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Réalisme amer…

21 décembre 2010

Un journal est comme un miroir : on aime y voir reflétées ses propres opinions. Un griot hâtif aimerait y voir une critique perpétuelle des abus de Marc Ravalomanana, un zanak’i dada convaincu souhaiterait n’y voir que le listing impressionnant des défaillances de Andry Rajoelina. Dans une tendance croissante à l’extrêmisation des opinions après deux ans de crise, les prises de position qui s’affichent sur une ligne plus ou moins médiane sont mal ressenties par les faucons, dont la passion et l’émotion l’emportent largement sur la raison. Il y a plus d’un an, alors que je revendiquais ma neutralité positive, au sens ou je m’affirmais anti-coup d’Etat tout en n’étant pas zanak’i dada, une forumiste pro-Ravalomanana m’interpellait ainsi : « votre neutralité est inacceptable, choisissez votre camp ». Suivant le fameux dicton qui dit « ceux qui ne sont pas avec soi sont contre soi », les extrémistes du forum verront toujours sous ma plume le sponsoring du camp adverse. Heureusement que malgré ces remarques stupides et désobligeantes, la caravane des éditos passe.

Si le lecteur aime voir refléter ses opinions sous la plume de l’éditorialiste, la nature humaine veut que l’éditorialiste soit heureux de voir ses opinions partagées par les forumistes. La contribution de Lemurkata sur l’éditorial d’hier montre donc qu’au moins un lecteur a compris la posture réaliste que je tentais de démontrer hier : « Dans la surenchère de diverses rêveries provenant des différents protagonistes de cette crise, il est utile de rappeler de temps à autres les réalités du terrain. Le coup d’Etat a eu lieu et les putchistes sont aujourd’hui au pouvoir. C’est un fait qu’il nous faut aujourd’hui accepter. On ne peut plus faire sans, alors il faut faire avec. On ne peut pas non plus espérer une résolution par la force de cette crise (genre retour de Dada avec une armée étrangère, ou soulèvement d’un partie de l’armée). Si ceux qui se disent démocrates se mettent à seulement penser à de telles solutions, alors les putchistes auront définitivement gagné la bataille. Car non seulement ils auront réussi à prendre le pouvoir, mais plus encore, ils auront convaincu des démocrates à devenir comme eux. Que faut-il faire ? Utiliser toute notre énergie, non pas à renverser ce pouvoir de fait, mais à l’obliger à organiser des élections crédibles et transparentes. Si nous réussissons cela, alors nous aurons gagné la guerre, même si les dirigeants actuels restent au pouvoir. Car alors, nous aurons transformés des putschistes en démocrates ». Tout y est dit.

Welcome !

Comme je l’avais écrit hier, la vie politique n’est malheureusement pas une question de morale, mais une question de pouvoir. Si elle était régie par la morale, Marc Ravalomanana n’aurait pas fait de coup d’Etat le 22 février 2002 et Andry Rajoelina le 17 mars 2009. Si elle était régie par la morale, Andry Rajoelina n’aurait pas envoyé ses partisans se faire sacrifier au bénéfice de sa cause le 7 février, et Marc Ravalomanana n’aurait pas fait tirer. Si elle était régie par la morale, Marc Ravalomanana ne se serait pas comporté en Président arrogant qui pouvait faire ce que bon lui semblait en matière de démocratie et de bonne gouvernance, et Andry Rajoelina ne se serait pas comporté en enfant gâté et adolescent rebelle. Les partisans de l’un et les griots de l’autre devraient quitter l’idéalisme de leur position pro ou anti, et adopter la position réaliste qu’enseignent ces paroles de Nicola de Machiavel : « Mais la distance est si grande entre la façon dont on vit et celle dont on devrait vivre, que quiconque ferme les yeux sur ce qui est et ne veut voir que ce qui devrait être apprend plutôt à se perdre qu’à se conserver … ».

Une lecture efficace du fait politique ne peut donc pas s’embarrasser indéfiniment d’imprécations et de fatwa, qui, les unes après les autres, montrent leurs limites et leur inefficacité. Les remarques acerbes à la limite de la xénophobie des pro-Rajoelina contre la SADC, n’arrivent pas à défaire le rôle de premier plan de cette organisation régionale sur le processus de reconnaissance internationale. Et de la part des zanak’i Dada, les jeux de mots sur le nom de famille de Rajoelina, les quolibets sur sa physionomie, le détail  sur l’inexistence de son cursus académique, la qualification méritée de sa prise de pouvoir comme étant un putsch, ou encore le listing impressionnant des abus contre la démocratie et la bonne gouvernance depuis 2009 n’empêchent pas que, malgré tout ce qu’il est en mal et tout ce qu’il n’est pas en bien, c’est toujours Rajoelina qui se fait saluer par l’armée à Ambohitsorohitra, et qui parade sur les tapis rouges au nom de la République qu’il a pourtant foulée aux pieds.

