Police pas lisse
Les bisbilles entre policiers et magistrats me font rire jaune. Elles me font rire, car elles illustrent parfaitement ce sur quoi je tente d’attirer l’attention depuis plus de deux ans : l’incapacité de ce régime hâtif à gérer le pays pour cause d’amateurisme et d’incompétence. Mais je ris jaune, car d’une part un magistrat est mort à cause des policiers ; et d’autre part, parce que le niveau de tension place le pays au bord d’une poudrière, dans la mesure où parmi les protagonistes se trouvent des gens armés et animés d’un corporatisme de très mauvais aloi.
Rappelons ces quelques lignes écrites dans ces colonnes le 21 octobre 2009 dans Le spectre du failed state : « On risque alors de se retrouver dans le cas de ce que les universitaires anglo-saxons appellent un failed state (Etat défaillant), caractérisé par un certain nombre de points : la perte de contrôle territorial, l’érosion de l’autorité légitime dans les décisions collectives, l’incapacité à fournir des services publics raisonnables, tout comme l’incapacité à interagir avec la communauté internationale ».
Que nous montrent les dernières semaines, si ce n’est que le failed state anticipé depuis deux ans est de moins en moins un spectre, et de plus en plus une réalité. Bien entendu, l’actualité immédiate se focalise sur le bras de fer entre juges et flics. L’assassinat d’un magistrat par des policiers qui se sont mutinés est une limite de plus qui est franchie à cause de l’anarchie et de la déliquescence de l’autorité de l’État depuis près de trois ans : refuser de le voir relève d’un aveuglement qui fait plus que friser avec l’inconscience. Aussi, on ne peut qu’être estomaqué en lisant le forumiste hrrys qui déclare que « Les dérives policières et /ou militaires ne sont pas du tout des paramètres par lesquels on peut déduire la défaillance du gouvernement en place ».
Le plus cancre des étudiants de première année en science politique sait que l’État doit avoir le monopole de l’usage de la violence légitime sur son territoire (théorie de Max Weber). En outre, selon le Programme des Nations unies pour le développement, « Un contrôle effectif des civils sur l’armée et les autres forces de sécurité » figure parmi les six critères de la démocratie. Quand les bandits ont de plus en plus de latitude pour faire ce que bon leur semble, la situation de monopole légal de l’État est battue en brèche. Un État qui n’arrive pas à maîtriser ses forces de sécurité est donc un État défaillant. Toute argumentation fallacieuse pour tenter de justifier du contraire ne peut qu’être une tentative de noyer le poisson pourri.
L’État doit pouvoir se faire craindre dans son application de la Loi, et empêcher que le franchissement des barrières puisse se faire en toute impunité. Mais la Loi a aussi pour fonction de protéger le simple citoyen contre l’arbitraire des autorités. Ni l’une, ni l’autre de ces affirmations n’est actuellement vérifiée, et la solution que proposent les Rapetou et leurs griots est la politique de l’autruche : ne pas parler des problèmes pour qu’ils disparaissent. Question : ne plus parler des problèmes ne va-t-il pas plutôt encourager leurs auteurs à persévérer ?
Polisy – Volera
La mutinerie des flicaillons à Toliara n’est pas le seul phénomène inquiétant en ce qui concerne les forces de l’ordre. Les actes de banditisme auxquels sont associés certains de leurs membres, soit directement, soit indirectement à travers la location d’armes, font régulièrement l’objet d’articles dans la presse. Et on ne parle même pas des rumeurs de plus en plus persistantes de réseaux qui protègent les bandits, soit dans les milieux politiques, soit dans les milieux policiers, ou encore dans ceux de la Justice. Cela va du haut en bas de l’échelle. Qui n’a jamais été sollicité par un « mba misy hisotroana kafe kely ve ramose » lors de passage à un barrage de police ? Qui ne connaît pas dans son entourage des gens victimes d’abus de pouvoir de la part des policiers, et qui, à la moindre protestation, se sont vus accuser de chefs d’inculpations fantaisistes tels qu’outrage à agent public dans l’exercice de ses fonctions ? Qui n’a pas une anecdote à raconter dans son entourage au sujet de tracasseries judiciaires et d’arrestations contre toute logique ? Si le policier se nourrit dès le plus bas de l’échelle aux mamelles de l’impunité et de la pratique de l’intimidation, comment peut-on penser qu’il va s’améliorer en gravissant les échelons ? Quand les polisy deviennent volera, c’est l’équilibre même qui remonte aux jeux de notre enfance qui est rompu.
