maintenance/entretien…..comme tout “joyau” /bling-bling/etc…….La CUA a-t-elle les moyens…..de se premunir contre les vandalismes ( l’acier est tres demande sur le marche national/ international) et/ou coups politiques , surtout incendies ( destructions d’archives /d’histoire) , notre specialite?
Kitana
Foutaises que sont ces conditions de la France pour valider le référendum du 17 novembre et par voie de conséquence légitimer Andry Rajoelina à la tête de la Transition que la France , elle – même, avait mis à cette place envers et contre tout!
En gros, la France – et non l’ Union européenne comme stipulé dans l’ article cité ci – dessus – veut oublier – et faire oublier les méfaits commis par les auteurs du coup d’ état du I7 mars 2009 en contre partie de quelques conditions sans grande importance aux yeux des simples citoyens non mouillés dans la politique politicienne.
Comment, en effet, admettre, accepter, d’ après les “conditions “en question de la France l’ IMPUNITE d’ un groupe de putchistes mafieux qui a mis à feu et à sang Madagascar ( Black Monday du 26 janvier 2009 ). Est – il encore besoin d’ énumérer ici tous les dégâts – moraux, matériels et financiers – les pillages les meurtres , les assassinats , les emprisonnements , les incendies commis au nom du » vahoaka » – en fait , des voyous des bas quartiers de la capitale payés pour une poignée d’ ariary mais surtout de bouteilles de rhum – par des putchistes véreux , sans scrupules, assoiffés de pouvoir et d’ argent dont les têtes pensantes sont Andry Rajoelina, Lala Ratsirahonanana ,Monja Roindefo, Alain Ramaroson, Organès, Odon Razanakolona, Roland Ratsiraka , Gal Dolin, Hypolite, Ramakavelo . etc.
Comment admettre les tueries du 7 février 2009, devant le palais présidentiel d’ Ambohitsorohitra, commanditées par les mêmes personnagesd’ un palais présidentiel et d’ autres encore travesties en tueries commises par une poignée de gardes présidentielles que même si ce fut le cas ces derniers n’ ont fait que leur mission . Dans tous les pays du monde , les mêmes gardes auraient tiré sur une foule de manifestants . Sarko a la chance de ne pas se trouver dans la même situation face à son impopularité de ces derniers temps. Non , à Ambohitsorohitra, ce jour – là, les tirs provenaient de l’ extérieur et commandités par les perssonages cités plus haut pour faire porter le chapeau au Président Marc Ravalomanana et au Gal Dollin , chef de la garde présidentielle , aujourd’hui jeté en prison , après un vrai – faux coup d’ état ( affaire Bani – Ivato )
Si les politiciens entre eux – toutes mouvances confondues – s’ accordent entre eux d’ effacer d’ un revers de main à la demande de la Françafrique – ces maux commis sur le dos du Peuple, c’ est leurs problèmes.
Mais, qu ‘ils épargnent à ce dernier le spectacle d’ un pardon hypocrite , dont les politiciens malgaches ont le secret , énoncé sur les bouts des lèvres etarrosé à grands flots de whisky et autre alcool du pays agrémenté de caviar ou de tongokisoa et autre hena-baolina.
Reconciliation nationale dites – vous ? Dites plutot ,s’il vous plait , ” reconciliation entre les caïds de la politique politicienne “. Déjà , l’ on réclame la tenue d’ un méga ” Joro ” entre les policiens. Non mais, de qui se moque – t- on?
Et, les journalistes marchent les yeux fermés dans la combine sans la moindre analyse ni le plus petit discernement sans doute aussi après avoir reçu quelques poignées d’ ariary tels les ” baomanga ” du 26 janvier 2009, des sous au passage comme à l’ habitud
Bref passage
il y a des choses plus importantes à faire avant l’inauguration de l’hotel de ville.Le pays ne se gère ni dans “l’événementiel” ni avec des “bling bling”.Andry Rajoelina pense que le monde (ce serait intéressant de savoir sa définition sur ce mot monde) est à ses pieds car il est le président de la HAT de Madagascar.
Finalement l’histoire n’est pas notre meilleur allié pour la reconstruction de Madagascar.