Une communauté internationale moins rigide

Les récentes déclarations de la France, des Etats unis et de l’Organisation internationale de la francophonie, voire même de la SADC, montrent qu’une partie de la communauté internationale se prépare à franchir un pas pour considérer le référendum comme un fait acquis malgré ses lacunes, et appuyer les élections restantes, avec en contrepartie un certain nombre de conditions. En gros, que Andry Rajoelina confirme qu’il s’abstiendra de se présenter aux présidentielles, et que l’ouverture se fasse au niveau des institutions de la transition. Petite réminiscence des cours de science politique de ma jeunesse : cela est l’illustration parfaite de la technique de « la carotte » et « du bâton » telle qu’élaborée par Alexander George dans sa théorie de la diplomatie coercitive. Surtout que parmi les carottes, il y a quelque chose qui va énormément plaire à Andry Rajoelina : le droit de représenter Madagascar sur la scène internationale, autrement dit d’aller parader dans les sommets internationaux pour être pris en photo avec Obama, Medvedev, Sarkozy, et se croire enfin devenu un grand de ce monde.

Bien sûr, les puristes de la démocratie (dont je suis) pourraient légitimement arguer de l’injustice profonde que serait une reconnaissance des hâtifs, aussi bien à cause des conditions dans lesquelles ils ont fait un hold-up sur le pouvoir à Madagascar, mais aussi pour ce qu’ils en ont fait. Mais les théoriciens du réalisme en science politique ont démontré depuis longtemps que les Etats obéissent à leurs propres intérêts, et que l’idéalisme du mouvement de « la paix par le Droit » (et, par extension, de la paix par la Morale) n’est qu’une utopie. Au-delà de cela, les grands bailleurs de fonds n’attendent qu’une occasion pour reprendre le financement de leurs projets, pour ne pas perdre la capitalisation des investissements réalisés depuis des années.

Le manque de vision des trois mouvances a favorisé l’effritement de leur envergure, qui a fini par n’être qu’une peau de chagrin cousue du fil blanc tissé par la SADC, mais qui risque bientôt se rompre. Car l’effet pervers des erreurs stratégique des trois mouvances, c’est qu’elles ne peuvent plus présenter une base populaire importante, visible et active, qui puisse soutenir l’action internationale de la SADC.

La doctrine du machiavélisme se fonde sur la fameuse expression : « qui veut la fin veut les moyens ». Force est de reconnaitre que les trois mouvances n’ont peut-être pas voulu suffisamment les moyens, à moins qu’elles n’aient pas voulu la fin. Mais au final de cette bataille gagnée par le pouvoir hâtif, c’est Madagascar qui perd de la guerre la démocratie, car ses défenseurs ont laissé faire sans s’opposer intelligemment à la machine du coup d’Etat : des rassemblements Place du 13 mai au référendum du 17 novembre, en passant par le coup d’Etat du 17 mars à l’Episcopat, les manigances des raiamandreny mijoro, l’Accord politique d’Ivato etc.

Le réalisme invite également à admettre deux choses. Primo, il est difficile de considérer comme une quantité négligeable tous ceux qui ont voté ENY, même si on ne partage pas leur opinion. Car qu’ils aient voté ainsi par conviction, par stupidité, par adoration béate de Rajoelina, ou parce qu’ils pensaient juste que c’était une façon de mettre fin à la crise, leur vote est respectable. Tant pis pour ceux qui ont préféré jouer l’abstention. Secundo, ceux qui, par lassitude, par lâcheté, par stratégie, ou tout simplement par défaut, tolèrent ou subissent Rajoelina aujourd’hui faute d’alternative, ne sont que des félins attendant le moment propice.