Et devant ces pratiques sans foi ni loi, tout le monde s’abstient de critiquer les policiers ou les magistrats, car une convocation pour un prétexte quelconque est si vite arrivée, et une fois que vous avez le doigt dans l’engrenage, il vous reviendra très cher de pouvoir l’y enlever. Et après, chacun fait semblant de s’étonner que les magistrats et les policiers entrent en conflit. Les magistrats montent l’affaire en épingle car l’un d’eux est mort à cause de policiers. Cela est compréhensible. Mais si ça avait été un simple citoyen qui avait été victime des exactions des forces de l’ordre, cela n’aurait-il pas juste été passé par pertes et profits ?
De ce qui précède, les deux piliers de la République que sont la Justice et les forces de l’ordre ont perdu toute crédibilité depuis mars 2009. Et ce n’est pas à coup de conférence de presse des uns et des autres qu’ils vont redorer un blason sérieusement écorné par une politisation de la justice et des affaires louches à n’en plus finir. Quant au Cow-Boy Riri, toujours très prompt à s’agiter dès qu’il s’agit de réprimer l’opposition, il est curieux qu’il soit aussi incolore, inodore et transparent quand il s’agit de remplir sa première mission qui est de courir après les bandits (1). Il est vrai que c’est moins dangereux de s’attaquer à des opposants et à des journalistes, que de mettre un terme aux exactions de bandits lourdement équipés d’armes de guerre, pourtant censées se trouver bien au chaud dans les casernes. On se demande d’ailleurs comment elles en sont sorties, et pourquoi.
Sans vouloir être désagréable envers qui que ce soit, il y a quand même une réaction au sujet du conflit entre policiers et magistrats qui m’a vraiment fait éclater de rire. L’ancien secrétaire d’État à l’insécurité publique s’est fendu la semaine dernière d’une conférence de presse pour interpeller ses collègues policiers au nom de la Bible. Cet individu, payé depuis des décennies par les contribuables pour assurer l’ordre public et le respect de la loi, s’est déshonoré depuis février 2009 en intégrant un Gouvernement insurrectionnel ; en entrant par effraction pour investir un édifice public lors de la prise des ministères par les révolutionnaires orangés ; et a ensuite marqué de son empreinte d’incompétent notoire l’histoire de Madagascar en matière de sécurité. Il n’a donc aucune crédibilité à jouer le père-la-vertu envers qui que ce soit, et encore moins à instrumentaliser la Bible. Quand on pense que ce barbichou se prétend Mpiandry, on se demanderait presque si finalement les athées ne sont pas plus respectables.
Il paraît que le Grand Hâtif a donné mission au Premier ministre Beriziky pour régler le conflit entre policiers et magistrats. En d’autres termes, « j’ai foutu la m…. dans ce pays, prends la serpillière et essuie ». Bien entendu, certains vont avoir la gâchette facile et dire que ce n’est pas sous la Transition qu’on a découvert que la corruption et l’indiscipline étaient des phénomènes qui minaient la justice et la police. D’autres iront même plus loin : Andry Rajoelina n’a fait qu’hériter d’une situation générée par des décennies de népotisme, de clientélisme politique et de politisation de l’administration, et qu’il n’est pour rien dans la gabegie actuelle. Effectivement, la politisation des forces de sécurité a commencé avec les sinistres Forces républicaines de sécurité (FRS) de la Première République, et s’est amplifié avec l’Amiral sans flotte qui a transformé les militaires en « militants en uniforme ».
Toutefois, on ne peut que s’offusquer des arguments qui tentent de dégager la responsabilité du DJ dans l’amplification des problèmes depuis le premier trimestre 2009. Avoir implanté les germes de la division en suscitant la mutinerie du CAPSAT et au sein de la Police (cf. le cas d’Organès Rakotomihantarizaka) pour arriver au pouvoir ne pouvait rester sans conséquences. Et il ne faut pas oublier un point, comme l’a rappelé un forumiste : Andry Rajoelina a fait le fanfaron dès la fin du mois de janvier 2009 en déclarant que c’était désormais lui qui commandait à l’armée et à la police. Comment certains peuvent-ils encore dire que Rajoelina n’a aucune responsabilité sur la faillite de l’État, sans oublier la fozification des mentalités ? Qu’il ait le courage d’assumer ce qu’il a dit ! Je ris également en constatant que ce sont deux ministres qui figuraient parmi les copains imposés par Rajoelina qui se font remarquer. Dans un pays normal, le Ministre de la Police nationale aurait démissionné de son propre chef, au lieu d’appeler ses potes à la rescousse.