De la part de “ilay tsy mahay mamaky teny sy manoratra”
Ce fitondrana avon’ny tAtezamita ou fat avec un dj à la tête qui est toujours en train d’infantiliser la population: ils inaugurent tous ceux qu’ils pensent les rendre plus émergents et obtenir … la reconnaissance internationale !!! Mais ce monde n’est point assez bête pour ne pas savoir ou pour oublier que primo le palais de Manjakamiadana et non seulement un projet non hatif mais est encore loin d’être terminé; secundo pourquoi ne pas avoir inauguré le CCI ou Centre de Conférences Internationales d’Ivato avant de l’utiliser pour ces multiples assises non respectées; tertio le nouveau by pass complémentaire entre Alasora et Ankadimbahoaka aurait dû être inauguré avec cet hotel de ville car tous deux ont été financés par la gouvernement japonais (curieusement ses représentants à Madagasikara ont brillé de leur absence durant ces pseudofestivités) et enfin à quand sera la réhabilitation et l’inauguration de RNM-TVM ?
Est-ce qu’un général ça se mange?
cela dépend de ce qu’il fait avec une “joba”…(joke lol)
Bravo pour l’article très inspiré, que voulez vous ce n’est pas pour rien que c’est le Roi de la nouvelle Rue Publique …Bonne Continuation!!
Bravo monsieur! Bravo! Ayant quitté notre chère Grande Ile depuis belle lurette, je ne saurais donc juger de la grandeur de cette oeuvre qu’est l’actuelle Hôtel de Ville.. cependant, je constate avec plaisir que ceux qui ne sont pas aveuglés – une majorité je présume – parlent de temps en temps. Mais une chose cependant, je m’attriste devant les agissements denués de sincerité de notre DJ en chef, certes, mais plus encore devant l’acceptation du “peuple” de ces dits agissements. Si un jour le Malgache “lambda” s’assagit, nous n’aurons nullement besoin de bailleurs de fonds ni d’aides internationnales… mais en attendant il y en a qui en profitent et ce n’est pas Madagascar..
Matière à réflexion Ndimby, tout récement je viens de rencontrer un vieil ami d’enfance et qui m’a alors dit tout simplement: tu sais Olivier ça fait belle lurette qu’il existe des méthodes des néocolonisateurs à “profaner” nos cultures tout en continuant à semer le zarazarao anjakana.
En effet a-t-il continué si on a brûlé justement ce Lapan’ny Tanànan’Antananarivo en 1972 c’est parceque pendant la I° Rép càd durant le règne PSD fantôche Antananarivo était sous couleur de l’opposition plus exactement celle de l’AKFM de Ndrema, alors brûlez-moi cet hotel en vitesse et que ses occupants et visiteurs aillent squatter le sommet de Tsimbazaza!
Et à lui encore de continuer en disant que certes le palais de Mavoloha, le vrai nom d’Iavoloha, a été financé par Kim-kim-kim dans les années 80 mais l’idée d’y copier l’architecture de Manjakamiadana est loin d’être made in North Corea: mettez-moi un nouveau palais semblable à celui tout là haut et mettez ce dernier àprès en cendre ! et ce fût chose faite en novembre 1995.
Et puis mon ami enchaîne avec une question: d’àprès toi depuis quand cette histoire de vaky fasana et de halatra taolam-paty pour on ne sait pourquoi dans toute l’ile, et quelles suites aux enquêtes et investigations y afférentes s’il y en avait vraiment: les Malagasy et leur culture ancestrale, envoyez des mecs dans tous les tombeaux pour chiper les restes de leurs propres Razana comme ça ils seront tous désorientés !
Et pour terminer a-t-il lancé que maintenant un ancien voyou de Besarety sans bacc se prend pour “Radama the Third” et se permet même d’inaugurer la réhabilitation non terminée de notre Manjakamiadana avec ses arivo lahy faly tahaka ny akoho notsipazam-potsimbary . “Y-A-T-IL DES HISTORIENS, CESES DE PREFERENCE, DANS LA SALLE ???”.
* à titre d’infos, les jets d’eau du rond point d’Ankorondrano et d’Anosy n’ont pas été grillagés comme celui à l’avenue de l’indépendance qui est devenue route barrée.
Vive l’amour (et non viva l’amour) a chanté Ramahafadrahoana.