La lecture de l’Histoire enseigne que ni la férule de Didier Ratsiraka, ni la popularité de Zafy, ni l’hégémonie de Ravalomanana n’ont pu ou su empêcher un retournement de situation quand le temps est venu (lera…). Il suffit d’assurer le carré suivant : un leader, de préférence martyrisé par le pouvoir en place (Ravalomanana en 2001, Rajoelina en 2009) ; un thème fédérateur et populaire, même s’il est mensonger (Daewoo..) ; une radio FM à Tana pour la mobilisation (Radio Mada, MBS et Antsiva en 2002, Radio Viva et Antsiva en 2009,) ; et des moyens financiers pour s’assurer de la coopération des griots et des gros bras (en treillis ou pas).

Andry Rajoelina et les trois mouvances devraient enfin soigner leur crise d’autisme politique chronique. Pour tous, mais d’abord pour le pays, le nouvel accord politique en gestation tel que véhiculé par les rumeurs représente une dernière chance pour tenter de reconstruire en dehors du schéma ivoirien. A l’aéroport il y a quelques jours, j’ai éclaté de rire en entendant une personne devant moi accueillir une connaissance avec un « welcome to Fozaland ». Boutade tragi-comique qui illustre bien l’enfer où nous sommes, et dans lequel tout semble perdu, contrairement à l’opinion des griots hâtifs qui tentent de nous faire croire que ça peut s’améliorer. Car malgré l’avancée du rouleau compresseur illégitime hâtif, ses piètres résultats économiques, diplomatiques et politiques montrent que le Président de la transition doit composer avec les autres forces politiques s’il veut  une sortie de crise pérenne, sous peine de se retrouver dans quelques temps en exil.

17 Commentaires laisser un →
  1. balita permalien
    21 décembre 2010 11:08

    Merci…

  2. balita permalien
    21 décembre 2010 5:01  

    Tu vas être catalogué de “mpilomano” avec cet edito…lol!!!

  3. réveille-toi jeune Malagasy permalien
    21 décembre 2010 11:36  

    Eh oui, ça fait 2 ans que les Malagasy se bouffent le nez, qui en profite ? françafrique, chinafrique, usafrique et les népotistes malagasy tels le DJ et sa HAT….
    Eh oui Ra-Malagasy, peuple parmi les plus pauvres de ce monde !!!!

  4. Rabe.R permalien
    22 décembre 2010 12:47

    Analyse correcte !!!

  5. 22 décembre 2010 5:39

    Ndimby!
    Plusieurs fois, j’ai admiré l’analyse de ton article, mais celui-là, franchement, cela ne me plaît pas trop!… Car on dirait que tu as complètement oublié les causes et les raisons de cette éternelle crise: le dénigrment de la signature même de son propriétaire, et qui a entraîné le bafouement de toutes les résolutions prises jusqu’à maintenant. Pas une seule fois, tu ne remets en cause l’imPlication effective et active de la France dans ton article!…
    Comme tu le dis, aies au moins le tact de DIRE ET D’ANALYSER LA VERITE, LA VRAIE qui a engendré la perduration de cette crise, et de proposer des solutions,des vraies pour QUE TOUT LE MONDE PUISSE S’ASSEOIR AUTOUR D’UNE TABLE, LA VRAIE SOLUTION SANS AUCUNE FANAVAKAVAHANA POUR LES PRESIDENTIELLES!… Car nous, nous voulons QUE TOUT LE MONDE PUISSE Y PARTICIPER MEME ANDRY RADOMELINA ET ON VERRA!! …

    • Ndimby A. permalien*
      22 décembre 2010 2:04  

      Ziry,

      Je comprends ta réaction.

      Penses-tu que je n’ai jamais abordé ces sujets, ou bien fallait-il encore et toujours les répéter dans cet édito, et dans tous les éditos.

      Ma posture n’était plus de voir qui a raison et qui a tort, qui est la source, qui la cause et la victime. Car on peut remontrer au reniement de signature de Maputo, au 17 mars, à la fermeture de Viva, et aux tracasseries stupides et inutiles que le régime Ravalomanana a fait subir à Rajoelina, au renvoi de le Lidec etc. Et on peut encore aller plus loin, jusqu’au 22 février 2002, et démontrer que la crise de 2002 est la mère de celle de 2009. Mais une fois qu’on aura démontré que tout est imbriqué et que chacun et responsable, est-ce que cela fera avancer vers la sortie de crise ? Appeler l’un RADOMELINA et les autres GTaiTai est-il un engrenage vers la solution ? Si les insultes, imprécations, promesses d’ivrogne, voeu pieu et autre taim-bava étaient efficaces, la crise serait finie depuis longtemps, soit parce que Ravalo serait revenu et Rajoelina en exil, ou bien parce que la Communauté internationale aurait reconnu Rajoelina. Or rien de tout cela ne s’est passé, et ne va se passer.