L’ancienne actrice de films pornographiques Clara Morgane était interviewée la semaine dernière sur LCI, et le journaliste lui a demandé si elle avait l’ambition d’utiliser sa notoriété pour faire de la politique et se présenter aux présidentielles. La sagesse de sa réponse donne à réfléchir : « Je n’ai pas d’ambition présidentielle. Il faut laisser cela aux gens qui ont fait beaucoup d’études. Moi avec mon humble BTS d’action commerciale, je ne prétends à rien ». Au moins en voilà une qui sait ce qu’elle vaut, contrairement à certains mégalomanes qui n’ont même pas le baccalauréat, mais que la vacuité de leur cursus académique, de leur expérience professionnelle ou tout simplement du nombre d’années vécues n’empêche pas de jouer les apprentis-sorciers avec 20 millions de vies. « Je ne serai pas plus nul que Ravalomanana » avait péroré Rajoelina en mars 2009 devant les caméras de France 24. Mais au moins je suis sûr d’une chose : ce n’est pas avec Ravalomanana que les policiers auraient pu se livrer à ces pitreries à Toliara.
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(1) D’ailleurs, je serai intéressé de savoir si les super-enquêteurs ont trouvé autre chose que des lampistes dans l’affaire du vol de la Couronne. Ils sont si prompts à trouver les commanditaires des pseudo-bombes et pseudo-attentats quelques heures après les événements, si ce n’est même avant.

La politique est une question de culture, de bon sens et d’idéalisme, ce qui fait fait que 98,99% des “politiciens malagasy” ne le sont pas en fait, je dirai que ce sont des “fonctionnaires parasites” car ils sucent et se nourrissent des biens de l’Etat et des impôts chèrement donnés par les contribuables.
Parlant d’idéalisme, à l’étranger dans pareil situation, le premier ministre, le ministre de la justice et celui de la police aurai démissionner sans autre forme de procès, vu le déshonneur; fa ra-malagasy manan-pahaizana sy nahazo seza, dia mifikitra na hosorana diky aza ny anarany sy ny toerany. Mba mahalala menatra re olona fa tena efa maha afa-baraka loatra izao zavatra miseho izao, hita tokoa fa tany tsy misy fanjakana ito na angamba misy ihany fa an’i Baroa ilay izy ka izay manana basy sy vola no tena tompony.
Misaotra an’i Ndimby miteny sy manoratra zavatra toy itony.
« Je ne serai pas plus nul que Ravalomanana » avait péroré Rajoelina. Mais au moins je suis sûr d’une chose : ce n’est pas avec Ravalomanana que les policiers auraient pu se livrer à ces pitreries à Toliara.
Ditto…
Da Spliff
Puisque Rajoelina a dit sur la place du 13 mai que les policiers sont sous ses ordres, cela voudrait dire que c’ est lui qui a ordonné aux policiers de tuer ce juge.
Message O combien marqué par le sceau du bon sens, dans son acception la plus noble.
D’accord sur l’ensemble et sur le rôle de TGV et du processus de son accession au pouvoir dans la situation de déshérence des pouvoirs publics actuellement observée.
J’ajouterai tout de meme que la pierre qu’a posé TGV s’ajoute aux fondations et aux murs porteurs élevés par ses prédécesseurs dans une mesure qui m’apparaît bien plus conséquente que ce qui est dit. Ratsiraka et Ravalomanana sont aussi pour beaucoup dans la déconstruction de l Etat et si il n y a pas eu de magistrat tué par les poiliciers sous Ra8, je me souviens que le protectorat imposé par Pety a Fianarantsoa et a la Haute Matsiatra n etait pas la marque de l Honneur pour le pouvoir Tik-esque.
Ra8 s est sorti de ce mauvais pas par le Haut mais sa tolérance et sa faiblesse ont offert une rampe de lancement a Pety et ses sbires mais ont aussi été le marqueur d’une démission de l Etat face aux potentats et petits seigneurs qui voulaient disposer de leur serfs et de leur territoire en toute sérénité, loin de l oeil, pourtant pas assez sévère, de l Etat.
Lorsque la mère Christine argue que l’ amnistie nécessite le vote du parlement – CST/CT – voilà une aberration de cette feuille de route que la Troïka a fait avaler aux Malgaches – du moins ceux à qui elle a fait signer par tous les moyens la feuille de route pour la sortie de crise.