      Si ce qui s’est passé est inefficace, pourquoi continuer dans cette voie en espérant un miracle ? N’est-il pas plus sage d’étudier d’autres moyens. Car tous ceux qui disent que ce serait une trahison de cesser les bouderies, n’ont rien d’autre à proposer. A part le “gidraka”come certains disent (“gidraka ihany no vaha-olana”). Mais meme dans ce cas, ceux qui énoncent cela n’ont pas les moyens de leurs ambitions, donc lasa resa-be fotsiny.

      • racynt permalien
        23 décembre 2010 10:01  

        Tiako be le hoe : “donc Lasa resabe fotsiny” LOL . Moi aussi j ai eu droit a : ” il faut choisir ton camp” et Sevane m a taxer de fanatique pro ra8 tout simplement parce que j ai critique Rajoelina pour vous dire qu il n y a pas que les griots de la HAT qui tirent des conclusions hâtives . Je suis tout a fait d’ accord avec tes deux derniers analyses. Le temps est a l urgence et le plus urgent ce serait de sortir le pays de la crise et non autre chose comme le retour de ra8 ou sa participation au présidentiel avec ceux de Rajoelina et des Zafy et Ratsiraka . De toute façon une élection serait le seul moyen de connaitre le vrai choix de cette majorité silencieuse et les pro Ra8 n ont qu a proposer un autre candidat ou faire la même erreur qu au referendum : politique du seza rivotra :) . Au fait c ou les e accent aigu et accent grave sur le iPhone svp?

        • Sevane permalien
          26 décembre 2010 1:20

          Racynt,
          Pourriez-vous me dire quand je vous ai « taxée de pro-Ravalo » ? Est-ce dans l’article de MT « Erreur ambigüe causant 61 milliards ariary de pertes » (http://www.madagascar-tribune.com/Erreur-ambigue-causant-61,14679.html) ? Est-ce parce que j’ai répondu à votre post lorsque vous disiez : « Je ne vois plus en quoi tout ceci concerne Ra8, Ra8 ça fait deux ans qu’il n’est plus là et pendant que vous vous acharnez sur un ancien dirigeant qui n’a plus aucun contrôle sur le pays, TGV et sa bande en profite pour en mettre plein les poches et quand ils voient le genre de commentaires que vous venez de poster » ? A mon avis, vous avez mal compris ma réponse : « Si je puis me permettre, cette fameuse ‘ erreur’ date d’avant 2009, c’est-à-dire avant le putsch ! Et pourriez-vous nous dire qui était au pouvoir à cette époque ? Tout comme vous, je suis allergique aux ‘fils de Putsch’. Mais j’essaie, par contre, de bien lire le texte de l’auteur afin d’éviter les réponses systématiques propres aux fanatiques ». Ce que je voulais dire par là, c’est que l’article parlait d’une erreur au niveau de la balance d’ouverture 2009, ce qui signifie, même pour l’apprentie comptable que je suis, une erreur au niveau de la balance 2008. Donc, je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que « tout ceci ne concerne plus ra8 ». D’ailleurs, Patrick, dans son édito du lendemain, souligne bien ce point en gras « les 61,8 milliards d’Ariary représentent une perte exceptionnelle qui aurait été générée par des faits antérieurs à 2009 » (http://www.madagascar-tribune.com/Erreur-ou-plutot-faute,14685.html). Je trouve donc ce genre de réponse (il ne faut plus taper Ra8 car il n’est plus là) un peu trop systématique. Et donc oui, « il n y a pas que les griots de la HAT qui tirent des conclusions hâtives ». Ndimby le fait, mais la différence, c’est qu’il a des arguments en béton. Maintenant, si vous appelez ça « Sevane m’a taxée de fanatique », tant mieux, je l’assume complètement. Sans rancune ;-)

      • Fabienne permalien
        24 décembre 2010 10:37  

        Ndimby,

        Tsy mitovy ny nisy teto 2002 sy 2009 , nisy fifidianana anie teto 2002 e, fifamaliana momba ny vokampifidianana no nampiady,
        Fa 2009 FANONGANAMPANJAKANA no nisy teto, ka efa hitanao izao ve fa hanongampanjakana rajoelina(izao tanjona tratrany izao no porofo), ianao président voafidimbahoaka, tsy hiaro ny fanjakanao ianao . Ity fitondrampoza rajoelina aza na any anaty trano aza manao meeting , dia samborina , gadraina, hidina ny radio tsy misokatra hatra@izao, 13 mai aza tsy voadingana mihitsy! Raha Ravalo angamba no nanao izany dia asa fotsiny ny nanaovana azy, asa tena efa leo andrvalo ny gasy o? ireny valimpifidianana ireny no porofo

  6. Olivier permalien
    22 décembre 2010 6:27  

    Ce que je déplore dans de tel forum grand Ndimby c’est que souvent il n’y a pas de balises pour guider un trajet, tel que ce tout le monde pense pour conduire Madagasikara en ce moment vers un futur meilleur, de son départ jusqu’à son but final càd sa stabilité et son vrai développement.
    En effet quel était la raison de l’avènement de cette crise fin 2008/ début 2009: que la gouvernance de Ra8 était de la merde avec un grand M, souatte; qu’il fallait ensevelir la 3° Rép. et instaurer une transition en vue d’édifier la 4°Rép., dakourou; et que cette IV°Rép. serait fortement la meilleure des meilleures (démocratie, bonne gouvernance, lutte contre la pauvreté et la corruption, …,) car “durant les 50 années de retour à l’indépendance RIEN N’A ETE FAIT”, vouivoui et surtout pour que du “plus jamais ça”, yesssss. Mais seulement et malheureusement les gens fat et leurs qqs supporteurs zélés lorsqu’on leur interpelle qu’ils sont en train de sortir du “iny làlana iny” ils se précipitent pour vous réciter que Ra8 a chié dans son froque, a pissé dans sa culotte et a mis du sable dans son yaourt. Ceci juste pour détourner les regards de leurs dérives et de leurs bavures.
    Mais si des magroîstes ou un Raymond RANJEVA ne font pas la politique de l’autruche et que la C.I avec la SADC comme fer de lance ne semblent pas encore adopter la reconnaissance internationale, tout cela c’est: -pour un retour à la table ronde.
    -pour une transition inclusive et consensuelle.
    -pour qu’il n’y aurait pas un gbagbômalagasy.
    -pour toutes les générations à venir du “plus jamais ça”.
    Tandis qu’avec le dernier pseudoréférendum, une élection communale repoussée on ne sait plus pour quand, une réconciliation étouffée au max avec des menaces, des pressions et des arrestations qui continuent de pleuvoir dans le fahavaratra car dernièrement Marc RATSISALOVANINA le gendre de Raymond RANJEVA vient d’être interpelé par des gorilles hatives, qu’est ce que vous qui blâmez les opposants actuels vous proposez de concret, de réaliste et de fiable contre tout cela à part le retour obligé à une vraie négociation qui ne sera possible qu’après une vraie reconciliation nationale érigée sur une base “A LA Nelson MENDELA”.
    Sinon 72-92-2-96-2002-2009 auront surement des relèves. Aza manaraka ny vavako anie !

  7. Alidera A.R. permalien
    28 décembre 2010 4:22

    Ravalomanana aurait donc fait un coup d’Etat le 22 février 2002!!! A ma connaissance, Ratsiraka ne devait plus et ne pouvait plus porter le titre de Président à cette date là. De cela, on n’en parle pas… Le pire dans l’histoire c’est que l’on continue de dire que Ravalomanana n’avait pas eu la majorité absolue lors de ces élections sans que personne en apporte la moindre preuve. Tout est basé sur des “on-dits”. Il suffit qu’un tel de telle Ambassade ou un tel de telle organisation ait dit “que” pour que l’on y croit dur comme fer que c’est la vérité. Telle est la qualité de notre presse… Tout papier fait Presse!

    “Blanc dit, je suis”. Indépendance oblige mais aussi volume de ventes. L’affaire Deawoo est largement dans les mémoires… On la cite sans vergogne!

    Je pense que si l’on pouvait oublier un peu la personne “Ravalomanana”, on verrait sûrement les choses autrement plus constructives et de manières totalement différentes. D’ailleurs, le comportement autocratique de “Ravalomanana” n’est-il pas la seule raison pour laquelle on l’a évincé pour aussitôt lui reprocher tantôt son manque de moralité, tantôt sa rigueur, tantôt son manque de sens de État…?

    Les jours se suivent et se ressemblent pour les malagasy , il n’y a que 3 responsables Ravalomanana, Rajoelina et les politiciens. Le peuple n’est jamais responsable… encore moins un de ses composants portant le nom de “Journalisme”…

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