En effet, quelle est la valeur juridique de ce prétendu parlement dont les quelque 600 membres sont désignés – de plus la grande majorité sont des vrais – faux pro Rajoelina ?
Pourquoi la Troika accepte – t – elle que Madagascar – dont l’ économie est plus que moribonde – soit régi par une institution aussi budgétivore?
Comment la Troïka peut – t – elle cautionner les autorités de cette Transition à payer des individus désignés qui plus est sans ” sans qualité ” – pour faire office de sénateurs ou de députés sans être élus ? Comment peut – t – elle accepter que de tels peuvent être rémunérés deux à trois fois plus qu’un professeur d’ université ? Alors que les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics touchent à peine le dixième du salaire d’ un de ces députés désignés, non élus et sans qualité ?
Attention , la Troïka a sa part de responsabilité dans l’ échec de l’ application de cette feuille de route ar un peu trop alléchante pour des politiciens sans foi ni loi
Mais où c’est qu’il est le coupeur de ruban quand l’affaire est officiellement très grave?
Il refile la patate chaude à son premier ministre!!!!(tout aussi incapable de prendre une décision ferme et définitive mais digne d’une République.) On s’en serait pas douté….Il en a été ainsi depuis 3 ans.
Et le super enquêteur qui dépêche une armada pour un avion qui ne transportait personne , pourquoi n’intervient-il pas pour calmer ses compères des forces de l’ordre? Parce que là ça ne rigole plus il risque sa peau pour de vrai le bougre!
Nous avons donc devant nous le VRAI pouvoir hat, des couards qui gueulent très fort après les sans défenses mais qui se ratatinent devant leurs propres armes, les fusils d’ici que ça se retourne contre eux!.
Ah ça rame dur quand il faut faire activer les neurones hein.
Je reprends une expression lue ailleurs et que tu as développé depuis bien longtemps ici Ndimby, c’est que le failed state est bel et bien là. Nous tutoyons l’irréversible. La mort OFFICIELLE d’un État de droit.
J’ai tout contre les magistrats de ce pays, cela fait bien 3 ans que je les observe comme bon nombre d’entre nous. Ce n’est pas reluisant sauf que là ils ont une illustration de ce qui se passe dans un Etat; où on joue avec le feu au niveau de la Justice. Doivent-ils s’en étonner? Bien sur que non…C’est un inévitable retour de bâton et s’ils lisaient les Malagasy aimant leur pays ils auraient dû se réveiller depuis fort longtemps.
Ceci dit, on peut encore s’attendre à ce que la situation s’accommode de quelques discussions autour de quelques verres de whisky, dia miravina e! Les problèmes seront reportés pour plus tard une fois de plus mais on ne s’économisera pas d’une dégradation généralisée si rien n’est fait, cela dépend de ce que l’on peut encore endurer peuple du mahari-pery!
Salute,
Peut etre une petite remarque en ce qui concerne le dernier paragraphe de votre article qui fait reference au cursus academique.
Il me semble que pour tout pretendant a un role de leader, la maturité et l’intelligence combinées a la possession de valeurs humaines sont plus importantes qu’un cursus academique brillant. Etant entendu que posseder le “package” en entier ne peut qu’etre benefique. La non possession de diplomes n’equivaut pas automatiquement a une carence en instruction / education ou capacite a diriger. Beaucoup de personnes dotées d’un sens de l’observation tres developpé et animées par des ideaux nobles n’ont pas eu la chance d’etudier academiquement de maniere poussée, ce qui ne les a neanmoins pas empeché de s’instruire en autodidactes et d’explorer ce faisant des manieres d’apprendre inconnues de ceux qui ont suivi les cursus traditionnels.
Ces derniers se voient en effet servir et inculquer des cadres d’apprentissage ainsi que des normes balisés par des referentiels propres au domaine etudié en vue de l’acquisition de compétences relevant dudit domaine. C’est la voie idéale s’ils souhaitent devenir des experts dans leur domaine. Par contre, les autodidactes qui auront fait preuve d’une soif de savoir et de comprehension de leur environement [au sens large du terme] auront acquis leurs connaissances et experiences dans des referentiels limités uniquement par leur curiosité, c’est a dire hors des normes, ce qui est un terrain favorable au developpement de la creativité et de l’esprit de synthese. Ce sont la des qualités a forte valeur ajoutée dans un leadership. Bien evidement rien n’empeche les super diplomés de posseder ces qualités. Mais je veux simplement dire qu’elles peuvent tres bien etre acquises independement des diplomes.
C’est a partir de ce petit constat que je souhatais nuancer l’importance que vous semblez accorder aux diplomes. Sans perdre vue non plus que certains experts, sortis de leur domaine n’entravent rien a rien… Comme quoi la valeur d’une personne et son utilité ne se mesurent pas necessairement a ses diplomes.
Mais bon, il est evident que les domaines techniques regis par des processus complexes necessitant des etudes particulieres poussées ne peuvent pas se passer de diplomés de haut niveau.
Mais à propos de ce bras de fer provoqué, je tiens bien provoqué, entre le ministère de l’intérieur et celui de la justice je me demande toujours pourquoi et jusqu’à ce jour aucun journaliste de l’écrit et de l’audiovisuel n’ose poser les questions suivantes à ceux qui actuellement et depuis mars 2009 se désignant (hautes) autorités du pays, à savoir:
1- est ce que ce sont les Magistrats de Toliara dans toutes les diverses fonctions qu’ils exercent qui ont ont changé de façon de travailler en ayant pris l’initiative de chercher si des policiers ont loué ou même vendu leurs armes à des truands ?
2- s’ils ont en trouver un (policier loueur d’arme) à Toliara par exemple, est ce qu’ils (les Magistrats) ont eu l’audace de l’attraper, de le menotter ou de le ligoter et puis de l’emmener devant la barre pour le juger ?
3- et s’ils l’ont jugé coupable des délits qu’ils l’ont inculpés, est ce que ce sont eux même qui ont pris la peine de l’accompagner et de le livrer aux responsables pénitenciers de Toliara ?
4- Mais si ce n’était point le cas alors pourquoi ces 130 policiers mécontents (renforcés paraît-il après par quelques gendarmes OPJ ou officier de police judiciaire)ne sont-ils pas allés trouver leur propre collègue qui a capturé et livré à la justice le loueur-vendeur de fusil, de rouer de coups le captureur jusqu’à mort s’en suive à la place du Magistrat originaire de Ranohira qui a succombé à ses blessures ?
Et de tout cela ce que je voudrai faire savoir maintenant c’est que tout ceci n’est que diversion comme toutes celles précédentes: affaires FIGN; bombinettes par-ci par-là; BANI; NOTAM; et beaucoup d’autres car lorsque les foza sont en grande difficulté il y a toujours du théâtre à la mazava ila ou malok’ila (bouteille demi vide ou demi pleine !). Et aussi et à juste titre c’est à cause de toutes ces détournements d’attention qu’aucun journaliste surtout ceux qui se désignent d’analyse et d’investigation, qu’aucun CT/CST actuels ne se soucient de la provenance et de l’utilisation de tous ces argents pour les terrains de foot synthétiques; vary mora; tsena mora; Antsojombe; aopitaly manara-penitra; trano mora; écoute du présidentdelatransition; …; Est ce que tout cela ne mérite point plus de transparence que l’achat du Boeing FORCE ONE-II ?
Est ce que la RÉALISATION DE LA VENTE de Soalala aux Chinois de Wisco ne doit pas avoir plus de détails et d’éclaircissements que le PROJET DE BAIL EMPHYTÉOTIQUE de terrain de plantation dans notre région du Sud-Est aux Sud Coréens de Daewoo ?
En continuant dans ce sens donc 2011 va céder à 2012 en douceur sans que tout simple citoyen et citoyenne ne s’aperçoive de rien tel le référendum de septembre 2010 embroullié par le cinéma de la BANI dont tout le monde ne commence à se poser la question que lorsque tout récement le 11 décembre 2011 où les foza fêtaient la première anniversaire de leur 4° république !!!
Dia ahoana koa ny manaraka ?, comme se demande la chanson des Hazo Midoroboka écrite par RALAINDIMBY Tsilavina.
ET TOUT LE MONDE DOIT FAIRE TRÈS ATTENTION EN CE MOMENT OU LES MAGISTRATS SONT EN GRÈVE ET QUE LES POLICIERS ET LES GENDARMES NE PEUVENT METTRE QUELQU’UN EN GARDE A VUE OU AU VIOLON PUS DE 48 HEURES CE QUI ENTRAINE UNE INSÉCURITÉ SANS PRÉCÉDENTE ET DES LYNCHAGES PUBLIQUES SANS RAISON.